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PSG, verni mais implacable

PSG, verni mais implacable
Par Eurosport

Le 08/01/2012 à 08:57Mis à jour Le 08/01/2012 à 10:20

Le PSG, en déplacement ce soir à Locminé (CFA2), a souvent l'étiquette du club le plus gâté au tirage en Coupe de France. Les chiffres montrent que Paris joue en effet plus souvent contre des équipes de division inférieure. Mais aussi sa faculté plus importante à ne pas tomber devant les "petits".

La Coupe de France est par essence une épreuve qui n'a pas de favori. L'histoire de cette compétition a montré que l'avantage supposé des équipes de l'élite sur le papier ne résistait pas forcément au fait qu'en football, tout est possible sur un match. Pourtant, à l'aube de l'édition 2011/2012, il est difficile de ne pas faire du PSG le favori de la Coupe de France. Avec trois victoires et trois finales depuis le début du millénaire, soit onze éditions, le club de la capitale se détache clairement de la concurrence. Le paradoxe est d'autant plus remarquable que Paris n'a jamais affiché cette supériorité en championnat durant cette période, au cours de laquelle il n'a pas remporté le moindre titre de champion. Pour expliquer le fait que le PSG affiche une telle réussite en Coupe, nombreux sont ceux qui avancent l'argument de la chance. Et la faculté des Parisiens à hériter de "petites équipes" au tirage.

Les chiffres ne démentent pas ce phénomène. Par sa propension à aller loin en Coupe de France, le PSG a disputé plus de matches que n'importe quelle autre équipe dans cette épreuve depuis 2000 : 52, soit 4,7 matches par édition en moyenne. Au passage, sachant qu'un vainqueur de l'épreuve dispute six matches pour arriver au sacre, ce ratio est assez impressionnant. Sur ces 52 rencontres, 21 ont été face à des équipes de l'élite. Autrement dit, Paris a affronté une formation de L1 dans 40% des cas. A titre de comparaison, Lyon et Marseille, les équipes les plus performantes en Ligue 1 depuis 2000, n'ont pas eu autant de "réussite" au tirage. L'OL a affronté 15 équipes de l'élite en 33 matches, soit dans 45% des cas. L'OM, lui, pourrait faire figure de "malheureux" du tirage au sort. Les Marseillais ont joué 30 matches de Coupe de France depuis 2000/2001, dont 17 contre des formations de L1. Statistiquement, ils ont joué une équipe de division équivalente dans 57% des cas sur cette période.

Marseille échoue dans 30% des cas face aux petits, Paris dans 3% des cas

De là à déduire que cette "malchance" au tirage est à l'origine de l'absence de victoire en Coupe de France du club phocéen dans les années 2000, il y a un pas que l'on ne franchira pas. Car Marseille et Lyon ont été éliminés respectivement à quatre et à trois reprises par des équipes de division inférieure sur les onze dernières éditions. L'OM a subi la loi de Châteauroux (L2) en 16e de finale en 2000/2001, d'Angers (L2) en 32e de finale de l'édition 2004/2005, de Carquefou (CFA 2) en 8e de finale en 2006/2007 et d'Evian (D2) en 32e de finale l'an passé. Pour sa part, Lyon est tombé devant Châteauroux (L2) en 16e de finale en 2001/2002, Libourne (CFA) en 32e de finale en 2002/2003 et Clermont (L2) en 8e de finale en 2004/2005. Dans le cas de l'OM, le pourcentage d'échecs contre des "petits" est très important : 30% (4 défaites en 13 matches). En moyenne, les Olympiens perdent plus d'une fois sur quatre quand ils affrontent des équipes de division inférieure. Ce pourcentage est un peu moins important pour l'OL, mais il reste élevé : 17% (3 défaites en 18 matches).

Si des clubs comme Marseille ou Lyon réussissent moins bien que Paris en Coupe de France, ce n'est pas parce qu'ils héritent plus souvent d'une équipe de Ligue 1 au tirage au sort. C'est surtout parce qu'ils connaissent beaucoup plus d'accidents contre les formations qui ne font pas partie de l'élite. En 31 matches contre des équipes de division inférieure depuis 2000/2001, les Parisiens n'en ont perdu qu'un : face à Rodez (National) en 8e de finale de l'édition 2008/2009. C'est l'exception qui confirme la règle. Sur cette période, le pourcentage d'échecs du PSG face aux "petits" frise le ridicule comparé à celui de Marseille et Lyon : 3% (1 défaite en 31 matches). Dire que Paris est souvent verni au tirage n'est pas faux, mais attribuer sa réussite en Coupe de France à ce seul phénomène est un leurre. Si le PSG est aussi compétitif dans cette épreuve, c'est probablement par sa faculté à faire respecter une hiérarchie que d'autres clubs ont parfois du mal à assumer.

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