Coupe du monde 2026 - Notre classement des vingt buteurs de légende de l'histoire de la Coupe du monde, dominé par Lionel Messi (Argentine)

Eurosport sur Google

Lionel Messi est devenu en Amérique le buteur le plus prolifique de l'histoire du Mondial. Il figure à la première place de notre classement des buteurs de légende en Coupe du monde. De Pelé, à Kylian Mbappé, de Roberto Baggio à Cristiano Ronaldo, voici comment ces joueurs légendaires ont laissé leur emprunte sur la compétition planétaire.

Voici notre équipe-type pour l'équipe de France

Video credit: Eurosport

Par Frédéric Verdier

1 - Lionel Messi

Coupes du Monde disputées : 6 (2006-10-14-18-22-26)
Buts inscrits : 18
Impact en Coupe du Monde :
Vingt ans de bonheurs et de déceptions mondiales, que l’on peut tenter de résumer par trois tournois frustrants, puis deux derniers mondiaux de l’épanouissement absolu. En 2006, Lionel Messi se contente de quelques poussières, un but face à la Serbie-Monténégro pour ouvrir son compteur, puis plus rien. 2010 est encore moins fructueux, alors qu’on attendait mille promesses de son duo avec le flamboyant Diego Maradona en sélectionneur. 2014 le voit changer de braquet : 4 buts, tous en phase de poules néanmoins, meilleur joueur de la compétition, mais une défaite amère en finale face à l’Allemagne, après prolongation.
2018 sera pire encore, 1 but en poule, deux passes décisives contre la France n’empêchent pas la défaite (4-3) en huitièmes de finale. Tout doucement s’insinue l’idée d’une malédiction mondialiste de Messi, idée noire qui sera à jamais balayée en 2022.
Pourquoi ce classement :
À partir du Mondial qatari, au sein d’une équipe construite pour lui et autour de lui, dévoué corps et âme à son génie, Messi effectue un complet revirement de dimension. Le Pèlerin de Rosario abolit le poids des années, 7 buts à 35 ans pour ce titre mondial qui consacre sa carrière. Aux Etats-Unis, déjà 5 buts en 2 matches pour un placide prophète de 39 ans, que tous suivent aveuglément.

2 - Kylian Mbappé

Coupes du Monde disputées : 3 (2018-22-26)
Buts inscrits : 16 (8 dans la phase à élimination directe)
Impact en Coupe du Monde :
Bien plus qu’en club, sans commune mesure avec ses Euros, Kylian Mbappé exprime ses immenses qualités en Coupe du Monde. Dès 2018, c’est une flèche de 19 ans qui pique d’abord le Pérou, puis fait carrément exploser la défense argentine, pour frapper encore en finale. Quatre ans plus tard, c’est en leader d’attaque qu’il porte les Bleus à nouveau jusqu’en finale, avec ce chef-d'œuvre des 3 buts plus un tir au but. En surplomb de tout, cette œuvre d’art de la 82e minute : la volée de l’égalisation, comme un moment suspendu, hors de tout espace-temps.
Pourquoi ce classement :
4 buts en 2018, 8 en 2022 avec la couronne de meilleur buteur, 4 en trois matches de cette Coupe du monde américaine. Le compteur va encore s’affoler : avec Mbappé, c’est une certitude absolue.

3 - Pelé

Coupes du Monde disputées : 4 (1958-62-66-70)
Buts inscrits : 12 (7 dans la phase à élimination directe)
Impact en Coupe du Monde :
Pelé n’a pas toujours été le Roi. En 1958 pour ses débuts suédois, Il est d’abord un gamin de 17 ans diminué par une petite blessure qui diffère son entrée en lice au troisième match du tournoi, avant d’étinceler en quarts de finale, pour ne plus quitter le onze auriverde, avec en exergue un triplé face à la France en demies. Un doublé dont un chef-d'œuvre en finale, et voilà Pelé champion du monde pour un prodigieux baptême du feu. En 1962, symphonie inachevée : O Rei se blesse dès le deuxième match, le deuxième sacre mondial se fait sans lui. 1966, deux attentats bulgares et portugais ont raison de son physique et des ambitions brésiliennes, avant l’apothéose mexicaine de 70. Dans une sélection brésilienne constellée de grands joueurs (Rivelino, Tostão, Jairzinho, Carlos Alberto…) Pelé est épanoui comme jamais et enchaine les récitals. La finale contre l’Italie (4-1) est un zénith personnel et collectif.
Pourquoi ce classement :
12 buts en seulement 14 matches, une cascade d’offrandes à ses partenaires, buteur lors des deux finales qu’il ait jouées (et gagnées), mais bien au-delà des chiffres, ce mélange de technique parfaite, d’intelligence et de vitesse, un talent magique aux frontières de la sorcellerie.
picture

