Coupe du monde 2026 I Demi-finale France - Espagne I Le jour d’y croire
Eurosport sur GooglePortée par une force collective et individuelle folle depuis son arrivée aux Etats-Unis, l’équipe de France débarque à Dallas avec des certitudes plein les bagages. Face à elle, les champions d’Europe en titre espagnols pour une finale qui ne dit pas son nom. Le rendez-vous est attendu depuis deux ans. Mais cette fois, les Bleus ont de grandes raisons d’y croire.
"L’Espagne est la bête noire des Bleus mais ce n’est pas une raison pour la craindre"
Video credit: Eurosport
À Dallas, c'est une autre Amérique. Celle des pick-up plus gros que des appartements parisiens, des drapeaux qui flottent comme des voiles et des Stetsons vissés sur les têtes. L’Amérique des grands espaces, celle qui tâche ses bolo ties de sauce barbecue. Ici, tout est plus grand, plus large, plus bruyant. Les Bleus changent de décor, pas de boussole.
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De Boston à Philadelphie, ils ont roulé sur la compétition et n'ont aucune intention de laisser leurs certitudes à la frontière du Texas. Ils quittent l’est mais pas question d’être à l’ouest pour autant. Six matches ont forgé bien plus qu'une série de victoires : une conviction. Et même si l'Espagne demeure l'étalon du football mondial, les Français ont désormais de trop solides garanties pour s’écrouler.
Si la France doit craindre quelqu'un, c'est nous
Cette finale qui ne dit pas son nom fait entrer le tournoi des Bleus dans une autre dimension. Jusqu’ici, ils ont imposé ce qu’ils étaient. Mardi, ils auront face à eux le collectif de référence. Champion d’Europe, favori, au moins au début de compétition, la Roja de Lamine Yamal est une machine qui ne sait pas s’adapter. "L'Espagne reste favorite", a prévenu Didier Deschamps qui préfère toujours faire porter à son adversaire ce statut qui peut être encombrant.
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Kylian Mbappé, de l'équipe de France, et Lamine Yamal, de l'Espagne, en action lors de la demi-finale de l'UEFA Euro 2024 entre l'Espagne et la France à la Munich Football Arena, le 9 juillet 2024 à Munich, en Allemagne.
Crédit: Getty Images
"Si la France doit craindre quelqu'un, c'est nous. C'est nous qui les avons éliminés la dernière fois. On verra bien ce qui se passera, mais on n'a pas peur", a rappelé Lamine Yamal vendredi à la télévision espagnole TVE alors qu'Adrien Rabiot a rappelé que les Bleus ne craignaient "personne".
Entre deux sélections qui imposent, le choc promet. Il est attendu depuis des semaines, des mois et même des années. La France et l’Espagne restent, aujourd’hui, les deux références européennes et c’est comme si tous les chemins nous menaient ici au pays du pétrole. En réalité, ce rendez-vous est dans les têtes depuis Berlin et cette demi-finale de l'Euro perdue face à une Espagne qui avait donné une leçon de football aux Bleus.
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"La Roja n'a pas l'air très fringante" : un France-Espagne qui va se jouer sur la fraîcheur ?
Video credit: Eurosport
Bête noire, vraiment ?
Depuis quatorze ans, aucune sélection n'a autant contrarié Didier Deschamps que l'Espagne. Le nul (1-1) arraché à Madrid, quatre mois après une élimination indiscutable face à la Roja (Euro 2012), fut pourtant un des actes fondateurs de ces nouveaux Bleus. Mais depuis, l’Espagne a battu quatre fois les Bleus, dont deux fois lors des 24 derniers mois. Bête noire des Bleus ? Peut-être mais ceux-ci n’ont jamais semblé aussi bien armés avec leurs quatre fantastiques devant, leurs cerbères au milieu et la meilleure charnière centrale du monde. En face, Lamine Yamal et le milieu référence suffisent à établir la menace.
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Que penser du Mondial de Yamal ? "Je sens qu'il une obsession de porter son équipe"
Video credit: Eurosport
Mais à Dallas, l’univers est, paraît-il, impitoyable et il restera sur le carreau une grande équipe armée pour aller au bout. Telle est la loi du genre. Pourtant, depuis cinq semaines et le début du bal, on cherche le défaut de fabrication de cette bande de pickpockets qui a vidé les poches du Sénégal, de l'Irak, de la Norvège, de la Suède, du Paraguay puis du Maroc. Les difficultés de Dembélé en Bleu, le manque d’équilibre, les latéraux : tout ce qui pouvait constituer une limite est quasiment devenu une force aujourd’hui. Mike Maignan et sa Coupe du monde à trois arrêts ne vous dira pas le contraire.
L’Espagne est passée par plus de doutes depuis son nul initial face au Cap Vert jusqu’à ses qualifications dans les derniers instants contre le Portugal puis la Belgique. Les deux équipes restent les dernières du Mondial à n’avoir jamais été menées une seule seconde au score. Elles sont surtout deux des trois grandes références depuis 20 ans. Mais dans le Lone Star State, il ne restera qu'une étoile.
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