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"La pression sur le PSG"
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Publié 15/03/2003 à 18:15 GMT+1
Capitaine de Martigues, Frédéric Tatarian croit aux chances de son équipe qui reçoit le PSG, ce samedi (20h) en 1/4 de finale de coupe de France. Ancien Marseillais et Niçois, le milieu martégal s'attend à "un match chaud" face à des Parisiens qui n'ont pas le droit à l'erreur. Interview !
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Capitaine de Martigues, Frédéric Tatarian croit aux chances de son équipe qui reçoit le PSG, ce samedi (20h) en 1/4 de finale de coupe de France. Ancien Marseillais et Niçois, le milieu martégal s'attend à "un match chaud" face à des Parisiens qui n'ont pas le droit à l'erreur. Interview !
Frédéric Tatarian présente Martigues-PSG
EN DIRECT : Martigues-PSG
FREDERIC TATARIAN, Martigues accueillera le PSG en quart de finale de Coupe de France. Voilà une affiche alléchante, non ?
F.T. : Ça c'est sûr. Beaucoup en rêvait d'ailleurs. Même si ça fait plaisir à de nombreuses personnes, moi j'aurais préféré un autre tirage pour avoir plus de chances de continuer l'aventure. J'espère qu'on va quand même y arriver, bien que ça s'annonce très difficile. Pour l'heure seule une chose est sûre : ça va être un match chaud.
Personnellement, vous allez retrouver face à vous Jérôme Alonzo, avec qui vous avez joué à Nice et Marseille !
F.T. : Ah là, on va se chambrer. Je pense qu'on s'appeler avant. Je vais essayer de l'allumer un peu. Plus sérieusement, ça fait toujours plaisir de retrouver un joueur avec qui on a joué, surtout quand c'est un copain.
Le PSG a éliminé l'OM dans cette coupe. Ce match est l'occasion de "venger" le voisin phocéen, non ?
F.T. : Venger peut-être pas, mais disons qu'on a conscience d'être le dernier club du sud encore engagé. Ensuite s'il existe une rivalité entre le PSG et l'OM, nous on est juste le petit club d'à côté. C'est même dans notre intérêt d'oublier qu'on aura le PSG face à nous.
Pour le lieu, préférez-vous jouer au stade Francis-Turcan ou au stade Vélodrome ?
F.T. : Moi, je préférerai jouer à Turcan, comme la majorité des joueurs d'ailleurs. Déjà car le terrain est plus petit. Ensuite parce qu'il est sûr d'être rempli, ce qui ne serait pas forcément le cas du Vélodrome, même si tout Marseille attendait ce Martigues-PSG. Après, ça peut toujours changer pour des raisons de sécurité.
Quel est le pourcentage de chance de voir Martigues de se qualifier ?
F.T. : On ne nous voyait pas gagnant contre Sedan (éliminé en 32e), ni face à Amiens (16e) ou Metz (8e). A l'arrivée on est passé en faisant plutôt de bons matches. Eux, ils n'ont plus vraiment d'autres choix que cette coupe pour gagner un titre et sauver leur saison. En nous tirant, je pense qu'ils sont plutôt confiants. Maintenant je n'ai pas oublié l'élimination du PSG en 1997 contre Clermont-Ferrand, une équipe qui jouait elle aussi en National. Alors pourquoi pas Martigues cette année.
Comme vous le dites, les Parisiens ont fait de la coupe de France une priorité. Cette pression peut-elle vous avantager ?
F.T. : Oui je pense. Car la pression, c'est sûr qu'elle ne sera que sur leurs épaules. Après, on va tout de même avoir affaire avec des joueurs expérimentés, dont pas mal sont internationaux. La pression, ils connaissent. Mais je le répète, ce match s'annonce aussi intéressant que chaud.
Pour la 1ère fois de son histoire, Martigues a l'occasion d'atteindre les 1/2 finales de la Coupe (NDLR: En 1981, Martigues s'était incliné face à Bastia en 1/4). Un sacré challenge !
F.T. : C'est sûr ! Comme je le dis, on est à deux matches du Stade de France ! On est à deux matches de Paris… et Paris vient chez nous. Pour nous, c'est une super aventure qu'on est en train de vivre. Ça serait bien de continuer. Je pense qu'on a vraiment rien à perdre. Comme on n'avait rien à perdre à Sedan, Amiens ou Metz. On ne nous voyait pas gagner et, à chaque fois, on est passé. Face au PSG, j'y crois à 150 %.
En tant que capitaine, vous êtes vous déjà imaginé en train de soulever la coupe au stade de France ?
F.T. : Ben, oui. Je l'imagine parce que je l'ai déjà soulevé mais au Parc des Princes avec Nice lorsqu'on a gagné en 1997. C'était la dernière finale au Parc. Donc, je sais ce que c'est de gagner la Coupe. Là, on n'est plus qu'à deux matches. C'est sûr que j'aimerai bien y retourner. Ce sont des moments magiques pour des joueurs. J'essaie de transmettre ça à mes jeunes coéquipiers.
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