Nice sur son nuage

En éliminant Monaco (1-0), mardi, Nice s'est offert un billet pour le Stade de France. Si le championnat reste la priorité, les Aiglons sont euphoriques à l'idée de disputer leur première finale depuis 1997. Pourtant, ce succès ne doit rien au hasard pour

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"Je ne réalise pas encore". Frédéric Antonetti a encore du mal à y croire. Pourtant, après Bordeaux en quarts (2-1), le Gym a fait chuter Monaco pour se frayer un chemin jusqu'au Stade de France. "On vient de réaliser un truc immense, ça fait du bien de fêter ça avec les supporters. On ne réalise pas encore , se réjouit quant à lui Florent Balmont. On peut dire que nous avons eu un moment de réussite dans cette partie. Ils tapent sur la barre, avant le but les deux équipes ont des grosses occasions. Ca s'est joué sur un petit détail, ça a tourné à notre avantage c'est tant mieux. Mais je pense qu'en début de saison on aurait perdu ce match... c'est beau pour tout le peuple niçois !".
Mais, dans l'hystérie générale, le plus heureux semblait être Olivier Echouafni qui ne disputera sa première finale. "J'attends ce moment là depuis le début de ma carrière. J'avais fait trois demi-finales jusqu'à présent... Il faut féliciter tout le groupe, pas seulement les 14 de ce soir. L'émotion de ce soir est indescriptible", savoure l'ancien Rennais sur le site du club. Il faudra notamment féliciter le jeune gardien Hugo Lloris, auteur d'une sortie décisive face à Di Vaio. "Vous savez, ça se joue en une fraction de seconde, on ne réfléchit pas à qui on se frotte, il faut y aller alors on y va !", explique-t-il simplement.
"L'émotion est indescriptible"
Et les Niçois y sont allés dans une ambiance que Louis II a rarement connu ! Répondant au défi physique imposé par les Monégasques, ils ont remporté leur combat, avec un peu de chance soulignent-ils toutefois." Je pense que chaque équipe a eu sa chance. Nous l'avons eu sur le bon mouvement de Marama, la tête d'Echouafni, puis Bagayoko qui rate le ballon sur un centre. Il y a eu dix minutes de flottement où Monaco a eu sa chance. La réussite était de notre côté ce soir, constate Antonetti. Nous sommes contents car la réussite nous a fui durant quelques mois. Mais elle se provoque aussi par notre solidité et notre courage".
Car ce succès ne doit rien au hasard. Il vient couronner une belle série puisque, en 2006, les Aiglons n'ont toujours pas connu la défaite en chammionnat. Il faut remonter au 17 décembre, lors de la 19e journée, pour avoir trace de leur dernier revers, à Metz (0-1). Depuis, iles Azuréens ont enchaîné trois nuls et trois victoires, dont deux retentissantes face au PSG (1-0) et Lille (1-0). Le tout dans un quasi-anonymat. "Ça fait toujours plaisir d'être à la une des journaux, que l'on parle de nous", note ironiquement Jacques Abardonado.
Première finale depuis 1997
Si Nice tourne aussi bien en ce moment, il doit en grande partie à la forme actuelle de Sébastien Roudet. "C'est vraiment une année qui débute bien : ma fille, je marque contre Sochaux et Lille, passe à Flo Balmont Contre bordeaux et ce soir à Ederson ! Que du bonheur !", résume le milieu de terrain, déjà finaliste de la Coupe de France en 2004 avec Châteauroux. Mardi soir, son entrée en cours de jeu a une nouvelle fois été déterminante, comme celle d'Ederson qui rêve déjà du Stade de France, "un rêve depuis que j'ai vu le Brésil là bas en 1998".
Mais l'OGC n'entend pas s'arrêter en si bon chemin. La priorité reste bien sûr le championnat où le club pointe à la 11e place mais à seulement six points de la 5e place et un match en moins. "La finale est dans plus de deux mois, nous n'oublions pas que le Championnat est le fil conducteur du club, alors nous penserons sûrement à la finale, nous en parlerons entre nous, c'est humain mais cela ne nous empêchera pas de nous concentrer sur les matches à venir, dès samedi au Mans", rappelle Abardonado. Balmont espère d'ailleurs que cette qualification "va nous donner un bel élan pour le championnat".
"Ecrire l'histoire du club"
Mais pourquoi faire un coup en finale de la Coupe de la Ligue que les Niçois n'ont plus disputée (et remportée) depuis 1997 face à Guingamp (1-1 a.p., 4-3 tab). "Aller en finale pour ne pas la gagner, cela ne sert à rien, donc tout reste à faire, mais pour l'instant savourons le moment présent... C'est très positif pour le club qui a l'occasion de grandir plus rapidement, pour ce groupe et pour tous les supporters", explique Cyril Rool. Car, dans une ambiance bouillante, les Aiglons se sont offerts le droit de rêver de Coupe d'Europe. "Dans deux mois et demi on aura la possibilité d'écrire une belle page de l'histoire du club" , songe déjà Echouafni...
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