Coupe de France I Dunkerque - PSG I 13 joueurs à plus de 2000 minutes : Luis Enrique, les vertus du temps partagé

Luis Enrique parvient jusqu'ici à tirer le meilleur de son effectif au Paris Saint-Germain, qui affronte Dunkerque mardi (21h10), en demi-finale de la Coupe de France. L'entraîneur parisien porte un soin particulier à équilibrer les temps de jeu de ses joueurs. Une stratégie aux vertus multiples qui explique en grande partie pourquoi le PSG se porte aussi bien.

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Il avait une stat à placer pour son retour devant les médias après la trêve internationale. Elle était peut-être erronée. Mais Luis Enrique ne l'a pas pointée par hasard. "Je crois que nous avons 16 ou 17 joueurs qui ont minimum 2000 minutes jouées", avait souligné l'entraîneur du PSG vendredi en conférence de presse, à la veille du match de reprise de son équipe à Saint-Etienne. Ils sont 13 en réalité. Et 17 à totaliser plus de 1000 minutes toutes compétitions confondues. L'Asturien a peut-être mélangé un peu les chiffres sur la forme. Mais sur le fond, il ne se trompe pas.
Luis Enrique se démarque assez nettement par la gestion du temps de jeu de ses hommes. Parmi les qualifiés pour les quarts de finale de la Ligue des champions, aucune autre équipe ne totalise plus de joueurs à plus de 2000 minutes de jeu que le PSG en 44 matches. Le Real Madrid en a autant (13) en ayant joué quatre matches de plus (48). L'Inter (11 en 44 matches), le Borussia Dortmund (11 en 41 matches), Arsenal (10 en 45 matches), le Barça (9 en 45 matches), Aston Villa (9 en 45 matches) et le Bayern Munich (8 en 42 matches) en ont moins. 

Peu de joueurs ultra-sollicités…

C'est bien à Paris que la répartition des minutes est la plus équilibrée. Avec comme principales vertus d'avoir plus de joueurs impliqués et un rythme de compétition plus élevé. "J'aimerais qu'il y en ait plus, disait Luis Enrique vendredi. Mais ce qui est important quand tu fais partie d'une équipe, c'est que tu ne sais pas quand ta participation va être décisive. C'est possible que tu ne joues pas beaucoup de la saison, mais que les trois derniers mois, tu puisses être titulaire. C'est tout à fait possible de saisir ta chance et que tu puisses marquer le but décisif qui puisse offrir un trophée."
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De ce point de vue, sa gestion du temps de jeu de ses hommes a d'autres effets positifs. Comme l'avantage d'avoir peu de joueurs ultra-sollicités à ce stade crucial de la saison. Seuls deux membres de son effectif ont dépassé le seuil des 3000 minutes de temps de jeu : Willian Pacho (3320 minutes) et Achraf Hakimi (3114 minutes). Ils sont déjà 7 dans ce cas au Real Madrid et au FC Barcelone, 6 à Arsenal ou 4 à Aston Villa, que Paris va défier la semaine prochaine en Ligue des champions.

 … et sous-utilisés

Aussi, les joueurs du PSG sous-utilisés sont rares. Parmi ceux qui ont moins de 1000 minutes au compteur, il y a Lucas Hernandez (843 minutes), longtemps convalescents en début de saison et qui n'a repris la compétition qu'à la mi-décembre. Ou Senny Mayulu, qui totalise 20 apparitions cette saison pour un total de 712 minutes de jeu, soit quasiment l'équivalent de 8 matches complets. Pour une première année pleine chez les pros dans un club aussi concurrentiel, c'est déjà un chiffre significatif pour le titi de 18 ans.
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Et un message positif aux jeunes issus du centre de formation qui ont intégré le groupe pro cette année, Ibrahim Mbaye (108 minutes) et Alex Tape (72 minutes). Pour les deux joueurs de 17 ans, ce temps de jeu limité rentre dans une certaine logique. Comme pour Yoram Zague (251 minutes), un peu juste pour jouer les doublures d'Achraf Hakimi, Arnau Tenas (90 minutes), troisième dans la hiérarchie des gardiens derrière Gianluigi Donnarumma et Matvey Safonov, ou Presnel Kimpembe (67 minutes), de retour au début du mois de février après deux ans d'absence.

Une faiblesse devenue une force

La tendance du temps partagé n'en est pas moins évidente au PSG. Elle s'inscrit dans la méthode de Luis Enrique. Sa volonté de développer la polyvalence de ses joueurs a notamment cet effet positif de leur permettre d'évoluer à différents postes et d'augmenter mécaniquement la possibilité de leur donner des minutes. Aussi, l'entraîneur parisien varie ses compositions n'hésite jamais à laisser des cadres sur le banc au coup d'envoi pour faciliter la rotation de son effectif. Encore davantage avec la marge que Paris s'est donné en championnat, avec désormais 21 points d'avance sur son dauphin.
Mais cette marge, c'est bien par sa gestion aussi minutieuse du temps de jeu de ses joueurs que Luis Enrique a pu se la donner. Sa faculté à équilibrer et optimiser les minutes de chacun peut aussi expliquer en partie pourquoi Paris a eu assez peu de blessés à déplorer jusqu'ici. Son effectif était pourtant loin d'offrir toutes les garanties à l'entame de la saison, notamment sur le plan quantitatif. Par rapport à la concurrence européenne, le PSG semblait limité comme rarement sous l'ère QSI. Mais le technicien espagnol a su faire de cette faiblesse apparente une véritable force.
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