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Bakar en piste
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Publié 08/01/2008 à 04:36 GMT+1
Auteur d'un triplé dimanche à Brest (1-3, ap), le jeune Djamel Bakar a marqué les esprits. Entré à l'heure de jeu, le milieu de terrain a sorti l'AS Monaco d'un bien mauvais pas. Agé de 18 ans, Bakar semble promis au plus bel avenir. D'autant qu'il a la t
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La Coupe de France réserve toujours son lot de surprises. Les petits qui sortent les gros, les clubs à la dérive qui renaissent de leurs cendres comme par magie. Autant de coups de théâtre à laquelle la compétition préférée des Français nous a habitués depuis de nombreuses décennies. Ce qui est plus rare, c'est la soudaine explosion d'un joueur. C'est pourtant ce qui est arrivé dimanche à Brest. Sur la pelouse du stade Francis-Le Blé, un dénommé Djamel Bakar a éclaboussé la fin d'une rencontre très compromise pour l'AS Monaco.
Entré à l'heure de jeu en lieu et place de Serge Gakpé, le milieu de terrain de 18 ans, trois matches de Ligue 1 et trente-deux minutes au compteur, a tiré son équipe d'un bien mauvais pas. Menés 1-0 depuis la vingtième minute, les Monégasques ont attendu que leur joker de poche (1,71m, 65 kg) sorte le grand jeu. Bakar a commencé par égaliser du pied droit, offrant ainsi la prolongation aux Azuréens. Durant la demi-heure de rab, le petit jeune a remis ça. D'un pointu du gauche tout d'abord puis sur un service de Menez. 3-1, triplé de Bakar. Circulez, il n'y a plus rien à voir.
"Ce n'est pas la fin"
Du banc de touche, Ricardo a évidemment goûté à la prestation de son jeune protégé : "C'est un très bon joueur formé au club, cela démontre que la formation monégasque fonctionne bien. Contre Brest, il a réussi son match. On ne marque par trois buts comme ça... Depuis six mois, il travaille très bien à l'entraînement. Il a eu sa chance et aura plus de temps de jeu." Sous le feu des projecteurs aussi rapidement, ne risque-t-il pas de se brûler les ailes ? "C'est un jeune qui n'est pas dérangé par le fait que l'on parle de lui, assure Ricardo. Il est mature et a la tête sur les épaules."
Comorien d'origine, Djamel Bakar est né à Marseille et a effectué l'essentiel de sa formation sur les bords de la Canebière, "dans les petits clubs". Heureux de son coup d'éclat, le premier de sa carrière, l'international français des moins de 19 ans ne compte évidemment pas s'arrêter là. "Quand je suis entré, j'ai essayé de faire le mieux possible mais ce triplé, ce n'est pas la fin. Je dois continuer à travailler. Je suis très heureux d'avoir pu marquer trois buts. C'est la première fois que ça m'arrive. Dans le vestiaire, mes coéquipiers m'ont bien chambré, reconnait-il volontiers dans les colonnes de L'Equipe. Je suis d'autant plus heureux que je suis le plus jeune du groupe." Le plus jeune sur la carte d'identité. Peut-être pas dans la tête. S'il n'a que dix-huit ans, le discours est déjà posé et réfléchi. "Mes parents m'ont toujours dit de ne jamais oublier d'où je venais et ils ont su m'inculquer des valeurs d'humilité et de travail." La recette est bonne. La mayonnaise n'a plus qu'à prendre.
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