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Coupe du monde 2014 : les Belges ont toujours autant de mal à se mettre en route
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Publié 27/06/2014 à 02:02 GMT+2
Comme depuis le début du tournoi, la Belgique a pris son temps pour dessiner son succès face à la Corée du Sud (1-0). Encore une fois, les Diables Rouges s’en sortent sans dommage. Notre antisèche.
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Le jeu : Des Diables Rouges sans génie mais froidement réalistes
Déjà qualifiée pour les huitièmes de finale avant le coup d’envoi, la Belgique devait s’assurer la première place du groupe H avec une équipe bis concoctée par Marc Wilmots. Les coéquipiers de Thibaut Courtois ont rendu une nouvelle copie poussive. Malgré une grande première en Coupe du monde (3 succès en 3 matches de poules) et un bilan parfait sur le plan des stats, les Belges ne sont pas rassurants. S’ils ont l’habitude de laisser le ballon à leur adversaire (50% de possession du ballon en fin de match), ils n’ont pas su gérer plus efficacement leurs nombreux contres en tirant sans succès de loin avant le but de Vertonghen (77e). La Corée du Sud n’a pas démérité pour son dernier match au Brésil mais elle ne peut pas compter sur un véritable tueur en attaque pour concrétiser ses nombreuses opportunités. Comme les trois autres nations asiatiques (Iran, Japon et Australie), elle termine la compétition sans victoire mais elle a laissé la meilleure impression avec les Socceroos.
Les joueurs : Origi encore décisif, Ki Song-yong a tout essayé
Comme ceux des Bleus mercredi, les remplaçants belges (Defour, Mirallas, Januzaj et Fellaini) n’ont pas profité de leurs titularisations pour faire douter leur sélectionneur avant le début de la phase finale. Le premier a mis en danger son équipe en étant exclu à la 44e minute malgré un début de match solide. Fellaini a connu de gros trous d’air à l’image de sa saison à MU. januzaj, son jeune coéquipier chez les Red Devils, n’a pas fait de réelles différences alors qu’il avait la lourde tâche de remplacer Hazard, sur le banc. Courtois a répondu présent sur les nombreux tirs cadrés sud-coréens (12).
De manière générale, la défense belge n’a pas tremblé. Le capitaine Vertonghen a profité d’une de ses nombreuses montées pour inscrire l’unique but de la soirée sur un tir d’Origi, encore impliqué sur une action décisive. Chez les Sud-Coréens, Son Heungmin (Leverkusen) a démontré qu’il n’était pas devenu l’un des joueurs en vogue en Bundesliga par hasard. L’axe central Hong-Kim a su contenir les déplacements de Mirallas. Enfin, Ki Song-yong s’est montré le plus dangereux face aux cages de Courtois (30e et 61e).
Le tournant qui n’a pas eu lieu : Les Sud-Coréens n’ont pas profité de l’exclusion de Defour
Comme l’Italien Marchisio et l’Équatorien Valencia cette semaine, Steven Defour a vu rouge à la 44e minute après une semelle sur Kim Shin-Wook. Ce coup dur pour les Belges n’a pas profité à leurs adversaires. La supériorité numérique des guerriers Taeguk n’a pas semblé évidente en seconde période alors qu’il leur fallait à ce moment-là du match inscrire deux buts pour se qualifier pour les huitièmes de finale.
La question : Hazard montera-t-il en puissance lors de la phase finale ?
Auteur de deux passes décisives en trois matches, Eden Hazard est la seule star de ce Mondial à être restée muette devant le but adverse. Même Cristiano Ronaldo a ouvert son compteur jeudi lors du match entre le Portugal et le Ghana (2-1). L’attaquant de Chelsea a joué huit petites minutes face à la Corée du Sud (1-0) et il a réussi à se signaler par un tir cadré. Marc Wilmots a choisi de le préserver avant le début de la phase finale et ce huitième de finale très ouvert face aux États-Unis mardi prochain. C’est au numéro 10 des Diables Rouges de prendre les choses en main dans cette équipe de Belgique. Face aux Américains, il n’aura pas une heure d’"échauffement" pour trouver la bonne carburation pendant le match. S’il veut un jour lutter face à Lionel Messi et CR7 dans la course au Ballon d’Or, Hazard doit prouver qu’il est l’homme des grands soirs.
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