Après le premier tour de la Coupe du monde, comment s’articule l'équipe de France entre titulaires, remplaçants et oubliés

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Les premiers matches de l’équipe de France ont-ils permis de dégager un onze solide ? Chacun sait-il désormais, parmi les 26, quel sera son rôle jusqu’à la fin de la compétition ? A une ou deux exceptions près, la hiérarchie est très claire au sein de l’équipe de France. Elle a quelque peu évolué depuis l’arrivée aux Etats-Unis et il n’est plus certain qu’elle bouge jusqu’à la fin du parcours.

Voici notre équipe-type pour l'équipe de France

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De notre envoyé spécial à Boston,
Il flotte à Boston une douceur de vivre qui colle avec l’image qu’on s’en fait. Une ville bourgeoise, rangée, où rien ne semble vraiment dépasser. Même les écureuils de l’université de Bentley paraissent respecter le code de la route. Depuis leur installation dans le Massachusetts, les Bleus ont fini par épouser cette forme d’ordre tranquille.
Quelque chose s’est justement mis en ordre chez eux, sans heurts, mais avec une ligne directrice. Les matches ont fait le tri plus vite que prévu. Avant de basculer dans le tournoi final, Didier Deschamps sait avec quels hommes il compte vivre et avec lesquels il espère seulement survivre à un imprévu. Le onze de départ, les remplaçants et les hommes du bout de la liste : les rôles semblent aujourd’hui attribués.

Quel onze-type ?

Deux incertitudes demeurent et concernent l’entièreté du couloir gauche. Didier Deschamps a davantage fait confiance à Théo Hernandez qu’à Lucas Digne jusqu’ici, mais celui-ci s’est fait manger sur le but sénégalais et a provoqué un penalty contre la Norvège. On ne peut pas dire que Digne ait pris le pouvoir face à l’Irak et ce couloir reste le point le plus sensible dans l’organisation française. Qui débutera contre la Suède ? Si on s'en tient aux performances pures, Digne est devant, mais l’intensité d’Hernandez reste un atout.
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Hernandez s'est-il grillé pour la suite du Mondial ? "Digne n'a pas encore renversé la table"

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Devant eux, Bradley Barcola et Désiré Doué se disputent la place aux côtés des Trois Mousquetaires (Mbappé, Dembélé, Olise). Barcola semble aujourd’hui avoir une courte avance : plus direct, plus menaçant dans la profondeur et plus complémentaire du trio offensif. Pour le reste, même si Manu Koné a convaincu, les profils plus expérimentés et rassurants d’Aurélien Tchouaméni et Adrien Rabiot leur donnent une longueur d’avance. Alors que Jules Koundé, malgré un début de Mondial très fragile, conserve la confiance de Didier Deschamps face à un Malo Gusto moins à l’aise lorsqu’il s’agit de jouer le troisième défenseur central.
Le onze probable face à la Suède : Maignan – Koundé, Upamecano, Saliba, T.Hernandez ou Digne – Rabiot, Tchouaméni – Dembélé, Olise, Barcola – Mbappé.

Qui faire entrer en cours de match ?

Là-encore, la hiérarchie a évolué. Après les matches de préparation, il semblait clair que Rayan Cherki s’imposait comme la première solution en sortie de banc. Ses entrées en jeu aux Etats-Unis ont déçu. Si son profil très atypique le maintient dans la discussion, Désiré Doué (ou Bradley Barcola) figure aujourd’hui comme le 12e homme de cette équipe de France. Le 13e pourrait être Manu Koné, tranchant dès qu’il a du temps de jeu.
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"DD sait ce qu'il doit à Tchouaméni" : Koné a-t-il renversé la table ?

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Le Romain a complètement largué N’Golo Kanté et Warren Zaïre-Emery dans la bataille du milieu. Son profil plus offensif l’empêche encore de prétendre à une place de titulaire, mais il a tout fait pour mériter la sienne dans la rotation. Si ce sont les évènements du match qui conditionnent le coaching, Doué, Koné puis Cherki, dans cet ordre, constituent aujourd’hui le trio capable de rentrer en cours de match. Alors que Maxence Lacroix, lui, s’est imposé comme le recours principal de William Saliba, l’homme le plus fragile du onze avec un dos en souffrance.

Et les autres ?

En bout de liste, devant Brice Samba, Robin Risser mais derrière tous les autres, Marcus Thuram, N’Golo Kanté, Lucas Hernandez et Warren Zaïre-Emery pourraient trouver le temps long. Parce que, pour ce quatuor, il existe systématiquement une solution entre eux et les titulaires. À ce stade du tournoi, ils ne sont déjà plus des remplaçants. Ils sont devenus des solutions de secours. Mais leur engagement à l'entraînement, notamment pour Hernandez et Zaïre-Emery, témoignent qu'ils jouent le jeu.
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"Il y a des chances de voir Zaïre-Emery avec 0 minute"

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Malgré tout, à moins d’une épidémie, d’une avalanche de blessures ou de suspensions, ils auront bien du mal à grappiller une minute avant le 19 juillet. C’est le jeu de ces listes à rallonge qui multiplient les recours, mais divisent les temps de jeu. Malo Gusto, Ibrahima Konaté, Maghnès Akliouche ou Jean-Philippe Mateta partent d’un peu moins loin.
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