Coupe du monde 2026 - L'antisèche de France-Espagne (0-2) : on ne les avait pas vus trop beaux mais ils ont fini bien moches
Par Arthur Merle
Mis à jour 15/07/2026 à 08:11 GMT+2
L'équipe de France a été surclassée par l'Espagne mardi soir (2-0), en demi-finale de la Coupe du monde à Dallas. Si séduisants jusque-là, la quasi-intégralité des Bleus, titulaires comme entrants, ont livré une prestation indigne face à une Espagne, elle, impeccable. Notre antisèche.
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Le jeu : L'Argentine 2022, mais sans la réaction
Quatre attaquants, un Ballon d'Or, la star du Real Madrid. Pour ne rien créer. Après une entame relativement intéressante et quelques sorties de balles bien senties depuis l'arrière, les Bleus ont eu les jambes coupées par un penalty bêtement concédé par Lucas Digne (1-0, 22e). Ils ne s'en sont jamais relevé, perdant William Saliba au passage et livrant une prestation indigeste et sans caractère, dans ce qui nous a rappelé la première période la finale de la Coupe du monde perdue face à l'Argentine.
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Sauf que contrairement à 2022, de réaction il n'y a jamais eu. La frappe de Kylian Mbappé contrée en corner (67e) fut la première vraie occasion d'une équipe de France méconnaissable et même pas reboostée par ses entrants. En face, l'Espagne a anesthésié la rencontre par son contrôle du jeu grandiose plus que par ses occasions, avec deux buts sur ses deux seules frappes cadrées, la deuxième signée Pedro Porro (2-0, 58e).
Les joueurs : Olise a démissionné, Digne les a condamnés
La Coupe du monde s'est très mal terminée pour les Bleus qui ont pris une leçon face à la Roja. Les quatre Fantastiques sont devenus tout à fait communs à l'image d'un Michael Olise complètement hors-sujet. Lucas Digne a souffert face à Lamine Yamal et ouvert la voie au succès de la Roja sur un penalty stupide.
En face, on retiendra évidemment la maîtrise des milieux de terrain espagnols et en particulier de Rodri, alors que Marc Cucurella continue de bluffer par son activité.
Le facteur X : Digne, l'erreur de gamin à 32 ans
On le répète, mais les vingt premières minutes de l'équipe de France furent prometteuses. Sauf que cette entame a été gâchée par une erreur de débutant d'un vétéran : Lucas Digne, 32 ans, qui a jugé beaucoup de tenter un contrôle de la tête plutôt que de dégager, sous pression, sans sa surface. Lamine Yamal s'est jeté sur l'occasion de le devancer et d'obtenir un penalty avec malice. Le début de la fin.
La stat : 0.3
L'équipe de France a enregistré 0.3 "expected goal" (xG) ce mardi contre l’Espagne, son plus faible total lors d'un match de Coupe du Monde depuis qu'Opta analyse la compétition (1966).
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"On nous a vendu une équipe de méchants mais on s'est fait marcher dessus par l'Espagne"
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La décla : Didier Deschamps (M6)
Il y a beaucoup de déception, les joueurs sont anéantis. On avait beaucoup d'ambition, même s'il faut être aussi logiques, et reconnaitre qu'aujourd'hui, on a été un ton en dessous sur le plan technique, face à une équipe qui a maitrisé son sujet. C'est d'abord de notre faute, je ne veux pas accuser qui que ce soit. Après, je pose une question et je ne vais pas y répondre : est-ce que l'arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ?
La question : Mais que leur est-il arrivé ?
Des scénarios, on en avait imaginé. Du festival de football offensif à la rencontre très fermée et tactique, on pensait avoir visé large. Mais ce match-là, on ne l'avait pas vu venir. Du moins pas celui des Bleus. On ne tombera pas dans la malhonnêteté en disant que l'équipe de France a pris la porte dès sa première vraie opposition : on a suffisamment répété la qualité du Sénégal ou du Maroc, sur lesquels les Bleus avaient marché. Cette élimination aux portes de la finale ne peut pas, ne doit pas faire oublier à quel point ils nous ont enthousiasmés, le monde du foot avec. On ne les avait pas vus trop beaux, ils l'étaient.
Mais que le retour sur terre fut violent. En face, le niveau a augmenté de trois crans, même avec un Lamine Yamal loin d'être transcendant. Celui des vice-champions du monde n'a pas suivi et c'est un euphémisme. Michael Olise n'avait pas choisi le bon soir pour livrer sa pire prestation en équipe de France, Ousmane Dembélé s'est réveillé trop tard, Kylian Mbappé a semblé impuissant. On pourrait tous les citer, en particulier pour leur piètre niveau technique, sauf Dayot Upamecano et Adrien Rabiot, patrons jusqu'au bout. Mais le deuxième, trop rapidement averti, a été remplacé dès la pause pour éviter le rouge.
Didier Deschamps a-t-il fait le bon choix en sortant son meilleur joueur à la pause, même dans ce contexte ? La question se pose, comme celle de la titularisation d'un Aurélien Tchouaméni pas à 100%, et comme le fait d'avoir laissé Olise sur le terrain aussi longtemps (72e). On aurait aimé voir des choix forts plus tôt… et des entrants plus impactants. Car aucun d'entre eux n'a secoué le cocotier.
Ils se disaient "méchants", mais tous ces Bleus ont semblé si gentils, si dociles, face à une Roja qui a fini sous les "olé". Menés puis muets pour la première fois du tournoi, les hommes de 'DD' n'ont pas su réagir. Et leur 14 juillet s'est transformé en défaite nationale.
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Frankreichs Kylian Mbappé kam im Halbfinale gegen Spanien kaum zum Zuge
Crédit: Getty Images
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