Coupe du monde 1970 : la rétro (victoire du Brésil au Mexique)
Par SEBASTIEN PETIT
Publié 11/05/2010 à 17:37 GMT+2
En attendant le coup d'envoi de la Coupe du monde, retrouvez les grands moments des précédentes éditions. Aujourd'hui : Mexique 1970. Double champion du monde, le Brésil coiffe sa troisième couronne face à l'Italie. Menés pour la dernière fois par le Roi Pelé, les Auriverde entrent dans la légende.
Eurosport
Crédit: Eurosport
Le bilan
La finale : Brésil - Italie (4-1)
/origin-imgresizer.eurosport.com/2014/03/23/1205542.jpg)
Crédit: Panoramic
La neuvième édition de la Coupe du monde restera pour beaucoup la plus belle, tant le spectacle a été au rendez-vous. Organisé au Mexique, le Mondial 1970 restera surtout le retour au premier plan du Brésil qui conquit, avec Mario Zagallo à sa tête, sa troisième couronne, après celles de 1958 et 62, et consacra Pelé un peu plus comme légende vivante du football. Si la Seleçao a atteint le sommet de son art, c"est aussi grâce à une grande variété de joueurs talentueux, qui se révélaient pour la plupart au monde. Après avoir fait déjouer deux anciens champions du monde (l'Angleterre et l'Uruguay), c"est l'Italie, elle aussi double championne du monde, qui se dresse sur le chemin des Brésiliens ce dimanche 21 juin 1970 dans le stade Aztèque, construit pour l'événement.
Mais émoussés par une demi-finale d'anthologie face l'Allemagne, les Transalpins ne vont pas faire long feu dans cette finale à l'opposition de style parfaite. Les défenseurs italiens connaissent leur première faille à la 18e minute, lorsque Pelé, héritant d'un centre de Rivelino, ouvre le bal offensif d'une tête magnifique. Il faudra une bévue de Clodoaldo pour que l'Italie, par l'intermédiaire de Boninsegna, n'égalise (37e). La seconde période fut un festival des Brésiliens qui marquèrent à trois reprises, la délivrance venant de Gerson (66e), de Jairzinho (77e), qui réussit l'exploit de marquer un but à chaque rencontre cette année-là, puis Carlos Alberto (84e). Le tout pour s'adjuger un troisième sacre en quatre éditions. A ce jour, personne ne peut en dire autant.
La star : Pelé (Brésil)
Une tentative de lob du gardien adverse du milieu de terrain ; une reprise de volée de 30 mètres, après un dégagement raté du gardien ; une feinte de corps se transformant en grand pont pour se jouer du goal... autant de gestes qui ont fait un peu plus la renommée de Pelé lors de ce Mondial. Révélé en 1958 comme le plus jeune champion du monde à 17 ans, mais blessé en 1962 et 66 au point de ne plus vouloir rejouer une Coupe du monde, Edson Arantes do Nascimento, auteur du 1000e but de sa carrière la saison passée, parvint à briller de mille feux au Mexique pour sa quatrième et dernière apparition en compétition internationale. La simplicité de jeu, un état d'esprit irréprochable et un génie sans borne, Pelé restera sans doute à jamais le joueur de référence, le meilleur de tous les temps.
Le but : Carlos Alberto (Brésil)
Tout un symbole. Malgré la fin de règne éblouissante du roi Pelé, Carlos Alberto, arrière latéral du club brésilien de Santos, fut promu capitaine des Brésiliens tout au long de cette Coupe du monde. Et c'est lui qui paracheva le travail des Auriverdes en inscrivant le quatrième et dernier but de la finale face à l'Italie. L'action de jeu se construisit à partir d'une série de crochets d'Everaldo qui mit quatre Italiens dans le vent. Rivelino hérita de la balle côté gauche et piqua vers le centre du terrain. Aux abords de la surface de réparation transalpine, il trouva Pelé. Au pas et d'une passe géniale, car autant instinctive qu'aveugle, il servit Carlos Alberto, côté droit, qui frappa le cuir en pleine course pour tromper Albertosi pour la quatrième fois de la rencontre. Un modèle de construction qui restera à jamais dans les mémoires.
Le saviez-vous ?
Le chiffre : 75
Pour la première fois, 75 pays participèrent aux phases qualificatives de la Coupe du monde mexicaine. Devant cette pléthore de nations, beaucoup de favoris vont y laisser des plumes sans atteindre la phase finale, comme le Portugal d'Eusebio, l'Espagne, la Hongrie, l'Argentine... ou encore la France.
Les Bleus : la France ne s'est pas qualifiée
L'équipe-type
Sur le même sujet
Publicité
Publicité