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"On est polygames"
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Publié 26/04/2003 à 16:00 GMT+2
Auxerre reçoit Rennes, samedi, en demi-finale de la Coupe de France. Guy Roux évoque son histoire d'amour avec cette compétition mais précise qu'il affectionne également la Coupe d'Europe et le championnat où il espère également pouvoir décrocher un bille
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GUY ROUX, est-ce que la Coupe de France est devenue le principal objectif d'Auxerre ?
G.R. : Oh ben, non. Nous en avons encore deux. On est encore en course. Il y a encore quatre matches de championnat, on est classé 6e donc on va essayer de faire la meilleure place possible et, éventuellement, grappiller une place en UEFA à la faveur d'une performance d'un bien classé en Coupe de France, si on n'y est plus, c'est-à-dire Bordeaux ou le PSG, ou en Coupe de la Ligue. Mais, évidemment, la demi-finale de Coupe de France est quelque chose de très important.
Ça peut être le chemin le plus court vers l'Europe ?
G.R. : (Il rit) En temps, oui puisqu'il ne reste que deux matches contre quatre en championnat. Autrement, non. Ça n'est pas simple.
C'est vrai qu'il faudra d'abord passer l'obstacle rennais...
G.R. : Oui. On a eu des matches de championnat très serrés. Depuis un certain nombre d'années d'ailleurs. Cette année, il y a eu un nul à Rennes 0-0 et une victoire à Auxerre 1-0. Vous avez tout à fait raison de dire que ça se présente de manière très serrée.
C'est votre premier match contre une équipe de Ligue 1 en Coupe de France. Est-ce que ce sera pour autant le plus difficile ?
G.R. : Apparemment, oui. C'est toujours le prochain qui est le plus dur parce que les précédents sont passés. Mais on a eu un match de championnat de France de plus que les autres puisqu'on a joué trois fois contre Sedan. Donc on n'est pas à un près. Rennes n'a pas été très brillant en championnat mais ça va mieux depuis l'année 2003. Ils ont surtout fait un début catastrophique. C'est ça qui les a plombé pour l'année. Mais ces derniers temps, c'est pas mal du tout. Ils ont gagné au Havre. Ils ont fait un match nul contre Nice chez eux. Ils avaient perdu 4-3 contre Bordeaux ce qui était aussi une belle performance. Ça se tient mais on a un peu plus de blessés qu'eux et on a joué 53 matches donc peut-être que ça va peser davantage que leur calendrier qui a été plus léger.
Par contre, vous devez être content de jouer enfin à domicile...
G.R. : Ben, oui. Surtout qu'on s'est payé une merveilleuse pelouse neuve en février qui s'est bien développée pendant le printemps. On va être fier de recevoir les Rennais sur une pelouse pareille et de montrer à Eurosport qu'on est toujours des bons jardiniers.
Entre la Coupe de France et Auxerre, c'est une histoire d'amour que vous aimeriez bien renouer ?
G.R. : Vous savez, on est polygames. Moi, j'ai bien aimé tous les championnats auxquels j'ai participé de la Division d'Honneur à la Première Division en passant par Troisième et la Deuxième. On a bien aimé les trois Coupes d'Europe qu'on a joué puisqu'on a quand même disputé les trois Coupes d'Europe qui existaient. Et on aime bien sûr la Coupe de France où on a été trois fois en finale et on en a gagné deux. On peut dire "jamais deux sans trois" mais, en France, il y a toujours un proverbe qui contredit l'autre. Ne nous fions pas aux proverbes.
Personnellement, vous avez un souvenir particulier en Coupe de France ?
G.R. : Il faudrait que je sois amnésique pour ne pas me rappeler de la Coupe de France. Je peux vous donner un souvenir de demi-finale. On recevait Strasbourg qui devait être champion de France en 1979. On a fait 0-0 à Auxerre donc personne ne donner cher du match retour. Et puis, on était mené 2-1 à quelques minutes de la fin donc les Strasbourgeois étaient déjà en route vers le Parc des Princes. Mais on a égalisé 2-2 et s'est qualifié. C'est pour vous dire que l'équipe qui reçoit n'est pas toujours le favori et le gagnant (Il rit) !
La jeune génération d'Auxerre doit également avoir envie de remporter son premier titre ?
G.R. : Bien sûr. Ils sont avides de remporter ce premier titre et ils vont tout essayer pour le faire. Ils ont découvert le Stade de France depuis longtemps puisque toute cette génération a gagné deux Coupes Gambardella. C'est plutôt la génération précédente qui ne le connaît pas encore.
Cissé, Mexès et Kapo appelés en équipe de France, c'est une belle récompense pour Auxerre ?
G.R. : C'est d'abord une belle récompense pour eux. C'est une reconnaissance de la part du sélectionneur de la formation auxerroise dont tout notre club doit être fier, à commencer par ses éducateurs. La semaine prochaine, ils prépareront d'une manière particulière le match contre Bordeaux. Ça peut être une bonne préparation mais on ne sait pas. Il peut y avoir des turbulences dans une sélection.
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