Coupe du monde 2026 - Bouaddi superstar, l'énigme du n°9 Igor Thiago et l'ambition marocaine : les tops et flops de Brésil - Maroc (1-1)
Mis à jour 14/06/2026 à 08:14 GMT+2
Le Maroc a accroché le Brésil samedi soir (1-1) à New York, lors du premier choc de cette Coupe du monde 2026. Ayyoub Bouaddi, 18 ans, a régné sur le milieu de terrain, où d'anciens visages de Ligue 1 ont peiné, comme Igor Thiago à la pointe de l'attaque brésilienne. Les Lions de l'Atlas confirment, eux, leur nouveau statut. Les tops et flops.
Cherki peut-il être plus qu'un 12e homme ?
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Les tops
- Bouaddi, le gamin qui joue comme un grand
Ayyoub Bouaddi, 18 ans, premier match en Coupe du monde le soir de sa 4e sélection, face au Brésil. Oui, c'est bien ce gamin qui a régné au milieu de terrain dans le premier choc de ce Mondial, avec 85 ballons touchés, plus haut total derrière la charnière brésilienne Marquinhos-Gabriel. Le Lillois a l'insouciance d'un ado, le calme d'un joueur confirmé et la lecture de jeu d'un vieux briscard. On l'avait déjà vu parfaitement géré ses débuts en C1, le voilà révélé aux yeux du monde entier. Davide Ancelotti, adjoint de Carlo et futur entraîneur des Dogues, a dû l'observer avec amertume, lui qui risque de ne pas le voir à la reprise. Le staff des Bleus, lui, doit maudire le choix de celui qui aurait pu porter les couleurs de la France.
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- Vinicius-Hakimi, duel de haute volée
Pas de doute, c'était niveau Coupe du monde. En duel tout au long du match, Vinicius Junior et Achraf Hakimi ont livré une véritable bataille. Le Marocain fut globalement le plus souverain, imposant ses jambes de feu aux coups de boutoir du Brésilien. Mais il a suffi d'une escapade pour que le Madrilène en profite. Sur une action dont il a le secret, il a piégé toute la défense marocaine pour permettre aux siens, alors franchement secoués, d'égaliser. On devrait reparler de ces deux-là très vite dans ce Mondial.
- Pour le Maroc, un nouveau statut confirmé
Une demi-finale à la Coupe du monde 2022. Une victoire pour le moment donnée sur tapis vert à la dernière CAN. Le Maroc débarquait aux États-Unis avec une nouvelle étiquette dans le dos. Mais laquelle ? Une équipe en progrès ? Un sérieux outsider ? Le départ de Walid Regragui, remplacé par Mohamed Ouahbi, a pu distiller un léger doute, comme la retraite internationale de Romain Saïss ou les forfaits d'Abde Ezzalzouli et Nayef Aguerd. Mais l'entame des Lions de l'Atlas à New York les a balayés : cette équipe, rajeunie, mais qui a fait passer le Brésil pour un petit durant la première demi-heure, sera à prendre très au sérieux.
Les flops
- Igor Thiago, vraiment ?
Deuxième meilleur buteur de Premier League, Igor Thiago est arrivé au Mondial plein de confiance mais pourrait bien en avoir perdu une grosse partie. Pour sa cinquième sélection, l'attaquant de Brentford n'a tout simplement pas existé, avec un bilan famélique de 16 ballons touchés jusqu'à sa sortie à l'heure de jeu. Il aurait pu marquer pour son premier match de Coupe du monde mais a raté le ballon de la tête à bout portant (14e) avant de buter sur Yassine Bounou (52e). Trop de ballons perdus pour le reste et une certitude : Matheus Cunha, qui a beaucoup plus montré lors de son entrée, et Endrick ont des raisons de croire qu'ils peuvent le devancer dans la hiérarchie des attaquants pour la suite. Et dire que Joao Pedro est resté à la maison…
- Paqueta-Guimaraes, retrouvailles ratées
Il y a toujours une forme de curiosité – ou de nostalgie – à retrouver des joueurs bien connus réapparaître dans nos radars le temps d'une Coupe du monde. Ce samedi, l'envie était réelle de revoir Lucas Paqueta et Bruno Guimarares associés tant la tournure de leur carrière les a éloignés de la lumière. Le gaucher est retourné jouer au pays, à Flamengo, tandis que l'autre à vécu une saison pénible collectivement avec Newcastle. Ce vendredi, tout ceci s'est senti. Hors du coup physiquement, en décalage tactiquement, les deux milieux passés par l'OL n'ont pas pesé sur les débats et ont même handicapé le Brésil à la relance en première période en ne proposant que peu de décrochages ou de variété. La comparaison face à Bouaddi, dans le camp d'en face, a fait mal.
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