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L'Inter se console

L'Inter se console
Par AFP

Le 29/05/2011 à 18:32Mis à jour Le 29/05/2011 à 23:10

Après avoir perdu ses titres en Serie A et en Ligue des Champions, l'Inter a conservé la Coupe d'Italie en battant Palerme (3-1) en finale, dimanche à Rome. Auteur d'un doublé, Samuel Eto'o offre ainsi à Leonardo sa première victoire d'entraîneur.

L'Inter Milan a remporté la Coupe d'Italie en battant Palerme (3-1) grâce à un doublé de Samuel Eto'o, sauvant le dernier morceau - mais le moins important - de son triplé de 2010, et offert à Leonardo sa première victoire d'entraîneur. Palerme disputera l'Europa League en tant que finaliste -l'Inter étant qualifiée pour la Ligue des champions- mais n'a toujours rien d'écrit sur son palmarès, après cette troisième finale de Coupe d'Italie perdue (1975 et 1979).

Malgré 40.000 supporteurs qui ont coloré le stade de rose, Palerme s'est incliné logiquement, contre plus fort que lui. L'Inter a puni les Siciliens sur deux contres au bistouri, l'inévitable Eto'o étant chaque fois parfaitement lancé par Wesley Sneijder (26, 76). Le Camerounais a réussi là ses 4O et 41e buts toutes compétitions confondues cette saison, en comptant ceux avec le Cameroun. La réduction du score en toute fin de match par Ezequiel Munoz (88), sur corner, n'a rien changé, Diego Milito (90+3), bouclant le match dans le temps additionnel. Palerme avait été le premier dangereux, se créant sa meilleure occasion par son bijou argentin, Javier Pastore, mais le meneur de jeu contrôlait mal le ballon après un une-deux avec Josip Ilicic, et Julio Cesar le cueillait facilement (18).

Le premier trophée de Leonardo

Palerme a poussé en seconde période mais a marqué trop tard, par Munoz, exclu deux minutes plus tard pour un second carton jaune. Et si Palerme n'a toujours rien gagné depuis sa naissance, en 1898, Leonardo n'a finalement attendu qu'une saison et demie, lui qui commençait à avoir la réputation de rater les gros matches, les derbies, sur quelque banc qu'il soit (à l'AC Milan l'an dernier), et les matches de Ligue des champions (sauf au Bayern Munich).

Cette première victoire comme entraîneur (il a tout de même remporté la Coupe du monde comme joueur, en 1994), si elle n'est pas très prestigieuse, va au moins faire baisser la pression sur le Brésilien, assuré de rester sur le banc intériste la saison prochaine. A Palerme, Delio Rossi, en revanche, n'est pas sûr de garder son poste, et ce même s'il avait gagné. Maurizio Zamparini, son président, dit le +mange-entraîneur+, pourrait en dévorer un 37e dans sa carrière et remplacer l'homme qui a pourtant qualifié deux fois d'affilée Palerme pour l'Europa League.

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