Pelé, le 21 juin 1970.

Crédit: Getty Images

4 - Miroslav Klose

Coupes du Monde disputées : 4 (2002-06-10-14)
Buts inscrits : 16
Impact en Coupe du Monde :
Moins charismatique que ses prestigieux partenaires de classement, l’attaquant germano-polonais a eu à peu près toutes les qualités, parfois bien cachées. Le jeu de tête en numéro un, et surtout le modèle du joueur complet, sérieux, toujours bien placé et quoique buteur, toujours au service du collectif, quel qu’il soit : il est le seul joueur à avoir atteint le dernier carré lors de chacune de ses quatre participations mondiales, avec une Mannschaft chaque fois remaniée.
Pourquoi ce classement :
Finaliste en 2002 et soulier d’argent, il est meilleur buteur en 2006, score encore quatre fois en 2010, avant le couronnement de 2014. L’Allemagne fonce vers son quatrième titre, et dans cette demi-finale paranormale (7-1) de Belo Horizonte face au Brésil, Klose marquera son 16e et dernier but en Coupe du Monde, dépassant ainsi Ronaldo et ses 15 buts. Il y a des symboles éminemment puissants…

5 - Ronaldo

Coupes du Monde disputées : 4 (1994-98-2002-06)
Buts inscrits : 15 (8 phase à élimination directe)
Impact en Coupe du Monde :
Si fort si jeune, Luis Nazario de Lima est sélectionné à 17 ans pour la Coupe du monde 1994, même s’il ne prendra pas part sur le terrain à la conquête du Tetra. Sa technique en mouvement, son pouvoir d’accélération prodigieux, et son sens du but létal vont faire de lui l’arme fatale du Brésil pendant une décennie. Lors de France 98, Ronaldo est cette fois le leader d’attaque, 4 buts inscrits, mais des convulsions avant la finale vont briser son élan et le voir traverser ce match comme un zombie.
Douce revanche en 2002, Il Fenomeno plane sur la compétition, meilleur buteur avec 8 buts dont un inoubliable doublé en finale pour la conquête de la Penta.
Pourquoi ce classement :
3 derniers buts en 2006, comme trois derniers feux, avant une douce extinction de ses dons de buteur en quarts face à la France, seule équipe qui l’aura dominé, et à deux reprises. Mais ces 3 buts le placent alors sur le toit du monde des scoreurs célèbres, en dépassant le total mythique de Gerd Müller, en place depuis 1974.
picture

Dembélé-Mbappé-Olise : "En l'état, pour les adversaires, le problème est insoluble"

