Coupe du monde - Bilan des Bleus - Les patrons, les déceptions et les questions avant Zidane : le verdict du Mondial

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Une Coupe du monde ne sacre pas des champions, elle redistribue les destins. Pendant six semaines, certains Bleus ont changé de dimension, d'autres ont perdu du terrain ou confirmé leurs limites. À l'heure où Zinedine Zidane s'apprête à ouvrir une nouvelle page, ce Mondial dessine déjà la hiérarchie de demain et les chantiers du nouveau sélectionneur. Et elle réserve quelques surprises.

66 buts avec les Bleus, dont 22 en Coupe du monde : "Sans Mbappé, la France serait partie plus tôt"

Video credit: Eurosport

De notre envoyé spécial aux Etats-Unis,

Les patrons : Mbappé, Upamecano

Eux sont tout là-haut. Les meilleurs joueurs du monde à leur poste. Zinedine Zidane a deux joyaux autour desquels il va construire son équipe. Kylian Mbappé a rappelé qu’il ne fallait jamais douter de lui, il est fait d’un autre bois. Leader de cette génération, il a les épaules pour l’amener au plus haut, il faut simplement espérer que, désormais, les débats se passionnent autour de lui. Peut-être que l’aura de Zidane peut convaincre les derniers inconscients. Certaines discussions ne méritent même plus d'être ouvertes.
Il lui a fallu 45 minutes face au Sénégal et Nicolas Jackson qui fut le seul à lui poser vaguement des problèmes. Pour le reste, Dayot Upamecano a sorti un tournoi extraordinaire. Son engagement total a fini par dissuader tous les attaquants de croiser son chemin et on a vu le pauvre El-Khanouss changer la trajectoire de ses courses pour éviter le pitbull des Bleus. Sa seule entrée face à l’Angleterre a renversé le match. Quelle Coupe du monde… On n’oubliera pas Dayot !
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Dayot Upamecano contre le Paraguay, le 4 juillet 2026.

Crédit: Getty Images

Les lieutenants : Saliba, Rabiot

William Saliba a donné son corps pour la France. L’ancien Stéphanois a joué cinq semaines avec une fracture du dos en serrant les dents très fort. Préservé aux entraînements, il a contrôlé tous ses adversaires et hormis dix premières minutes passives face à Viktor Gyokeres en 16e de finale, le Gunner s’est baladé. Il va falloir se reposer, un bon moment, et revenir tranquillement martyriser les attaquants adverses.
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"Rabiot est un capitaine qui ne dit pas son nom"

Video credit: Eurosport

Chaque compétition nous rappelle à quel point Adrien Rabiot est fondamental en équipe de France. Et sa sortie hâtive, et mal gérée par Didier Deschamps, face à l’Espagne a sans doute précipité la chute des Bleus. C’est lui qui avait le mieux démarré la compétition face au Sénégal distribuant les caramels quand ses coéquipiers avaient les jambes qui tremblaient et c’est lui qui a le mieux fini face aux Espagnols. Rabiot, c’est de l’intensité, de la présence et de l’intelligence à chaque instant. Il doit être le premier nom du milieu de terrain de Zizou.

Ceux qui peuvent tout changer : Olise

Il reste un mystère à part entière. C’est peut-être ça au fond l’ADN profond de ce joueur insondable, dont on ne connaît pas grand-chose. Enchanteur face à la Suède, il a livré l’une des prestations les plus fantastiques qu’on ait vue en 14 ans à suivre l’équipe de France. Puis, il a débranché le courant.
Pris dans les bouchons face au Paraguay, peu inspiré contre le Maroc et démissionnaire en demi-finale, Olise s’est montré exceptionnel dans le confort, transparent dès que l’intensité est montée d’un cran. Il finit meilleur passeur d’un tournoi symbolisé par son match contre l’Angleterre. Avec lui, c’est tout ou rien. Mais si Zidane, qui connaît plutôt bien le poste de meneur, résout le mystère Olise, la France sera injouable.
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"Une telle grâce, on a rarement vu ça depuis Zidane"

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Maignan a vécu un tournoi frustrant à cinq arrêts mais on ne peut pas vraiment lui reprocher grand-chose, même les six buts concédés contre l’Angleterre. Maignan avait sorti un Euro gigantesque, ce fut plus quelconque aux Etats-Unis. Les Bleus ont besoin de Magic Mike.

Un statut en question : Dembélé, Tchouaméni, Koundé

Ils ont déçu mais dans des proportions différentes. Ousmane Dembélé a beaucoup marqué (6 buts) mais son tournoi laissera peu de trace. On attend beaucoup plus d’un Ballon d’Or qu’une phase à élimination directe truffée de pertes de balle.
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Aurélien Tchouameni avec l'équipe de France au Mondial 2026

Crédit: Getty Images

Ce fut plus embêtant encore pour Aurélien Tchouaméni dont l’impact sur l’équipe ne cesse de s’estomper. Sacrifié par Deschamps pour l’équilibre du onze, on s’attend à le voir dans un autre rôle avec Zidane. Sa demi-finale face à l’Espagne où il a passé son temps à se cacher n’est pas digne de son talent. Même si sa blessure à la cuisse n’a pas dû faciliter les choses. Qui sera l’arrière droit de Zidane ? Les limites offensives de Jules Koundé pourraient être rédhibitoires même si le Barcelonais a finalement plutôt bien tenu son couloir.

L’avenir leur appartient : Koné, Doué, Barcola

Le futur est entre de bonnes mains et ces trois-là l’incarnent à merveille. Ils n’ont pas le même âge mais ils ont profité de cette Coupe du monde pour débarquer sur la grande scène. Manu Koné a justifié la grande confiance accordée par Didier Deschamps. Dans un registre différent de Tchouaméni et Rabiot, il a étalé son talent balle au pied. S’il fallait repasser à trois au milieu avec Zidane, on sait déjà qui accompagnera les cadres.
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Manu Koné, titulaire contre le Paraguay

Crédit: Getty Images

Bradley Barcola a parfaitement fait ce qu’on lui a demandé. On retiendra ses grandes chevauchées face à la Suède ou son entrée fantastique contre le Sénégal. Lui aussi apporte de la variété avec sa vitesse et ses provocations. Doué, lui, est programmé pour ce genre de rendez-vous. On aurait peut-être pu attendre plus du Parisien. Mais il n’a que 21 ans. Son rendement fut inégal mais il a prouvé, par séquence, qu’il avait un truc en plus. Personne n’oubliera que c’est son entrée en jeu qui a débloqué la situation contre le Paraguay.

Il va falloir les secouer : Cherki, Konaté, Lacroix, Digne, Gusto, Théo Hernandez

Le niveau d’attente n’était pas le même pour cette bande des cinq et le degré de déception est proportionnel. Elle est grande concernant Rayan Cherki. Il avait fait naître des promesses qu’il n’a pas tenues jusqu’à finir sa compétition en se brouillant avec Didier Deschamps. Personne ne doute de son talent, Zidane devra mieux le cadrer. À l’image de sa saison poussive à Liverpool, Konaté n’a pas bien géré le peu qu’il a eu à se mettre sous la dent. Inspiré devant les micros, beaucoup moins sur le terrain, il doit retrouver la confiance pour challenger la charnière. Bon courage !
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Rayan Cherki face à l'Angleterre

Crédit: Getty Images

Après une promotion express, Maxence Lacroix a profité des fragilités de Saliba pour grappiller du temps de jeu. Il ne fut pas toujours irréprochable. Mais il a gagné sa place dans le groupe. Lucas Digne, lui, a vécu un Mondial correct jusqu’à ce penalty concédé stupidement face à Lamine Yamal.
Personne ne mettra sur son dos l’élimination mais les Bleus peuvent-ils continuer avec une aile gauche aussi faible ? Car Théo Hernandez a encore montré ses limites pour le très haut niveau. Son match face à l’Angleterre fut un naufrage. Zidane a un chantier prioritaire : muscler le poste de latéral. À droite aussi, Malo Gusto s’est perdu lors du match pour la troisième place. L’une des pires prestations qu’on ait vues en équipe de France. Pas de quoi condamner l’ancien Lyonnais mais il va devoir se ressaisir.  

À revoir : Risser, Zaïre-Emery

Robin Risser s’est fait canarder durant six semaines mais il a plutôt fait bonne impression à l’entraînement. Évidemment, il doit passer encore des tests grandeur nature mais il semble avoir le bon profil. Incontournable au PSG, Zaïre-Emery a vécu une Coupe du monde frustrante. Impeccable lors de son entrée en jeu face au Maroc, il a sombré contre l’Angleterre. Il doit trouver la même régularité qu’en club mais l’avenir passe aussi par lui.
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Warren Zaïre-Emery

Crédit: Getty Images

Un avenir incertain : Thuram, Akliouche, Mateta, Samba

Thuram et Akliouche ont vécu le même séjour américain. Sans impact en compétition, sans assez d’envie à l’entraînement. La question de leur maintien dans le groupe se pose alors que Zidane va forcément avoir de nouvelles idées. Oui, Thuram met l’ambiance, créé du lien. Mais un moment, il faut aussi avoir un rôle à jouer sur la pelouse. Mateta a secoué l’attaque face au Maroc mais est-il une solution d’avenir ? Samba est accroché au poste de deuxième gardien mais à 32 ans, va-t-il repartir ?

C’est la fin : Lucas Hernandez, N’Golo Kanté

Les deux champions du monde 2018 n’ont pas joué une minute en 2026. Leur expérience a rendu des services mais il est sans doute temps pour eux de laisser tranquillement leur place dans deux secteurs où la concurrence ne manque pas. A 35 ans, on voit mal Kanté rempiler. Alors qu’Hernandez, s’il est plus jeune (30 ans), a déjà beaucoup demandé à son corps dans une carrière heurtée par les blessures. Quoiqu’il arrive, la France leur sera éternellement reconnaissante.
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N'Golo Kante nie wystąpił w żadnym meczu mundialu

Crédit: Getty Images


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