Coupe du monde 2026 | Attention, cette Espagne monte en puissance...

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Clair, net et sans bavure. Alors que l'on lui promettait de vraies difficultés face à une équipe autrichienne accrocheuse, l'Espagne a déroulé, ce jeudi soir, en seizièmes de finale de Coupe du monde (3-0). Après une phase de groupes un peu décevante, les champions d'Europe ont sérieusement haussé le curseur. Et plusieurs facteurs illustrent la vraie montée en puissance de la Roja.

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Elle n'a toujours pas été mise en danger 

Depuis le début du tournoi, les hommes de Luis De La Fuente avaient été décevants offensivement. En revanche, ils n'avaient quasiment pas été inquiétés défensivement, face à des adversaires (Cap Vert, Arabie saoudite, Uruguay) certes assez peu inspirés. Ils ne l'ont pas été, non plus, face à une Autriche (3-0) que l'on disait un peu plus ambitieuse. Jeudi soir, les Espagnols n'ont pas concédé le moindre tir cadré. Ils n'en ont même subi que quatre depuis le début de la compétition. Unai Simon, le gardien de la Roja, est même devenu le portier ayant cumulé le plus grand nombre de minutes consécutives (519) sans encaisser de but en Coupe du monde. Le précédent record était détenu par Walter Zenga et résistait depuis le Mondial 1990.

Elle confisque le ballon 

Si l'Espagne est si peu exposée, c'est avant tout parce qu'elle est redevenue ce qu'elle était à ses plus grandes heures : une équipe dont la maîtrise technique et la qualité de pressing lui permettent de confisquer le ballon. "C'est une équipe très tranquille avec le ballon, a admis le capitaine autrichien David Alaba auprès de DAZN. Ils sont très forts dans la possession, ils le gardent beaucoup. Et après 90 minutes, il devient très difficile de courir après. Ils sont très sûrs techniquement."

Ses latéraux sont en feu 

À l'Euro, l'Espagne avait été portée par ses ailes. C'est toujours le cas depuis le début de cette Coupe du monde mais grâce... à ses latéraux. Marc Cucurella s'était déjà affirmé comme l'un des meilleurs joueurs de la phase de poules mais il a encore démontré, face à l'Autriche, que peu de joueurs lui étaient supérieurs à ce poste. Auteur de deux nouvelles passes décisives, le néo-joueur du Real Madrid est un danger constant offensivement. Et Pedro Porro, son pendant à droite, a lui aussi contribué en inscrivant son premier but avec la Roja. Ce, alors que Marcos Llorente, son concurrent direct, avait également été décisif lors du précédent match face à l'Uruguay (1-0)...

Elle a bien remplacé Nico Williams

Nico Williams a encore les adducteurs qui grincent ? Ce n'est peut-être plus un problème pour les champions d'Europe. Alex Baena a fait oublier son absence. Dans un registre très différent, le joueur de l'Atletico a brillé par sa qualité technique, sa disponibilité et son entente avec Cucurella. Avec un peu plus de réussite, il aurait même pu marquer sur un superbe coup franc mais a trouvé la barre. Mais c'est lui qui a offert le but à Pedro Porro.
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Elle a aussi son serial buteur 

Au sommet du classement des buteurs de ce Mondial, il y a Leo Messi, Kylian Mbappé (6 buts), Erling Haaland, Harry Kane (5 buts) et... Mikel Oyarzabal. En club, l'attaquant de la Real Sociedad n'évolue pas dans la même cour que tous ces hommes mais dans ce tournoi, il rayonne. Toujours bien placé, le joueur de 29 ans s'est offert un doublé en réussissant à se faire complètement oublier par la défense autrichienne. Ses coéquipiers savent le trouver facilement et comprennent parfaitement ses déplacements. Et c'est sans doute ça, le plus important. 

Et pourtant, Lamine Yamal a encore de la marge 

Et Lamine Yamal, dans tout ça ? La star du Barça a poursuivi sa montée en puissance en faisant énormément de différences balle au pied alors qu'il a, souvent, été suivi à la trace par deux, voire trois joueurs autrichiens. Mais il a aussi, parfois, manqué de spontanéité dans son jeu, et semblé un peu trop obsédé à l'idée de marquer. Alors qu'il a passé plusieurs semaines sans jouer avant ce Mondial, le joueur de 18 ans a encore beaucoup de marge. Et ce n'est vraiment pas rassurant pour les futurs adversaires de l'Espagne.
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