Un beau clin d'oeil du destin. Miralem Pjanic, ancien joueur de Metz et Lyon, fêtera sa 100e sélection mercredi avec la Bosnie face aux Bleus lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2022. "C'est quelque chose dont je n'aurais pas pu rêver. C'est un rêve devenu réalité et j'espère que dans le futur ce pays (La Bosnie) aura de beaux résultats", a lancé le joueur âgé de 30 ans, qui a grandi au Luxembourg puis en France.
La star de la sélection a été honorée, en marge de l'entraînement de veille de match au stade Grbavica : il a reçu une distinction et un bouquet de fleurs, sous les applaudissements de ses partenaires lors d'une courte cérémonie. "La France est favorite du groupe, ce ne sera pas facile. Nous devrons être bien équilibrés, mais nous allons nous battre et tâcher de ne pas leur laisser trop longtemps la possession du ballon. Nous devrons être sûrs de nous-mêmes pour qu'ils nous respectent", a-t-il renchéri en conférence de presse.

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Né en 1990, "Mire" comme les villageois l'appellent a vécu moins de deux ans ici, avant d'émigrer au Luxembourg pour suivre son père footballeur, peu avant le début d'un conflit inter-communautaire qui allait faire 100.000 morts entre avril 1992 et décembre 1995 en Bosnie. Avant sa 100e cape, Miralem Pjanic a évoqué avec émotion son parcours. "Je sais d'où je suis parti, où j'ai grandi, ce que j'ai dû parcourir. Je me souviens des milliers de kilomètres en voiture avec mon père pour aller voir mon équipe nationale, j'avais mes idoles devant moi", s'est remémoré le milieu de terrain, avant de dédier sa 100e cape "à (ses) parents, (ses) grands-parents, qui sont ici et doivent être fiers d'avoir quelqu'un qui les représente".
Même s'il était le meilleur joueur, il ne le montrait pas
À Metz, les mêmes mots reviennent pour décrire le milieu de terrain repéré à Schifflange (Luxembourg) par le club grenat, qui l'a formé puis lancé entre 2004 et 2008. À son "talent hors norme" s'ajoutaient "sa personnalité et ses traits de caractère, remplis d'humilité, de gentillesse, de plaisir et de reconnaissance", synthétise Sébastien Muet, ancien responsable de la pré-formation messine. Autre dirigeant au FC Metz, Olivier Perrin se souvient aussi d'avoir entraîné un gamin "vraiment doué" et doté d'une "excellente éducation familiale". "Même s'il était le meilleur joueur, il ne le montrait pas et s'occupait du groupe".
Une anecdote refait surface. En septembre 2007, Miralem Pjanic demande à l'entraîneur de l'équipe première, qui l'a laissé sur le banc des remplaçants à Caen, l'autorisation de jouer le lendemain midi avec les U19 à Gueugnon. "Le samedi soir à 22h-22h30, j'étais au lit et Francis (De Taddeo) m'appelle en me disant : 'le gamin veut jouer demain en U19, la réserve ne joue pas, il veut venir avec toi'. Au début, je croyais qu'il se moquait de moi", raconte Perrin. Après plus de 500 km et 6h de route, Miralem Pjanic n'avait certes "pas disputé son plus grand match mais il avait roulé pendant la nuit, se rappelle-t-il. Cette démarche, c'est Mire".
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