Coupe du monde 2026 - Avant France - Sénégal : Sont-ils si forts qu’ils en ont l’air ?

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Sur le papier, la France est la meilleure du monde. Et sur le terrain ? Ces dernières semaines, un doute a grossi après les matches de préparation et l’incapacité à intégrer correctement Ousmane Dembélé à l’équation. Ce mardi, face au Sénégal (21h), la France va savoir. Pas seulement parce que sa Coupe du monde démarre mais aussi parce que l’adversaire ne pardonnera rien.

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De notre envoyé spécial, à New York,
Les États-Unis sont un pays de lignes droites et d’angles droits. À Boston, les haies sont taillées au millimètre et les trottoirs si propres qu’ils semblent dessinés à la règle. Ici, 1+1 = 2. Tout paraît logique. Si la France s’inscrit dans son décor, elle finira championne du monde parce que personne, du bénévole dans le stade au chauffeur de taxi, ne lui imagine un autre destin. Aucune nation n’a autant de talent. New York et son joyeux décor foutraque vont-ils mettre le bazar dans cette histoire un peu trop impeccable ? France – Sénégal va donner les réponses que le monde attend.
Le plus gros choc de ce premier tour, entre le vice-champion du monde et le champion d’Afrique (sur le terrain au moins) va mettre à l’épreuve des Français que les US ont vu arriver gros comme une maison. De leur descente d’avion jusqu’à Boston, les Bleus la jouent façon Beatles en tournée avec un Kylian Mbappé plus populaire que jamais, du moins de ce côté de l’Atlantique. En France, l’euphorie s’est essoufflée depuis mars et les deux victoires convaincantes face au Brésil et à la Colombie.

Des questions périphériques et une interrogation centrale

Les matches de préparation n’ont convaincu personne et quelques interrogations fissurent l’armure : Dembélé aura-t-il un jour le même rendement en sélection qu’en club ? Théo Hernandez et Jules Koundé vont-ils retrouver leurs jambes ? Et la plus centrale d’entre toutes : la France peut-elle être championne du monde avec quatre attaquants et seulement deux milieux dans son équipe de départ ? Un contretemps ce mardi obligerait sans doute Deschamps à revoir ce qu’il a imposé depuis un an.
Il ne faut pas attendre bien longtemps pour lever les doutes ou les nourrir. Il n’est plus question d’ouvrir le bal avec le Honduras ou l’Australie comme depuis douze ans. Le Sénégal est un outsider sérieux, candidat aux quarts de finale. La seule aura de Mbappé ou le Ballon d’Or de Dembélé ne pèsera pas bien lourd face à l’engagement de Gana Gueye ou à l’agressivité de Kalidou Koulibaly. Et si les Bleus ne ferment pas les courants d'air aperçus face à la Côte d’Ivoire ou l’Irlande du Nord, Sadio Mané ou Iliman Ndiaye sanctionneront.
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Ne pas imiter l'Argentine

Au fond, il n’est même pas nécessaire de convoquer les fantômes de 2002 pour se faire peur. La feuille de match du Sénégal suffit. "Le Sénégal est un adversaire de très très haut niveau, a averti Didier Deschamps lundi. Il y a la même attente et le même respect que pour les autres adversaires mais je connais le potentiel du Sénégal. Il fait partie des meilleures équipes africaines et mondiales."
Au Qatar, l’Argentine a prouvé qu’on pouvait être championne du monde en ratant son entame. La meilleure façon d’y parvenir est quand même de convaincre d’entrée. Mardi, il ne s’agira pas encore de conquérir l’Amérique mais de répondre à une question simple : cette équipe est-elle aussi forte qu’elle en a l’air ?
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