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Coupe du monde : La Belgique surprend le Brésil et affrontera la France en demi-finale (2-1)

Pour la Belgique, le jour de gloire est arrivé

Le 06/07/2018 à 21:53Mis à jour Le 06/07/2018 à 22:23

COUPE DU MONDE 2018 – Il n'y aura pas de France – Brésil en demies. Les Bleus affronteront la Belgique pour une place en finale mardi prochain. Car les Diables rouges sont venus à bout des partenaires de Neymar, ce vendredi soir, à Kazan (2-1). Malgré une multitude d'occasions ratées, de situations chaudes et une réduction du score en deuxième période, les Auriverde s'arrêtent là.

Comme prévu, ce fut une bataille. Comme prévu, des artistes ont régalé. Mais ce vendredi, dans la douceur de Kazan, ils n’étaient pas brésiliens. Quatre ans après le désastre du Mondial 2014 à domicile, le Brésil quitte la Russie en quarts de finale, éliminé par une équipe Belgique enthousiasmante et réaliste qui réalise là le plus grand exploit de son histoire (2-1). Conséquence directe : mardi prochain, à Saint-Pétersbourg, ce seront les Diables rouges qui affronteront les Bleus pour une place en finale. Car la Seleção a failli.

Les maux brésiliens ont été nombreux. Mais, dans leur malheur, ils peuvent d’ores et déjà accuser deux phénomènes : un Eden Hazard exceptionnel et un Thibaut Courtois longtemps impassable. Cette génération belge dorée, annoncée comme dominante depuis plusieurs années, a enfin son joyau, sa référence au plus haut niveau. Et c’est le Brésil qui en a payé le prix fort.

Le trio Hazard-Lukaku-De Bruyne aura fait très mal…

Ce vendredi, c’est pourtant les Auriverde qui ont démarré pied au plancher. Dépassée par la vitesse des attaquants brésiliens, la défense belge a souffert. Mais n’a pas rompu. Mieux, cette Belgique a eu la réussite nécessaire à toute page d’histoire avec un poteau touché presque involontairement par Thiago Silva sur une reprise de la cuisse (8e). La chance a encore un peu plus choisi son camp cinq minutes plus tard avec ce but contre son camp de Fernandinho, surpris par la déviation de Vincent Kompany au premier poteau (1-0, 13e).

Dès lors, ce fut la situation idéale pour ces Belges, si habiles en contre. Dans le sillage d’un Lukaku en mode tank lancé à vitesse grand V, les joueurs offensifs belges se sont régalés. Pourtant, c’est bien le Brésil qui a continué à se créer les meilleures situations. Sans jamais concrétiser (10e, 15e, 19). Tout l’inverse de De Bruyne qui, d’une flèche décochée à l’entrée de la surface après un énorme travail de Lukaku, a fait chanceler la nation aux cinq étoiles mondiales (2-0, 31e).

Le Brésil a trop gâché

K.-O. debout, les hommes de Tite sont repartis à la guerre, convaincu, qu’à un moment donné, cela passerait. Courtois en avait décidé autrement. Moins décisif cette saison avec Chelsea, l’albatros avait sorti ses habits de lumière pour ce quart de finale. C’est simple, il aura tout repoussé (37e, 62e). Surtout cette frappe de la dernière chance de Neymar qui partait en pleine lucarne (94e). Car, jusqu’au coup de sifflet final, le Brésil y a cru.

Car le golgoth belge aura fini par céder. Après une passe délicieuse de Coutinho, c’est l’entrant Renato Augusto qui a réussi à transpercer le mur belge (2-1, 75e). Dès lors, ce fut très net : au Brésil le ballon et les occasions, à la Belgique et Hazard les contres dévastateurs. Et, à ce petit jeu-là, la Seleção a perdu. Par manque de réalisme. Renato, encore lui, a raté sa frappe croisée (80e). Puis, Coutinho, parfaitement servi par Neymar, a manqué le plus simple en ouvrant trop son pied (84e). La chance brésilienne était passée. Pas celle des Diables rouges.

Énorme dans l’engagement, portée par ses flèches offensives et soutenue par son milieu travailleur, cette Belgique se présente en demi-finale avec des armes à faire valoir face aux Bleus, tranquillement qualifiés après leur victoire plus tôt face à l’Uruguay. Pour le Brésil, en revanche, la débâcle fait mal. Car ils étaient bien les derniers favoris d’une Coupe du monde décidemment folle. Mais l’Histoire a décidé de s’en mêler. Pour porter en demi-finale d’un Mondial une génération qui le mérite tant.

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