Video credit: Eurosport

6 - Diego Maradona

Coupes du Monde disputées : 4 (1982-86-90-94)
Buts inscrits : 8
Impact en Coupe du Monde :
Superbement ignoré par Menotti en 78, jugé trop jeune pour accompagner le premier titre mondial de l’Argentine, c’est en star du Barça que Diego Armando Maradona se présente pour ce Mundial qui doit être celui de son avènement au niveau planétaire. Le match d’ouverture, perdu 1-0 face à la Belgique, est un subtil condensé de ce que sera cette Coupe du Monde pour Maradona. Trop nerveux, trop attendu, trop ciblé par les défenseurs, comme le poète italien Claudio Gentile. Face au Brésil les frustrations explosent, Diego se conduit comme un gamin batailleur et capricieux, avec un coup de karaté sur Batista qui lui vaut expulsion et opprobre générale.
Le Mexique 86 va voir mieux qu’une expiation : une réhabilitation complète, avec l’expression de son génie, enfin compris par Carlos Bilardo, qui a composé une sélection à son service, composée d’une brigade de joueurs rudes, disciplinés et laborieux. Le quart contre l’Angleterre exprime la quintessence de son talent, et sa part de filouterie. Main de Dieu puis passage en revue de toute l’équipe anglaise, son doublé entre dans la légende. Doublé encore en demie face à la Belgique, avant l’offrande finale vers Burruchaga pour le but du sacre.
Pourquoi ce classement :
Le Mondial 90 est un autre chef-d'œuvre, mais inachevé. Épaulé par une équipe encore plus limitée que quatre ans plus tôt, El Diez s’occupe de tout, demi-Dieu napolitain depuis des années, l’accueil du reste de l’Italie le peine mais le galvanise, pour échouer en finale à quelques minutes du terme, sur un sévère pénalty.
1994 marque la dernière danse, comme une métaphore de son Tango national, un pas en avant - ce but magique face à la Grèce, toute rage dehors, et ce contrôle positif à la cocaïne, deux jours plus tard, qui referme un des chapitres les plus extravagants de l’histoire du football.

7 - Just Fontaine

Coupe du Monde disputée : 1 (1958)
Buts inscrits : 13
Impact en Coupe du Monde :
Une seule Coupe du monde mais un véritable feu d'artifice. Remplaçant de Thadée Cisowski avant la compétition, il profite de la blessure de "Ciso" pour démarrer le Mondial comme avant-centre titulaire. Approvisionné en caviars de toutes sortes par Kopa et Piantoni, "Justo" fait feu de tout bois. Triplé face au Paraguay, but face à l'Écosse, doublé contre la Yougoslavie, doublé devant l'Irlande du Nord. Même le Brésil de Pelé ne lui résiste pas : Fontaine marque encore avant la blessure de Jonquet et l'avalanche auriverde. Le match pour la troisième place face à l'Allemagne sera son bouquet final. Un fabuleux quadruplé lui offre la couronne de meilleur buteur de la compétition, très loin devant tous les autres, même le jeune roi Pelé et son âme damnée Vava.
Pourquoi ce classement :
13 buts en six matches : même dans le football moderne, personne n'a jamais fait mieux que "Justo", terrassé deux ans après l’épopée suédoise par une grave blessure au genou. L'attaquant météore n'a brillé qu'un été, mais pour l'éternité.

8 - Gerd Müller

Coupes du Monde disputées : 2 (1970-74)
Buts inscrits : 14
Impact en Coupe du Monde :
Cuisses de lutteur, avant-centre trapu et court sur pattes, Gerd Müller ne paye pas de mine avec sa technique fruste et sa pointe de vitesse ordinaire. Passé ce troublant paradoxe, on a affaire à un des buteurs les plus décisifs de l’ère moderne. Toujours bien placé, robuste et courageux, Der Bomber sait attendre son heure, patient et froidement résolu. Le bilan est glaçant, 10 buts pour ses débuts en 1970 ponctués d’un doublé lors de la prodigieuse demie Italie-Allemagne. Le titre mondial de l’Allemagne à domicile est aussi le sien, 4 buts dont le deuxième but allemand de la finale face aux Pays-Bas, après un pénalty de chaque côté, le but du sacre, un but dans son genre, précis et dénué d’ornements. Il annonce sa retraite internationale à l’issue du tournoi, à 28 ans.
Pourquoi ce classement :
16 ans après Just Fontaine, Gerd Müller améliore le record du Français, d’une unité, au bout de sa deuxième participation. Sa retraite précoce laisse sa marque à 14, elle tiendra 32 ans.

