Coupe de France - Plabennec: esprit, es-tu encore là?

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Adversaire de Lille, ce soir (20h55), Plabennec a une longue tradition de Coupe de France derrière lui. Il attend que la "magie de la Coupe" opère encore.

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Crédit: Eurosport

Fort d'un "esprit Coupe" qu'il s'efforce de cultiver, Plabennec (CFA), opposé à Lille jeudi en 16e de finale de la Coupe de France après avoir sorti Reims, espère rééditer l'exploit de 2010, quand il avait éliminé deux clubs de L1 pour atteindre les huitièmes de finale. Le club breton avait même déjà fait parler de lui vingt ans plus tôt. Alors en division supérieure régionale (sixième niveau), il avait atteint les 32es, battu par les Girondins de Bordeaux de Claude Bez.
Comme en 1990, le match de jeudi aura lieu à Francis-Le Blé, l'enceinte du Stade Brestois, distante d'une dizaine de kilomètres. Le stade de Kervéguen (3.000 places) est trop étriqué pour une telle occasion. Et s'il ne reste évidemment plus aucun joueur de cette première épopée, ils sont encore six dans l'équipe actuelle à avoir connu celle de 2010 quand Plabennec, alors en National, avait éliminé Nice (2-1) puis Nancy (2-0, en Lorraine) avant qu'Auxerre ne mette un terme à l'aventure (4-0).
Preuve qu'il cultive "l'esprit Coupe", Plabennec a cravaché pour s'offrir ce rendez-vous face à Lille. "Notre qualification en seizième ne se résume pas à ce match face à Reims, explique le défenseur Steven Abiven, déjà là en 2010. Avant, nous avons été contraints de batailler ferme face à Avranches (2-0, CFA) et à Sablé-sur-Sarthe (2-2, 5-3 aux t.a.b., CFA2)". Sans oublier ce cinquième tour quand, menés 1-0 à Plougastel, club de Promotion d'honneur (10e niveau national), les Plabennecois avaient dû attendre la 90e minute pour égaliser (4-1 a.p.). "Tout cela a resserré les liens entre les joueurs", poursuit Abiven.
"Le message des anciens à dû passer"
C'est d'ailleurs ce qu'avait ressenti l'entraîneur Franck Kerdilès quelques minutes après la qualification face à Reims: "L'esprit Coupe? On essaie de l'ancrer, car il y a beaucoup de jeunes joueurs. Le message des anciens a dû passer." Ces anciens sont garants de ces valeurs: "Peu importe la différence de niveau avec l'équipe se trouvant en face. Un match de Coupe se joue et se gagne au mental", appuie Abiven.
Celui des Finistériens est bien trempé. Lorsque la Fédération française (FFF) a annoncé que le 16e de finale se jouerait à 17h00, leur sang n'a fait qu'un tour. Et il a suffi d'un message musclé adressé sur la page Facebook de la FFF par l'emblématique capitaine Jean-Michel Abiven, qui ne pourra pas rejouer avant les quarts de finale après avoir subi une ablation de la rate à la suite d'un choc lors du 8e tour, et d'une mobilisation des dirigeants et supporters, pour que la rencontre soit décalée à 20h55, horaire plus favorable aux amateurs.
Plus de 10.000 spectateurs sont attendus face au LOSC. "On y croit. Mais ça sera plus difficile que face à Reims. Nous allons quand même rencontrer une formation qui fait partie du top 5 du football français, explique le milieu Steven Coat. Nous avons hâte d'y être. Après, il se passera ce qui doit se passer. Mais on sait qu'à chaque tour de Coupe, il y a des surprises". "Quand on a l'esprit compétiteur, on n'est jamais rassasié. Et pourquoi pas ensuite un premier quart de finale? Ce ne serait pas si mal que ça dans le palmarès d'un footballeur amateur", poursuit Steven Abiven. Cela entretiendrait aussi la belle histoire entre le club et la Coupe de France.
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