Coupe du monde 2026 - Héros venus du banc, sauvetage royal, zéro pointé de l'Argentine : les tops et flops d'Espagne - Argentine (1-0)

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L'Espagne a remporté dimanche soir son deuxième titre de championne du monde en dominant l'Argentine (1-0) en finale de cette édition 2026. La solution est venue du banc et de Ferran Torres, entre autres, face à une Argentine plus que minimaliste qui n'aura pas tiré une fois durant le temps réglementaire. Les tops et flops de cette finale.

L'Argentine, le néant : "Donner ce spectacle en finale de la Coupe du monde, c'est triste"

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Les tops

  • L'Espagne, du quasi 100%
L'Euro 1984 perdu face aux Bleus restera donc, pendant encore au moins deux ans, comme la seule faille dans l'histoire des finales de compétitions majeures disputées par l'Espagne. 16 ans après sa première finale de Coupe du monde, la Roja a décroché sa deuxième étoile en deux finales disputées, dimanche soir. Également championne d'Europe en 1964, 2008, 2012 et 2024, voilà l'Espagne titrée pour la sixième fois en sept finales dans une grande compétition. Une certaine idée de la gestion des émotions.
  • La solution est venue du banc
La Roja et ses 20 tirs dont 12 cadrés s'est longtemps heurtée à un mur argentin de plus en plus solide à mesure qu'Emiliano Martinez montait en température. Mais sans s'affoler, elle a fini par trouver la clé. Nico Williams, entré à la 75e minute de jeu, s'est mué en passeur décisif d'une remise de la tête sur un centre de Pedro Porro. Et Ferran Torres, lancé à la 62e, a pris la cape d'Andrés Iniesta pour être à son tour l'unique buteur, en prolongations (106e), d'une finale de Mondial disputée par l'Espagne. Une reprise du gauche pleine de maîtrise qui a récompensé la meilleure équipe sur le terrain d'une part, mais aussi un titulaire devenu supersub dès le deuxième match de poules.
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Ferran Torres buteur face à l'Argentine.

Crédit: Getty Images

  • Cubarsi, l'incroyable sauvetage
On joue la 120e minute de jeu. L'Argentine n'en a eu aucune et n'en aura pas beaucoup plus, des occasions d'égaliser. Lionel Messi joue un coup franc rapidement, lance Giuliano Simeone à droite. Son centre puissant se dirige vers Marcos Senesi, défenseur entré en cours de jeu prêt à reprendre le ballon à bout portant. Mais Pau Cubarsi, gamin de 19 ans auteur d'une finale majuscule, se jette pour réaliser l'un des sauvetages du tournoi. Et éviter une séance de tirs au but plus que piégeuse à la Roja.

Les flops

  • Yamal – Messi, le duel qui fait pschitt
Le duel entre le gamin espagnol de 19 ans et le génie argentin de 39 ans était au cœur des attentes. Mais ni Lamine Yamal, qui n'aura clairement jamais retrouvé sa forme physique optimale aux Etats-Unis, ni Lionel Messi n'auront illuminé cette finale. Au moins l'ailier barcelonais a-t-il essayé, notamment sur un coup franc au bout du temps réglementaire (98e). Mais le joueur de l'Inter Miami, pas aidé par la prestation collective de l'Albiceleste, aura lui été carrément invisible.
  • L'Argentine, c'était 0
L'Albiceleste aurait pu entrer dans l'Histoire en remportant une seconde Coupe du monde consécutive. Mais la formation de Lionel Scaloni s'est trompée de porte en y entrant par la toute petite : elle n'a tout simplement pas enregistré la moindre frappe pendant le temps réglementaire, et n'a allumé sa première mèche qu'à la… 117e minute, sur un tir de Messi qui a assommé Mikel Merino sans aller jusqu'au but d'Unai Simon. Une prestation indigeste, une statistique à peine croyable et impardonnable étant donné la matière offensive qu'il y avait sur le banc.
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Lionel Messi cuts a dejected figure in the World Cup final

Crédit: Getty Images

  • Et le rouge a fini par tomber
Les hommes de Lionel Scaloni ont profité, durant tout le tournoi, d'une indulgence parfois étonnante des arbitres vis-à-vis de leur agressivité toujours à la limite, parfois exagérée. Mais Slavko Vincic, d'abord dans le même ton en n'avertissant pas Alexis Mac Allister pour une vilaine faute (14e), a ensuite sonné la fin de la récréation. Le couperet est tombé sur Enzo Fernandez, qui a perdu pied en une dizaine de minutes, d'abord pour protestations (82e), ensuite en faisant valser Pau Cubarsi juste avant les prolongations (93e). Il était temps, même si Leandro Paredes a eu tout le loisir de multiplier les fautes après son entrée en jeu, et malgré un rapide avertissement.
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"Si un Espagnol doit être Ballon d'Or, Rodri aura l'avantage"

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