9 - Eusebio

Coupe du Monde disputée : 1 (1966)
Buts inscrits : 9
Impact en Coupe du Monde :
La Panthère noire mène en Angleterre une sélection portugaise à l’ambition aiguisée pour la première fois. Elle s’appuie sur l’ossature du grand Benfica dont Eusebio est le fer de lance. Très attendu, le dernier match de poule face au Brésil de Pelé tourne court, le Roi est blessé par Morais et Eusebio signe 2 buts qui terrassent le double tenant du titre. Les Portugais vont s’incliner en demies face aux Anglais, malgré un but d’Eusebio, qui trouvera les ressources pour aller décrocher la troisième place face à l’URSS avec un nouveau but, pour un premier accessit dans l’histoire du football lusitanien.
Pourquoi ce classement :
Meilleur buteur du Mondial 66, Eusebio connaît son moment suspendu en quarts de finale. Mené 3-0 après 24 minutes par une étourdissante sélection Nord-coréenne, Eusebio va vivre des minutes Mbappesques, dignes des 40 dernières minutes de la finale 2022, quand un seul homme se rebelle contre l’inéluctable. Le joyau mozambicain inscrit un doublé avant la mi-temps, pour rendre l’espoir aux siens. Il se déchaînera en seconde période, pour signer un invraisemblable et renversant quadruplé. Son jour de gloire.

10 - Paolo Rossi

Coupes du Monde disputées : 2 (1978-82)
Buts inscrits : 9
Impact en Coupe du Monde :
Paolo Rossi montre ses canines de renard des surfaces dès Argentine 78, avec 3 buts mais c’est en 1982 qu’il signe le chef-d'œuvre de sa vie, sur trois matches seulement, les derniers de la Nazionale, qu’il va réveiller après une première moitié de Mundial avare en buts : triplé face au Brésil, doublé en demies face à la Pologne de Boniek et premier but de la finale face à l’Allemagne. Meilleur buteur du tournoi, Ballon d’Or dans la foulée, il prend place illico dans la légende azzurra.
Pourquoi ce classement :
Rossi ou la Rédemption : sélectionné malgré une violente opposition publique, en raison du scandale du Totonero, Enzo Bearzot le prefère à Pruzzo, Capocannoniere de la Serie A, et le choisit pour pallier le forfait de Bettega, blessé. Traversant le premier tour aussi isolé qu’un moine florentin, Rossi connaîtra un déclic aussi soudain que spectaculaire, face au Brésil de Socratès et Zico, pour un triplé désormais en lettres d’or dans tous les bréviaires d’Italie.

11 - Roberto Baggio

Coupes du Monde disputées : 3 (1990-94-98)
Buts inscrits : 9
Impact en Coupe du Monde :
Aisance hors norme balle au pied, élégance absolue et sens du but aiguisé, le prototype du meneur de jeu, replacé plus tard 9 et 1/2, grand éclaireur d’action de classe, Baggio a frappé fort d’entrée avec une belle Coupe du Monde en 1990, à domicile, dans un rôle à la Scapin, libre et malin. 1994 est son chef-d'œuvre : une Nazionale sans imagination s’en remet à lui, ballotée en huitièmes par le Nigeria, sauvée par deux inspirations géniales du Turinois, qui va enchaîner face à l’Espagne et la Bulgarie, avant de coincer en finale.
Pourquoi ce classement :
Co-meilleur buteur de l’histoire d’un pays quatre fois champion du monde (avec Rossi et Vieri) il Divin Codino a frôlé le statut de légende absolue. Il s’en est fallu d’un tir au but au Rose Bowl de Pasadena en 1994, et d’une volée qui suspend le temps et s’enfuit hors du but de Barthez, quatre ans plus tard, en une incertaine prolongation française.
picture

