Coupe du monde 2026 - Avant la demi-finale, que reste-t-il d'Espagne - France (5-4) en 2025 ?

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Il y a un an et un peu plus d'un mois, l'équipe de France s'inclinait en demi-finale de Ligue des Nations face à l'Espagne (5-4) après avoir été menée 5-1. Alors qu'ils retrouvent la Roja ce mardi en demi-finale de la Coupe du monde, les Bleus, bien différents, en particulier en défense, ont toutefois capitalisé sur plusieurs aspects de cette rencontre, à commencer par leur potentiel offensif.

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Aux origines du 4-2-3-1

Ce nouveau schéma plus offensif est en réalité né quelques semaines plus tôt face à la Croatie, en quart de finale retour de Ligue des Nations. L'équipe de France devait alors combler un retard de deux buts et n'avait pas d'autre choix que de se ruer vers l'avant. Face à une Roja autrement plus menaçante, Didier Deschamps avait décidé de ne pas changer son fusil d'épaule. Il ne le changera plus jamais, d'ailleurs : les vice-champions du monde vont disputer mardi, sauf énorme surprise, une 20e rencontre consécutive en évoluant en 4-2-3-1.

Des failles défensives mais un autre casting

C'est ce qui est resté, peut-être à tort, de ce dernier affrontement entre les deux équipes : l'écart un temps observé au tableau d'affichage. A la 67e minute de jeu, les Bleus étaient menés 5-1. Cinq buts signés Nico Williams, Mikel Merino, Lamine Yamal (x2) et Pedri, concédés après des erreurs individuelles plus ou moins grossières. On se souvient du match très compliqué de Clément Lenglet mais Pierre Kalulu, Ibrahima Konaté et Théo Hernandez ne furent pas plus inspirés.
Un quatuor qui, aujourd'hui, a disparu de la liste ou du onze de départ, pour laisser place à la caution de ce 4-2-3-1 offensif : la charnière Upamecano - Saliba. La meilleure du monde, tout simplement, alors que sur les côtés, Jules Koundé et Lucas Digne sont de plus en plus convaincants. "Si on est honnête, sans manquer de respect à chaque joueur titulaire ce jour-là, l’équipe qui a commencé défensivement n’avait aucun automatisme ensemble. Si on avait joué avec d’autres joueurs, le match se serait déroulé autrement", assurait ainsi Konaté devant la presse, dimanche. La suite lui a donné raison. Mais sans lui, malheureusement.
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La naissance d'un quatuor, un potentiel offensif XXL

Ce 5 juin 2025, après la défaite, Didier Deschamps avait déjà tout dit. Et répondu d'avance aux débats sur l'éventuel retour au 4-3-3 pour palier un certainement déséquilibre vers l'avant. "Il faudra trouver le juste équilibre, aussi parce qu'on est portés vers l'avant. Je ne veux pas renoncer à ça, parce qu'on a cette qualité-là". Une qualité incarnée par un quatuor aligné pour la première fois ensemble ce soir-là : Désiré Doué, Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé et Michael Olise, ce dernier évoluant derrière l'attaquant, et le Ballon d'Or plus à droite.
Derrière eux, un duo Adrien Rabiot - Manu Koné, tiens tiens, et sur le banc, du feu. Rayan Cherki avait notamment fêté sa première sélection avec un but, une passe décisive et une ouverture lumineuse sur le 5-3 pour sonner la révolte en sortie de banc. "Malgré le score large, on a continué sur notre voie", avait complété Deschamps. Et ils ne l'ont plus quittée.

Voilà comment on affronte cette Espagne

Au-delà de la composition de départ, c'est dans les intentions que les Bleus avaient marqué les esprits à Stuttgart. Loin du triste souvenir laissé lors de la demi-finale de l'Euro perdue contre cette même Roja (2-1) à l'Euro 2024, les hommes de 'DD' avaient agressé leurs adversaires d'entrée, avec une entame de très bonne facture et une fin de match canon. L'équipe de France avait ainsi terminé avec presque autant d'expected goals que son adversaire (2,78 contre 2,91), avec 24 tirs contre 16, 4 grosses occasions contre 5. Et une possession favorable (57%), ce qui est rarement anecdotique face à l'Espagne, qui n'avait plus encaissé quatre buts dans un match depuis 2014.
C'est probablement avec ce plan-là, les erreurs défensives et pertes de balles au milieu de terrain en moins, que les vice-champions du monde devront aborder leur demi-finale mardi. Cette envie d'agresser, de créer, de se projeter, leur avait permis d'apporter énormément de danger sur le but d'Unai Simon, qui n'est allé chercher qu'une fois le ballon au fond de ses filets depuis le début du Mondial. Il n'y a rien de plus risqué que de laisser cette Roja imprimer son rythme, mettre en place ses mouvements. Et les Bleus ont les clés pour l'en empêcher.
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Que reste-t-il de cette Roja ?

Là encore, c'est surtout en défense que les choses ont changé. La paire de latéraux - Pedro Porro et Marc Cucurella - était la même qu'aujourd'hui, au contraire de la défense centrale. Dean Huijsen et Robin Le Normand ont laissé leur place à Pau Cubarsi, pas toujours rassurant, et Aymeric Laporte, beaucoup plus consistant. Au milieu de terrain, Martin Zubimendi, titulaire il y a un an, est dans la liste mais il n'a pas disputé la moindre minute. Mikel Merino est devenu un supersub alors que Pedri n'est plus aussi indiscutable ni aussi performant. Rodri a retrouvé sa place, pas le rayonnement de ses plus grandes heures. Fabian Ruiz se bat pour sa place dans le onze et Dani Olmo est titulaire comme numéro 10.
Devant eux, le trio qui avait battu les Bleus lors de leurs deux derniers affrontements traîne un peu la patte. Mikel Oyarzabal est toujours là et très efficace, mais la différence de fraîcheur et d'explosivité de Lamine Yamal, revenu de blessure au début de la Coupe du monde, est criante. Nico Williams s'est lui aussi battu contre des pépins et s'est contenté de trois entrées en jeu jusqu'ici. En résumé, cette Roja fait moins peur qu'il y a un an.
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