Coupe du monde 2026 - L'antisèche de France - Sénégal (3-1) : et la lumière fut pour les Bleus

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Apathique en première période, très emballante au retour des vestiaires, l'équipe de France a lancé sa Coupe du monde par un succès finalement convaincant face au Sénégal (3-1) mardi soir à New York. Les 45 premières minutes ont ressemblé à l'arrêt de mort du 4-2-3-1, les 45 suivantes ont révélé tout son potentiel. Notre antisèche.

C'est fou : "Mbappé est à deux doigts de devenir meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde"

Video credit: Eurosport

Le jeu : Le réveil a sonné avec 45 minutes de retard

Les Bleus, qui ont créé 0,02 expected goals durant le premier acte, ont lancé leur compétition en livrant tout simplement l'une de leurs pires mi-temps en Coupe du monde sous Didier Deschamps. Au-delà de l'aspect statistique et d'une production offensive inexistante, il y a eu ces pertes de balles, incalculables, cette sensation que chaque membre du quatuor offensif était plus perdu que l’autre, que le double pivot Aurélien Tchouaméni – Adrien Rabiot était livré à lui-même. Et qu'il fallait au moins un énorme Dayot Upamecano pour colmater les brèches, avec l'aide du poteau de Mike Maignan (25e) et de la maladresse d'Ismaïla Sarr (45e+6).
Puis, s'il était illisible en première période, le 4-2-3-1 a pris beaucoup plus de sens au retour des vestiaires avec un Michael Olise rayonnant dans son rôle de numéro 10. Les hommes de Didier Deschamps ont enfin mis la main sur cette rencontre, créé du jeu et des occasions, pendant que les Sénégalais, si tranchants en première période, attendaient la 79e minute de jeu avant de re-frapper sans être hors-jeu.
Olise a buté sur Mendy puis a allumé la machine à caviars, dont l'un a profité à son capitaine, enfin adroit (1-0, 66e). Bradley Barcola a mis deux minutes pour briller après son entrée (2-0, 82e) alors qu'Ousmane Dembélé avait passé 80 minutes à souffrir. Pour de bon, l'analyse de cette entrée en lice venait de changer. Et Mbappé (3-1, 96e) a refusé de laisser Ibrahim Mbaye (2-1, 95e) installer le doute.

Les joueurs : Mbappé les a tous fait taire, Dembélé, le Ballon dort

Le patron est de retour. Critiqué en France, Kylian Mbappé a rappelé pourquoi il était un des meilleurs joueurs de la planète, bien aidé par un Michael Olise inspiré à ses côtés. Derrière, Dayot Upamecano s'est baladé. En revanche, le problème Ousmane Dembélé n'est toujours pas réglé.
Côté sénégalais, la star Sadio Mané n'a pas existé, sauf quand l'arbitre et la VAR ont oublié de le sanctionner pour une faute sur Kylian Mbappé qui aurait dû lui coûter un penalty. Edouard Mendy a retardé l'échéance dans son but, alors que Jackson et Sarr ont manqué l'occasion de sanctionner les Bleus.

Le facteur X : Et Olise a pris les clés du camion

Discret voire un peu maladroit lors d'un premier acte qui l'a vu tantôt arpenter le couloir droit, tantôt décrocher très bas, Michael Olise a hérité d'un rôle bien plus clair en seconde période : celui d'un véritable numéro 10. Le jeu offensif des Bleus s'est alors transformé et sa connexion avec Kylian Mbappé, à l'origine du premier et troisième but des Bleus, a fait des ravages. Voilà une sacrée promesse.

La stat : 7/7

Celle-là, on ne lui enlèvera pas. Quoiqu'il advienne par la suite, Didier Deschamps aura confirmé que son équipe de France ne rate jamais une entame de grande compétition. Les Bleus ont ainsi remporté chacun de leurs sept matches d'ouverture sous les ordres de 'DD', à la Coupe du monde ou à l'Euro.

La décla : Kylian Mbappé (beIN Sports)

Je ne pense pas qu'on soit totalement lancé mais c'est toujours important de bien commencer les compétitions, ça donne plus de tranquillité. Ce n'était pas un match évident mais on sait qu'à tout moment on peut faire la différence et marquer. Une revanche personnelle ? Si je commence à jouer pour faire taire les critiques, je devrai jouer jusqu'à 80 ans. Je joue pour marquer l'histoire de mon pays et faire en sorte que mon équipe gagne la Coupe du monde.
 

La question : Un ajustement et la bonne formule ?

Il n'aurait pas fallu deux mi-temps comme la première. Apathiques, perdus et terriblement imprécis en première période, les Bleus ont d'abord donné tous les éléments pour relancer un débat déjà omniprésent avant cette première rencontre : combien de temps Didier Deschamps tiendra-t-il avec ce 4-2-3-1 ? Il faut dire que le sélectionneur tricolore et son staff n'avaient visiblement pas trouvé les mots justes pour que ce schéma fasse sens durant le premier acte, tant tout semblait brouillon dans les pieds, certes, mais aussi les têtes des joueurs.
Si on a coutume d'imaginer, dans ces cas-là, la soufflante reçue par les joueurs à la pause, DD avait visiblement gardé son influx nerveux pour penser tactique et faire le choix qui allait tout changer : décaler Ousmane Dembélé à droite pour laisser Michael Olise contrôler le jeu. Le Ballon d'Or n'en a pas profité, c'est un euphémisme, et le voir s'assoir sur le banc contre l'Irak ne choquerait personne. Mais le Bavarois, plus proche de Mbappé, beaucoup plus influent et libéré, s'est éclaté. Et (quasiment) tout le monde avec lui.
Mbappé a fait taire les critiques, Désiré Doué a haussé le curseur et même Jules Koundé s'est relevé d'un premier acte très difficile. Avec sept occasions nettes dont trois buts et un penalty oublié pour les Bleus, on a surtout enfin vu le potentiel offensif du 4-2-3-1 se révéler pleinement. Certains auraient imaginé Deschamps repasser au 4-3-3 dès la pause, lui est resté fidèle à son idée de base mais l'a remodelée. Est-ce la bonne formule ? Ce ne sera, en tout cas, plus un débat durant cette phase de poules.
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Les records de Kylian Mbappé

Crédit: Quentin Guichard


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