Coupe d'Afrique des nations - "On a arrêté de jouer" : Tenus en échec par le Mali (1-1), les Lions de l'Atlas ne sont pas encore dans le ton
Mis à jour 27/12/2025 à 08:23 GMT+1
La pression est immense sur le Maroc et les hommes de Walid Regragui. Après le succès inaugural face aux Comores, les Lions de l'Atlas ont échoué samedi lors de leur premier test dans cette Coupe d'Afrique des nations, tenus en échec par le Mali (1-1). Une prestation offensive inégale et une seconde période qui inquiète : autant de signes que ce Maroc n'est pas encore entré dans "sa" compétition.
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Video credit: Eurosport
Les débuts, réussis sans être sensationnels, appelaient une confirmation lors du premier test face au Mali. Un écueil semble-t-il trop grand pour un Maroc qui interroge toujours autant. Face aux Aigles, les hommes de Walid Regragui ont dominé territorialement, comme face aux Comores. Mais la fluidité a péché sur la durée et une fin de match complètement débridée aurait même pu profiter au Mali, de plus en plus décomplexé (1-1). Un avertissement pour une nation pas à l'abri du scénario catastrophe – bien que hautement improbable – d'une élimination dès le premier tour. La pression, elle, monte d'un gros cran.
On ne peut pas dire que le Maroc fait les choses à moitié. Dans un stade Prince Moulay Abdellah plein à craquer et nanti d'un invité de marque – Kylian Mbappé, de passage à Rabat lors de ses vacances, maillot d'Achraf Hakimi sur le dos –, les Lions de l'Atlas ont mis du cœur à l'ouvrage avec un onze ambitieux et polyvalent. Des ingrédients qui devaient faire dire à Regragui que la balance allait finir par pencher de son côté, une nouvelle fois. Pourtant, le problème reste le même que face aux Comores. La construction, prometteuse et séduisante sur certaines séquences, peine à prendre de vitesse le bloc adverse.
Les Lions ronronnent
Cette paralysie n'aide pas les derniers maillons de la chaîne. Héros du premier match avec son retourné sensationnel, Ayoub El Kaabi n'a pas épousé la même réussite, cerné entre les tours de contrôle de l'arrière-garde des Aigles. Ismaël Saibari a bien eu deux occasions nettes de forcer le verrou adverse, sans succès. Le déclic est venu, une nouvelle fois, des pieds de Brahim Diaz. À l'origine du penalty obtenu lors du match d'ouverture et buteur lors de ce dernier, l'attaquant du Real a obtenu puis transformé un penalty pour une main dans la surface (45e+5).
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Brahim Díaz en el Marruecos-Mali
Crédit: Getty Images
Sans surclasser son adversaire ni impressionner, le pays hôte semblait parti vers un autre succès tiède, en attendant la fièvre lors des matches couperets. Finalement, la montée en température s'est invitée plus tôt que prévu. D'abord sur une altercation entre Gaoussou Diarra et Brahim Diaz peu avant l'heure de jeu. Puis, quelques minutes plus tard, sur un tacle non maîtrisé de Jawad El Yamiq, titulaire depuis la blessure de Romain Saïss. Penalty, avant l'égalisation signée Lassine Sinayoko. La tension, mêlée au doute, a enserré l'atmosphère de Rabat, avant-goût des sommets de stress que le Maroc compte tutoyer lors de "sa" compétition.
Un match, c'est 90 minutes et pas juste une mi-temps
À croire Azzedine Ounahi, les Lions ne sont pas encore prêts, du moins sur toute la durée d'une rencontre. "Je pense qu'on était très bien lors de la première mi-temps, on a mis de la densité, on a eu des occasions pour marquer. Après en deuxième mi-temps, on n'est pas rentré dans le match, admet sans fard le milieu au micro de BeIn Sports. On a arrêté de jouer, on a subi le jeu des Maliens. C'est un match qui va nous servir pour la suite de la compétition. On doit savoir que le match, c'est 90 minutes et pas juste une première mi-temps."
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Marruecos-Mali, Copa África 2025
Crédit: Getty Images
Suffisance ou pression trop forte, le Maroc devra dompter ses maux avant le troisième match face à la Zambie, qui compte vendre chèrement sa peau. À Regragui de situer d'où vient le mal. Des changements d'hommes pourraient insuffler un nouvel allant. Ou alors, la leçon reçue par des Aigles disciplinés et audacieux permettra aux Lions de se remettre la crinière en place. Il vaudrait mieux car d'autres défenses, au moins aussi denses que celle du Mali, les attendront de pied ferme.
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