Roberto Baggio durante Italia-Brasile - Finale dei Mondiali di Usa '94

Crédit: Getty Images

12 - Sandor Kocsis

Coupe du Monde disputée : 1 (1954)
Buts inscrits : 11
Impact en Coupe du Monde :
Kocsis, roi des buteurs en 1954, est le symbole de cette équipe de Hongrie irrésistible à qui le titre semble promis. Après avoir démoli la courtoise suffisance anglaise à Wembley l’année d’avant, dans un officieux duel au sommet, entre les Magyars et les fiers insulaires dédaigneux, les hongrois cavalent et virevoltent autour de tous leurs adversaires, aussi impuissants que les autres, depuis quatre ans. L’Allemagne est éparpillée en poule 8-3 mais se récupère ensuite et se voit propulsée en finale, les Hongrois aiguisent leurs fourchettes. 2-0 après neuf minutes, l’addition s’annonce encore terrible, quand surgit le Miracle de Berne. Une pluie battante sur le Wankdorf, Kocsis et son pourvoyeur Ferenc Puskas piétinent, glissent et dérapent.
Pourquoi ce classement :
11 buts en cinq matches de Coupe du Monde, personne n’a jamais fait mieux que ce buteur obsessionnel au réalisme permanent, quel que soit son maillot. 75 buts en 68 sélections, et 82 buts en 126 matches avec le Barça. Irremplaçable.

13 - Geoff Hurst

Coupes du Monde disputées : 2 (1966-70)
Buts inscrits : 5
Impact en Coupe du Monde :
Une première cape peut annoncer votre destin. C’est le cas de Geoffrey Hurst, appelé pour la fois avec les Three Lions contre l’Allemagne à Wembley, quelques mois avant la Coupe du monde 1966, celle-là même qui doit enfin placer l’Angleterre sur l’échiquier mondial, après des années de bouderie condescendante de la part du pays créateur de ce sport. Vite adopté, Geoff le Hammer va devoir à la blessure de Jimmy Greaves de finir le tournoi comme titulaire. Titulaire et National Heroe.
Pourquoi ce classement :
À jamais premier joueur à signer un triplé en finale de Coupe du Monde, son jour de gloire, et l’ombre d’un doute, celui qui entache le but du 3-2 en prolongation, ligne entièrement franchie, le fait sera contesté jusqu’à leur dernier souffle par les onze allemands, inconsolables et seuls, dans cette marée de félicité rouge que fut le vaisseau de Wembley en cet été 1966.

14 - Cristiano Ronaldo

Coupes du Monde disputées : 6 (2006-10-14-18-22-26)
Buts inscrits : 10
Impact en Coupe du Monde :
Vingt ans de football au plus haut niveau pour le seul homme à marquer une fois au moins lors des 6 Coupes du Monde qu’il a jouées. Son but le plus fort : ce coup franc contre l’Espagne en 2018 pour arracher le nul 3 partout, à la dernière minute. Les deux derniers, contre l’Ouzbekistan à 41 ans. Indémodable !
Pourquoi ce classement :
Longévité, efficacité, régularité, mais seulement au premier tour. Jamais de but en match à élimination directe. La malédiction pourrait être vaincue en seizièmes de ce Mondial américain.
picture

"Aujourd'hui, il est quasiment irréprochable"

Video credit: Eurosport

15 - Ademir

Coupe du Monde disputée : 1 (1950)
Buts inscrits : 9
Impact en Coupe du Monde :
Idole de tout un pays en 1950, qui va rêver à son premier titre mondial à travers les performances de l’homme-but de Recife, sacré meilleur buteur du tournoi. Queixada entre illico dans l’histoire en devenant le premier auriverde à marquer dans le mythique stade Maracaña de Rio de Janeiro.
Pourquoi ce classement :
Ce même temple du football brésilien et mondial hurlera son désespoir lors du match final de cette coupe du monde, promise au Brésil, mais chapardé par l’Uruguay de Ghiggia et Schiaffino. Ademir ne trouvera pas l’ouverture, ses 9 buts restent une symphonie inachevée.

16 - Thomas Müller

Coupes du Monde disputées : 4 (2010-14-18-22)
Buts inscrits : 10
Impact en Coupe du Monde :
Müller fait presque oublier son prestigieux homonyme Gerd dès ses premiers pas dans un Mondial, à 20 ans seulement. Grand animateur offensif de la Mannschaft dans son périple sud-africain, avec Klose et Podolski, Müller fait admirer un sens du but étonnant, sans être ni rapide, ni physique, ni spécialement technique. L’archétype du joueur complet, et comme disait Aznavour "le geste est précis et j’ai du ressort !"
Pourquoi ce classement :
Lancé vers les records les plus fous, 10 buts à seulement 24 ans, dans une sélection aussi dominante que l’Allemagne, Müller restera muet lors des deux coupes du monde suivantes, laissant son coéquipier Klose aller chercher le record de Ronaldo.

