Coupe du monde 2026 - Après France - Espagne - Didier Deschamps, 4 grosses erreurs et une sortie complètement ratée
Eurosport sur GoogleDidier Deschamps avait jusqu'ici réussi un sans-faute dans cette Coupe du monde. Face à l'Espagne, le sélectionneur des Bleus est passé à côté de sa demi-finale. Composition d'équipe, gestion du milieu, coaching, communication : le sélectionneur a accumulé les mauvais choix lors d'une journée qui a précipité l'élimination française à Dallas. Son mandat se termine dans la confusion.
Tchouaméni, Rabiot remplacé, attaquants choix politique : décryptage de la demie ratée de DD
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De notre envoyé spécial à Dallas,
Le pire match de l’ère Didier Deschamps en Coupe du monde aura donc été le dernier. Parce qu’à Miami, ce n’est plus tout à fait la même chose qui se jouera. Les Bleus ont creusé leur propre tombe à Dallas en demi-finale face à l’Espagne et leur sélectionneur les a bien aidés. DD s’est trompé sur toute la ligne : de la composition d’équipe à sa conférence de presse.
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La journée fut un long calvaire où il a toujours tiré à côté. Depuis cinq semaines, son audace est louée comme sa capacité à se réinventer. Mardi, il fut prisonnier des statuts et de ce qu’il avait construit jusqu’ici, incapable de s’adapter au rapport de force proposé par l’Espagne et curieusement frileux dans ses décisions. Voici les quatre erreurs d’une journée qui lui a échappé :
Tchouaméni n’est pas guéri à 100%, pourquoi le faire démarrer ?
"Aurélien est mieux aujourd'hui, on ne peut pas dire qu'il est guéri à 100%, mais c'est une demi-finale de Coupe du monde." Lundi, en conférence de presse, Didier Deschamps s’est laissé aller à une confession inattendue. Pourquoi révéler que son vice-capitaine n’est pas encore au top ? Et surtout, vingt-quatre heures plus tard, pourquoi le titulariser ? Avec Manu Koné, les Bleus disposaient d’une solution fiable et qui a fait ses preuves pendant le tournoi.
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"Flamboyant au 1er tour avant de s’éteindre : le tournoi d’Olise c’est celui de Payet à l'Euro 2016"
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Face à l’Espagne, Tchouaméni a joué avec le frein à main, en position extrêmement basse alors même qu’il fallait impulser une énergie, faire naître une révolte. Était-il à 100% ? Visiblement non. Alors pourquoi l'exposer dans le match le plus exigeant du tournoi ? Deschamps s’est-il retrouvé prisonnier du statut de son milieu de terrain ? La star du milieu espagnol, Pedri, méconnaissable durant cette Coupe du monde, a, lui, démarré sur le banc…
Rabiot : la frilosité rattrape Deschamps
Si la France a tenu sans craquer en première période, elle le doit à Adrien Rabiot, seule individualité avec Dayot Upamecano à tenir la baraque. Indispensable dans les duels et à la récupération, il a limité l’influence de Lamine Yamal en lui rentrant dans le buffet. Alors oui, il a rapidement écopé d’un carton jaune mais pourquoi le sortir dès la pause ? Rattrapé par sa frilosité, Didier Deschamps a sorti son meilleur joueur alors qu’Aurélien Tchouaméni ratait son après-midi. Une décision très difficile à comprendre et encore plus à justifier. "Adrien était à risque", a commenté le sélectionneur. On ne gagne jamais une Coupe du monde sans prendre de risque.
Remplacer sans rien changer : où était le plan B ?
Dans ses remplacements, Deschamps s’est montré très conservateur en appliquant strictement la règle du poste pour poste. Bien sûr, la blessure précoce de William Saliba lui a enlevé une cartouche mais comment n’a-t-il pu ne pas se rendre compte qu’il fallait profondément changer la structure face à une Espagne beaucoup trop à son aise ?
"L'Espagne, si elle dicte son tempo, c'est plus difficile. On n'a pas réussi à changer ce rapport de force", a commenté Kylian Mbappé. Avant un constat plus rude mais lucide : "Au départ, dans la pression, on s'est toujours retrouvé à 3 contre 2 au milieu. Contre l'Espagne, c'est déjà compliqué. Au final, Fabian Ruiz et Rodri avaient beaucoup de temps pour jouer quand nous on sortait sur les centraux."
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Didier Deschamps lors de France - Espagne
Crédit: Getty Images
C’était au sélectionneur de le voir et d’agir en conséquence en densifiant la zone. Il ne l’a pas fait. Les Bleus ont aussi coulé à cause de son conservatisme. Comment a-t-il pu laisser Michael Olise 72 minutes sur le terrain ? Les premières quarante-cinq minutes avaient déjà livré leur verdict. Deschamps ne l'a pas entendu.
Depuis un mois, Didier Deschamps avait toujours un coup d'avance. Face à l'Espagne, son plan A a été étouffé en trente minutes. Son plan B n'a jamais existé. On l’a senti désemparé sur son banc incapable de répondre à l’équation espagnole. Pourtant, la Roja fut telle qu’on l’imaginait. Plus le match avançait, plus il s’enfonçait dans son siège. Il n’a jamais su reprendre le dessus.
"On a une équipe d'Espagne qui est très forte, elle l'a démontré ce soir, et nous, on n'a pas trouvé les solutions", a-t-il constaté comme nous tous. Fallait-il passer à trois au milieu ? Lancer Jean-Philippe Mateta pour mettre du poids dans la surface adverse ? En tout cas, vu la tournure des évènements, il fallait un électrochoc. Comme ce fut le cas en finale au Qatar quand, à la 40e minute, il a sorti des cadres pour réveiller l’équipe. Ce mardi, rien.
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"On nous a vendu une équipe de méchants mais on s'est fait marcher dessus par l'Espagne"
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Arbitrage : Deschamps s’est trompé d’adversaire
Du stade, on n’a pas tout à fait saisi pourquoi Didier Deschamps fulminait de rage auprès du quatrième arbitre. À vrai dire, le penalty est assez peu contestable et les Bleus pouvaient même se réjouir de ne pas avoir jouer 75 minutes à 10 après le tacle terrible de Michael Olise sur Rodri. Après le match, le sélectionneur a déplacé le problème autour de la prestation de l’homme en noir : "Je vous demande, et je ne vais pas y répondre, je ne veux pas passer pour une pleureuse parce qu'on a perdu, mais est-ce que l'arbitre de ce soir avait le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupes du Monde ?" Deschamps s’est trompé d’adversaire mardi. En pointant l'arbitre, Deschamps a donné le sentiment de chercher ailleurs des explications qui se trouvaient d'abord dans son propre camp.
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