Rémy : "Tout va très vite"

Rémy : "Tout va très vite"
Par Eurosport

Le 29/03/2008 à 09:00Mis à jour

Appelé en équipe de France A', Loïc Rémy poursuit sa semaine mouvementée en finale de la Coupe de la Ligue. Mais l'attaquant lensois, un peu chamboulé pour tout ce qui lui arrive, se dit prêt et veut savourer cet événement. Avant de retourner à Lyon ?

LOIC REMY, entre votre sélection en équipe de France A' et cette finale de Coupe de la Ligue, quelle semaine !

L.R. : Je suis très content. Il y a eu cette première sélection en équipe de France A'. Je ne m'y attendais vraiment pas puisque le club avait d'abord refusé que je rejoigne les Espoirs pour jouer contre la République tchèque. Entre temps, j'ai été convoqué pour jouer ce match face au Mali. J'avais déjà l'esprit à la finale contre Paris et cet événement est arrivé. Ça m'a un peu chamboulé, cela a été vite dans mon esprit. Mais il fallait vite que je passe cet événement-là pour me reconcentrer sur l'échéance de samedi.

Depuis votre arrivée à Lens, tout va très vite pour vous...

L.R. : Depuis que je suis arrivé, c'est vrai que tout s'est accéléré. C'est bien pour moi et pour Lens. Ça va très vite, mais il faut être prudent. Car ça peut aller vite dans les deux sens, dans le bon comme dans le mauvais sens. Il faut être très stable, avec notamment l'agitation médiatique qui peut faire tourner la tête. Mais ma famille est là pour m'aider.

Tout cela était inespéré pour vous en début de saison...

L.R. : C'est vrai que, quand j'étais à Lyon, j'étais un peu dans le flou car je n'avais pas trop l'occasion de m'exprimer avec un groupe riche. J'ai fait ce pari de venir à Lens pour les six derniers mois et je suis très heureux d'avoir atterri ici. A Lens, j'ai plus l'occasion de jouer donc de montrer mes qualités et m'exprimer un maximum. Ça débouche sur un appel en sélection. Tout le staff est derrière moi. Je ne manque de rien à Lens. Ça facilite les choses. Je ne m'attendais pas à disputer une finale de Coupe de la Ligue. Donc je vais savourer pleinement jusqu'à la fin de saison.

Est-ce que vous pourriez rester à Lens la saison prochaine ?

L.R. : La question revient souvent, mais j'aborderai le sujet le moment venu. Je ne peux pas dire où je serai l'an prochain. Si Lens se maintient en Ligue 1, pourquoi pas. J'ai toujours dit que je me sentais bien ici. Mais c'est vrai que l'option d'achat reste très élevée (plus de 10 millions d'euros, ndlr). Plusieurs éléments entrent en ligne de compte. Mais, si je devais retourner à Lyon, la concurrence ne me ferait pas peur.

Cette sélection a-t-elle perturbé votre préparation ?

L.R. : Non. Cela a été une bonne chose, quelque chose que je ne connaissais pas. J'ai découvert autre chose. Au niveau personnel, c'est toujours bien d'avoir ce genre de qualifications. J'ai joué une demi-heure donc la récupération a été faite. Je me sens bien pour la finale. J'ai pas mal de priorités avec le RCL. Après cette finale, il faudra vite se reconcentrer sur le championnat donc il ne faut pas que ces événements me perturbent.

Lens est actuellement 17e en Ligue 1. C'est difficile d'occulter ce classement ?

L.R. : On a fait totalement abstraction du championnat. Ce sont deux compétitions différentes. Il ne faut pas se focaliser sur la place que l'on occupe et se consacrer pleinement à cette finale. L'issue du championnat, ce n'est vraiment pas ce qui me préoccupe le plus. Ce que je veux dire, c'est que, aujourd'hui, on est en finale de la Coupe de la Ligue. Pour mon épanouissement personnel, c'est bien. J'ai eu la chance de pouvoir assister à la finale la saison dernière avec Lyon. Jouer des matches comme ça, c'est toujours excitant. Pour un jeune joueur, c'est beau. Quand on est jeune, c'est un rêve.

Néanmoins, cette finale peut-elle influer sur la fin de saison des deux équipes ?

L.R. : Gagner nous ferait énormément de bien. Ça peut être un déclic. Ça peut nous relancer. Mais je ne pense pas que le perdant aura la tête sous l'eau. Ce sont deux choses différentes. C'est sûr que la finale laissera des traces. Mais, en championnat, il nous restera encore des matches. Peut-être que le vainqueur y verra un peu plus clair mais je ne pense pas que ça influera sur notre état d'esprit pour la suite de la saison. Le championnat, ça doit rester vraiment à part. Ce soir, c'est une coupe, c'est notre coupe. On a bataillé pour en arriver là. Moi, je suis arrivé pour le match du Mans où on a dû lutter. On sera récompensé si on pouvait soulever le trophée.

Est-ce que cela reste tout de même un rendez-vous important ?

L.R. : Moi, je n'ai pas eu l'occasion de jouer beaucoup de finales. J'en ai joué deux en Coupe Gambardella (perdu face à Toulouse en 2005 et Strasbourg en 2006). La saison dernière, j'étais en tribunes avec Lyon. C'est sûr que la préparation est différente lorsque l'on sait que l'on est dans le groupe. L'approche est différente. Je me prépare au mieux, surtout dans la tête. C'est une finale. Ça se joue sur un match. On ne peut pas passer à côté d'un événement comme celui-ci. Pour le club et pour les supporters, on se doit d'honorer les couleurs du maillot.

Selon vous, quel sera le favori de cette finale ?

L.R. : Lens bien sûr ! (Il sourit) Je ne fais pas référence au classement en championnat mais, depuis quelques temps, on produit du jeu. Au niveau de la réalisation et de la concrétisation, il va falloir être plus efficaces. Mais je ne me fais pas de soucis, je pense qu'on répondra présent.

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