Eurosport
Coupe de France (16e) : Habitué aux exploits, Quevilly a bien envie de remettre ça face à Bastia
Par
Publié 19/01/2015 à 23:09 GMT+1
Finaliste de l’édition 2012, l’US Quevilly a noué, au fil des années, une relation particulière avec la Coupe de France. D’exploit en exploit, le club de Championnat de France Amateur (4e division) s’est imposé comme un invité récurrent des derniers tours de la compétition. Une série qui pourrait bien se prolonger mardi face à Bastia (18h30).
Eurosport
Crédit: Eurosport
Depuis 2009, Bastia n’est jamais parvenu à aller plus haut que les 16e de finale de Coupe de France. L’US Quevilly l’a fait trois fois : en 2010 (demi-finale), en 2011 (16e de finale) et en 2012 (finale). Personne n’ira jusqu’à écrire que la formation haut-normande aborde la rencontre de mardi (18h30) en favorite. C’est bien Bastia qui évolue en Ligue 1, soit trois échelons au-dessus de la formation de CFA. C’est bien Bastia qui devrait, en toute logique, sortir vainqueur de ce duel.
Mais justement, la logique, Quevilly n’a pas l’air d’en faire grand cas. Derrière son statut amateur, le club de CFA s’est forgé, au fil des années, une solide réputation de spécialiste de la Coupe de France. Le 16e de finale de mardi soir sera le cinquième qu’il disputera depuis 2002, là où la plupart des clubs de CFA n’ont jamais eu la chance d’y goûter une fois.
Il y eut, bien sûr, cette finale de 2012 en guise de paroxysme, d’accomplissement ultime de l’histoire charnelle entre l’USQ et la Coupe. La France du football (et la France tout court, d’ailleurs) s’est prise à s’enthousiasmer pour ces footballeurs d’un autre monde. Ce soir-là de mai 2012, les Beaugrard, Weis, Laup ou Colinet furent loin d’être ridicules face aux Lloris, Gourcuff et autres Gomis.
Quevilly a finalement perdu (0-1), mais peu importe. L’image était trop belle. Et le club normand a écrit la nouvelle page d’un roman commencé en 1927 (finaliste de la Coupe de France), prolongé en 1968 (demi-finaliste) et en 2010 (demi-finaliste face au PSG). Après avoir battu Marseille, Angers, Guingamp, ou Orléans et Rennes (deux fois chacun) ces dernières années, Quevilly se voit bien s’offrir le scalp de Bastia.
Bastia va mettre l'équipe bis
S’il a un mur face à lui (et une équipe corse en forme), Quevilly a quelques atouts à faire valoir. D’abord, bien sûr, et avant tout, cette Coupe de France qui fait partie de son ADN. Peu importe les entraîneurs, les équipes et les années, le club normand a le don de se sublimer dans cette épreuve. Un talent qui leur a permis de mener 3-0 en 20 minutes au tour précédent, face à Orléans (L2, score final : 4-3). Mais la formation de CFA, qui bataille cette saison pour la montée en National avec Sedan, un autre nom familier du football français, pourra profiter d’un adversaire amoindri.
En face, Ghislain Printant a en effet choisi de se passer de la quasi-totalité de ses titulaires habituels. Le Sporting devrait aligner une équipe bis, composée en grande partie de jeunes joueurs, d’ordinaire alignés en CFA2. Attendus au tournant, les Quevillais ont, mine de rien, de sérieuses raisons d’y croire. Et, avec eux, les milliers de supporters attendus au stade Robert-Diochon de Rouen. En 1963, c’est dans cette même enceinte que Rouen avait dominé le Bayern Munich (4-2). Pas à un exploit près.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité