Coupe du monde 2026 | "Quand tout le monde commence à y croire…" : Team USA et le fol espoir d'aller au bout

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En tête du groupe B, les Etats-Unis réalisent un début de Mondial parfait. A domicile, devant ses supporters, Team USA a remporté ses deux premières rencontres avec un succès, vendredi, face à l'Australie. A la sortie de la rencontre, tous les acteurs et les observateurs étaient enthousiastes pour les hommes de Mauricio Pochettino. De là, pour certains, à les voir aller soulever le trophée. Fou.

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Imaginez à l'ouverture du Mondial, le 11 juin, que l'on vous dise : "les Etats-Unis peuvent envisager d'aller en quarts de finale sans trop de problèmes." Vous auriez sûrement ri au nez de l'audacieux qui vous aurait annoncé cela. Sauf que voilà, Team USA est à deux victoires en deux rencontres. Un succès convaincant contre le Paraguay (4-0), puis une victoire probante contre l'Australie (2-0) et les voilà les Américains qui se dégagent la voie pour le tableau final. Ils n'auront besoin que d'un nul pour s'assurer une place dans une partie abordable jusqu'aux quarts, nous y reviendrons.
D'abord, évoquons la formidable liesse populaire au stade de Seattle. Une formidable marée rouge et blanche s'est pressée dans les tribunes pour admirer les ouailles de Mauricio Pochettino. Sans forcément impressionner, les Américains ont déroulé leur partition emmenés par un Folarin Balogun impeccable, un Weston McKennie dans tous les bons coups et un Alex Freeman décisif. Tout cela sans leur joueur star, Christian Pulisic, blessé au mollet. La preuve d'une grande profondeur d'effectif qui permet de voir venir. Un projet de jeu enthousiasmant et voilà que les Etats-Uniens se prennent à rêver, avec l'appui de tous leurs supporters.
Il y avait une connexion parfaite entre les tribunes et les joueurs
"Après la rencontre, j'étais ému parce que je trouve que les supporters ont été incroyables. La manière dont ils célèbrent notre victoire, ça a également ému les joueurs. Il y avait une connexion parfaite entre les tribunes et les joueurs et ça me rend fier parce que c'était ce que nous voulions", a réagi Mauricio Pochettino en conférence de presse. Loin d'être le sport le plus populaire au pays de l'Oncle Sam, le "soccer" est en train de gagner les coeurs des Américains qui ont enchaîné deux succès dans un Mondial pour la première fois depuis près d'un siècle, en 1930.
Habituellement si taciturne, le capitaine Tim Ream a fondu en larmes après la victoire contre l'Australie. "Je n'ai aucune idée de ce que c'était honnêtement. Je pense que c'était un mélange de tout, on est en 16es de finale, et ce genre de vague peut vous submerger. Peut-être que c'est le fait que ma famille était là pour me regarder, se rappeler tout ce qu'on a mis et en récolter les fruits. Tu te fais submerger par un million de pensées différentes. Je ne suis pas émotif, mais ça a pris le dessus", a réagi le défenseur central dans des propos relayés par The Athletic.
Voilà ce que signifie ce début de Mondial pour les Américains, qui ne veulent pas s'arrêter en si bon chemin. "Les Etats-Unis se sont construits sur le fait d'y croire", a relevé Weston McKennie, l'un des joueurs phares de l'effectif des stars and stripes. Tandis que Folarin Balogun embrayait : "Je suis au courant que le pays nous supporte. Mais je suis juste concentré sur la récompense finale", a ajouté l'attaquant monégasque. "On doit faire comme depuis le premier jour : croire que l'on peut gagner", a rappelé le sélectionneur américain.

Les choses ont changé

Un état d'esprit qui a inspiré Thierry Henry, consultant pour la chaîne américaine Fox News. "Mauricio Pochettino a dit : 'si on veut gagner la compétition'. Avant il aurait dit : 'on va voir jusqu'où on peut aller'. Cela montre que les choses ont changé", a réagi le champion du monde 1998. Lui-même connaît l'apport d'un Mondial à domicile. "Même si on n'avait pas participé en 1990 et en 1994 (avec les Bleus, ndlr), on a fait 1998. Soudainement, quand tout le monde commence à y croire, des choses peuvent arriver."
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En jetant un œil, au parcours probable des Etats-Unis, on se dit que cet espoir n'est pas totalement irrationnel. En l'état, selon le "bracket" mis à jour par la BBC après chaque match, les Etats-Unis joueraient la Bosnie-Herzégovine, puis possiblement la Tchéquie pour s'offrir soit un quart de gala contre l'Espagne, soit une affiche plus abordable contre l'Uruguay. Dans ce cas, les voir dans le dernier carré ne serait pas totalement surprenant. S'il y en a bien un qui y croît, c'est Zlatan Ibrahimovic himself. Aux côtés de Henry sur le plateau de Fox News, "Ibra" a été interrogé sur la possibilité de voir les Américains aller au bout de leurs rêves. Une réponse, courte mais sans équivoque : "oui". Décidément, la folie du "soccer" s'est bien emparée de tout le monde.
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