17 - Teofilo Cubillas

Coupes du Monde disputées : 3 (1970-78-82)
Buts inscrits : 10
Impact en Coupe du Monde :
Dribbles, "vista", vivacité, technique, Teofilo "El Nene" avait tout : comment oublier l’élégance de ce buteur-meneur de jeu, emblème de l’Allianza Lima et de la meilleure sélection péruvienne, celle des années 70, dont ce joueur de poche fut autant le talisman que le chef de file, dix années durant.
Pourquoi ce classement :
Comme son homologue Thomas Müller, Cubillas frappe fort sur ses deux premiers Mondiaux : 5 buts à chaque fois. Adoubé successeur de Pelé par le Roi lui-même, la couronne était un peu large, mais ses coups francs, ses "exters" et son habilité hors norme face au but, lui valent deux podiums des buteurs en 1970 et 1978.

18 - Roger Milla

Coupes du Monde disputées : 3 (1982-90-94)
Buts inscrits : 5
Impact en Coupe du Monde :
Un Mundial pour apprendre, cette Coupe du Monde espagnole où le seul M’Bida marque pour le Cameroun, Roger Milla voit avec amertume les Lions être domptés et devancés par Pologne et Italie au premier tour. Les deux finiront sur le podium mondial. Six ans plus tard, la leçon est bien retenue, Milla virevolte et fait étalage de sa malice infinie, en mystifiant René Higuita, le fantasque gardien-dribbleur.
Pourquoi ce classement :
4 buts et un quart historique en 1990, et une entrée dans le panthéon du foot, en solo, quatre ans plus tard, en devenant à 42 ans le buteur le plus âgé d’un Mondial, au sein d’un Cameroun pourtant en perdition.

19 - Grzegorz Lato

Coupes du Monde disputées : 3 (1974-78-82)
Buts inscrits : 10
Impact en Coupe du Monde :
Longévité exceptionnelle pour un avant-centre des années 70, Lato se distingue sur les trois Coupes du Monde qu’il dispute, sacré meilleur buteur dès l’édition 74 (7 buts) devant le très attendu Gerd Müller, quels que soient les partenaires à lui être associés, Denya et Szarmach d’abord, Lubanski ou la flèche Boniek ensuite, avec deux podiums à la clé.
Pourquoi ce classement :
Lato le divin chauve incarne l’âge de la sélection polonaise, vitesse de course impeccable qui va se muer avec les années en flair mâtiné d’altruisme. Le héros d’une nation, qui oubliait un moment, grâce à Lato et les siens, l'époque lugubre qu’elle traversait.

20 - Oleg Salenko

Coupe du Monde disputée : 1 (1994)
Buts inscrits : 6
Impact en Coupe du Monde :
Le Salenko-Cigale, ayant dansé tout l’été… On connaît la fable, sauf que dans le cas du Russe, c’est à peine un début d’été, celui de 1994 aux États Unis. Dans une sélection russe à la dérive, il n’est d’abord qu’un attaquant de 24 ans, venu des tréfonds de la Liga, le CD Logroñés. Après un revers logique face au Brésil, Salenko s’extrait de l’anonymat au début du deuxième match, en inscrivant un penalty face à la Suède de Thomas Ravelli. Mais ce n’est vraiment rien à côté de ce qui attend le Prince Oleg lors du 3e match, face au Cameroun, avec une victoire 6-1 qui élimine les deux équipes, mais qui passe à la postérité.
Pourquoi ce classement :
Héros mythique de ce Russie-Cameroun, malgré le but du quadra Milla, Salenko entre dans l’Histoire par un portail singulier : le seul joueur à signer un quintuplé dans une Coupe du Monde, dont il finira meilleur buteur, en jouant trois matches.
picture

"10 ans avec Bleus et... 4 buts en 5 jours" : Dembélé a enfin explosé

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité