Coupe du monde 2026 | Argentin, 10 cartons rouges en un match, qui est Facundo Tello, arbitre du quart de finale France - Maroc ?

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Facundo Tello, arbitre argentin qui officiera lors du quart de finale entre la France et le Maroc se retrouve, malgré lui, au centre des critiques en France. Entre arbitrage clément pour les Lions de l'Atlas au dernier Mondial et match à 10 cartons rouges, les supporters des Bleus se méfient... à juste titre ?

Un arbitre argentin, un risque ? "Tout le monde devient fou dans cette affaire, c'est détestable"

Video credit: Eurosport

Si certains accusent la FIFA de franchir la ligne rouge, les polémiques autour de l'arbitrage de la Coupe du monde 2026 continuent. Après l'affaire Folarin Balogun, qui avait vu sa suspension annulée alors qu'il avait reçu un carton rouge, qui semblait logique, lors du match États-Unis - Bosnie, l'arbitre du quart de finale France - Maroc est au cœur des discussions.
Facundo Tello, homme en noir expérimenté de 44 ans, se retrouve, un peu malgré lui, au cœur des critiques, en partie à cause de sa nationalité argentine. Dans un contexte de rivalité exacerbée entre les deux pays depuis le sacre de l'Albiceleste au Qatar face aux Bleus, les supporters français se demandent comment un Argentin peut diriger une rencontre aussi importante pour l'équipe de France.
Arbitre FIFA depuis 2019, les Marocains gardent un excellent souvenir de lui. Il avait déjà participé à trois matches lors du Mondial 2022, dont le quart de finale entre le Maroc et le Portugal, remporté 1-0 par les Lions de l'Atlas. Une rencontre lors de laquelle il avait déjà fait parler de lui en oubliant de siffler un penalty qui n’aurait pas fait scandale pour les Portugais. L'Équipe lui avait d'ailleurs attribué la note de 4/10.

Une gâchette sensible

Si Lucky Luke tire plus vite que son ombre, la gâchette de Facundo Tello est, elle aussi, très sensible. Il avait été au centre de l'attention en 2022, lors du Trophée des champions d'Argentine entre le Racing Club et Boca Juniors. Un match spectaculaire où l'Argentin avait sorti pas moins de 10 cartons rouges, dont 7 après une bagarre générale en fin de partie.
Au total, il cumule 2107 cartons distribués, dont 75 de la couleur rouge, en 434 rencontres. Autant dire que le serial passeur Michael Olise, pas à l'abri d'une suspension après le maintien par la FIFA de son carton jaune reçu face au Paraguay, devra se méfier du serial cartonneur.

Les Bleus pas inquiets

Avec lui, les Paraguayens n'auraient peut-être pas fini à onze... Après un huitième de finale remporté 1-0, où l'arbitrage de l'Ouzbek Ilgiz Tantashev a été très critiqué pour ne pas avoir suffisamment sanctionné les provocations et les mauvais gestes des sud-américains, les supporters auront droit au profil opposé ce jeudi soir. Didier Deschamps a coupé court à toute polémique mercredi : "Notre adversaire, c'est le Maroc. Je ne vais pas considérer l'arbitre comme un adversaire. Il est là pour appliquer au mieux les lois du jeu". Le sélectionneur a assuré "faire confiance aux arbitres", qui seront par ailleurs tous argentins pour cette rencontre, y compris les assistants vidéo et les arbitres de touche.
Ces nominations n'ont, a priori, rien d'anormal puisque les arbitres de même nationalité travaillent régulièrement ensemble, pour des questions d'automatisme. "Il y a un besoin humain de complicité, et il y a la confiance technique", expliquait avant le Mondial à l'AFP l'arbitre français François Letexier. "Et le fait d'avoir une confiance technique absolue en son arbitre VAR (vidéo) apporte une sorte de légèreté, de confiance supplémentaire lorsqu'une décision serait amenée à être prise par lui".
Chez les joueurs, on se focalise avant tout sur la confrontation et le terrain. Dayot Upamecano s'est d'ailleurs exprimé sur le sujet : "Je ne me concentre pas sur qui est l'arbitre. Je n'ai jamais fait ça. On veut gagner ce match, c'est tout ce qui nous importe". De son côté, Robin Risser a été clair en expliquant "qu'il ne faut pas tomber dans la paranoïa" et que "si ces arbitres sont là, c'est qu'ils sont au niveau de la compétition".

Français et Argentins, pas si différents

Du côté des supporters argentins, les mêmes suspicions et polémiques avaient visé François Letexier, qui a arbitré le huitième de finale remporté 3-2 par les coéquipiers de Leo Messi contre l'Égypte. Or, ce sont finalement les Pharaons qui ont critiqué avec virulence l'arbitrage de la rencontre, la fédération a même demandé, ce mercredi, son exclusion pour des "erreurs d'arbitrage flagrantes", dont un but refusé à l'Égypte après intervention de la vidéo pour une faute à l'origine de l'action.
Des accusations "infondées" selon Pierluigi Collina, réputé comme le plus grand arbitre de tous les temps et responsable de l'arbitrage au sein de la FIFA, qui a défendu "l'intégrité des officiels" du Mondial. "Personne ne peut prétendre que l'arbitrage de la FIFA peut être influencé par qui que ce soit, pas même par le président de la FIFA", a ajouté l'ancien arbitre international italien.
"Le sentiment global est que, avec une philosophie de laisser jouer, l'arbitrage est à la hauteur", estimait dimanche l'ancien arbitre international français Bruno Derrien auprès de l'AFP.

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