Coupe du monde I Les tops et les flops de Portugal - Suisse I Ramos rêve éveillé, collectif sublimé, Nati sans idée

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COUPE DU MONDE – Le triplé éblouissant de Gonçalo Ramos pour faire oublier Cristiano Ronaldo, l'impressionnante maîtrise collective portugaise, la revanche de Pepe, une Nati sans génie en attaque et plombée par Fabian Schär en défense, le talon d'Achille dont l'équipe de Fernando Santos doit se méfier : voici les tops et les flops de Portugal – Suisse.

Gonçalo Ramos a signé un triplé avec le Portugal face à la Suisse

Crédit: Getty Images

Les tops

Il avait fatalement les regards braqués sur lui. On ne remplace pas Cristiano Ronaldo à la pointe de l'attaque portugaise dans l'anonymat, surtout pour un 8e de finale de Coupe du monde. Gonçalo Ramos l'a parfaitement géré. Mieux, cela l'a sublimé. Une praline du gauche en pleine lucarne, un but d'avant-centre au premier poteau et un piqué digne des artistes les plus talentueux pour un fabuleux triplé, c'est le chef d'œuvre d'un gamin de 21 ans qui a ébloui la terre entière. Même dans ses rêves les plus fous, l'avant-centre du Benfica ne pouvait certainement pas imaginer une telle performance pour sa première titularisation en Coupe du monde.
Il avait déjà marqué en 8e de finale il y a quatre ans en Russie. Mais cela s'était mal terminé pour le Portugal, battu par l'Uruguay (2-1). Pepe n'a pas hésité à récidiver pour autant. Du haut de ses 39 ans, il est venu placer un coup de tête victorieux pour inscrire le but du break des Portugais. Cette fois, la fin a été beaucoup plus heureuse pour sa sélection. La formation de Fernando Santos est en quart de finale. Et Pepe, auteur d'un tournoi abouti bien au-delà de ce but, n'y est certainement pas pour rien.
Le Brésil avait impressionné la veille. Le Portugal n'a pas été moins remarquable. Ses individualités ont brillé à l'image de Gonçalo Ramos, mais c'est surtout la force d'un collectif qui s'est dégagée. Elle a été parfaitement symbolisée par le quatrième but portugais, conclu par un défenseur latéral, Raphaël Guerreiro, au bout d'une contre-attaque sublime de coordination dans les déplacements et de qualité technique. Les mauvaises langues diront peut-être que l'absence de Cristiano Ronaldo a été bénéfique au Portugal. Peu importe. Que la sélection de Fernando Santos signe une prestation aussi éblouissante, sa meilleure du tournoi, pour entamer les tours à élimination directe, c'est bien ça l'essentiel.

Les flops

La Suisse a vécu un calvaire de manière générale. Et Fabian Schär en particulier. Le défenseur central de la Nati a été mystifié par Gonçalo Ramos sur l'ouverture du score portugaise. Derrière, il a incarné la fébrilité défensive de son équipe. Il a ensuite pris un avertissement pour un tacle grossier sur João Felix juste avant la pause. Un bilan suffisamment lourd pour convaincre Murat Yakin de le sortir dès la pause. La sanction suprême. La défense suisse n'a pas été plus convaincante sans lui en seconde période. Mais pas sûr que cela le console.
Il y a eu une fulgurance, le retourné de Breel Embolo sur un service de Xherdan Shaqiri, quand la victoire du Portugal était déjà acquise depuis bien longtemps. L'exception qui confirme la règle. Les éléments offensifs suisses ont proposé trop peu de choses pour un match d'un tel niveau. Shaqiri, notamment, a connu un match particulièrement neutre pour un joueur habitué à briller dans les grands rendez-vous avec sa sélection. Ce n'est pas que de son fait. La Suisse a échoué de manière générale. Mais s'il y a un secteur où l'écart avec le Portugal était le plus criant, c'est probablement l'attaque.
Fernando Santos s'en plaignait déjà il y a un an, après un match amical perdu face au Qatar. Le problème est revenu régulièrement sur la table. Et encore durant la phase de poules, sur le premier but encaissé face à la Corée du Sud. Ce n'est pas faute de le travailler, mais il n'est toujours pas réglé. Le but de Manuel Akanji est une nouvelle fois venu le rappeler. S'il faut pointer une lacune du Portugal, c'est certainement sa gestion des coups de pied arrêtés défensifs. Un petit détail qui provoque souvent de grandes conséquences dans les matches les plus importants…
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