Coupe du monde - La Belgique a perdu Tielemans puis Courtois avant d'être éliminée par l'Espagne : la chance n'a encore pas tourné du côté des Diables

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Avant le quart face à l'Espagne (2-1), la Belgique a perdu son capitaine Youri Tielemans. Pendant le match, c'est sa muraille Thibaut Courtois qui est sorti sur blessure, avant de céder dans les dernières minutes. Rudi Garcia l'a reconnu, les Diables Rouges ont manqué de chance. Les Belges, moins attendus lors de ce Mondial américain, avaient pourtant jusqu'ici enfin forcé leur destin.

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Cette fois-ci, une page de la Belgique s'est sans doute définitivement tournée. Les Kevin de Bruyne (35 ans), Romelu Lukaku (33 ans), et Thibaut Courtois (34 ans) ont sûrement disputé leur dernier match de Coupe du monde, un quart de finale perdu face à l'Espagne vendredi à Los Angeles (2-1). La transition générationnelle, déjà annoncée depuis plusieurs années, a pris peut-être un autre tournant. Et le portier du Real Madrid a déjà annoncé vouloir, à minima, faire une pause avec les Diables Rouges.
Son probable dernier match avec les Belges, Courtois l'a terminé mains sur le front, dépité de la défaite bien sûr, mais aussi d'avoir dû quitter la pelouse sur blessure à la 71e minute, remplacé par le malheureux Senne Lammens. L'un des tout meilleurs gardiens de l'histoire rêvait d'apporter à la Belgique son premier trophée. Il a vu, comme nous, défiler la génération dorée dans une décennie entre espoir et de déceptions. "C’est dommage, car tout le monde méritait d’aller plus loin… Mais on a fait notre match, on n’était pas loin d’aller en prolongation ou de se qualifier", a concédé Timothy Castagne vendredi soir, alors que la Belgique a tenu bon jusqu'à la 88e minute, et le but de la qualification de Mikel Merino.
"Il fallait le brin de chance qui a été côté espagnol", a estimé le sélectionneur Rudi Garcia qui a râlé contre la "main flagrante de Rodri dans la surface", pourtant à juste titre non sifflée, car le ballon venait d'un dégagement d'un coéquipier, Aymeric Laporte en l’occurrence. En revanche côté chance, difficile de donner tort au technicien français, qui a dû se passer de Youri Tielemans pour le quart. Le milieu et capitaine belge, blessé à l'échauffement, avait été le héros du seizième face au Sénégal (3-2) et le métronome des Diables Rouges depuis le début de la compétition. Face à l'Espagne, Garcia a également été contraint de sortir De Bruyne, et ne pouvait plus utiliser Amadou Onana (rupture des ligaments croisés face à Team USA).
Pas vernis nos voisins belges ? "Les sorties, les blessures, c'est comme ça, on aurait dû faire mieux de toute façon avec l'équipe qu'on a", a ajouté Castagne. Il serait injuste d'enlever du crédit à la logique victoire de la Roja, mais les Diables Rouges pourront nourrir des regrets, eux qui avaient enfin réussi jusqu'ici à forcer le destin. Menés 2-0 à la 85e face au Sénégal et dont l'attitude ne présageait rien, les coéquipiers de Romelu Lukaku avaient renversé le champion d'Afrique (affronté d'ailleurs dès les seizièmes malgré une première place du groupe obtenue par les Belges). La polémique Folarin Balogun/Donald Trump et le poids des États-Unis ? Pas un problème non plus pour Charles de Ketelaere et les siens (4-1).

Les Belges avaient enfin réussi à forcer le destin

"Depuis 18 mois, cette équipe a appris à souffrir, défendre. C’était un problème quand je suis arrivé, ça manquait de grinta. Tout le monde a bien défendu", a salué Rudi Garcia après l'élimination. Malgré une équipe que le sélectionneur lui-même a jugée moins talentueuse que certaines des précédentes, celle-ci a semblé moins docile, capable d'aller chercher tout au fond d'elle-même. Peut-être des indices de ce qui a manqué lors de l'Euro 2024 et la défaite en huitièmes face aux Bleus (1-0). Comme en demi-finales de la Ligue des Nations 2021 face à ces mêmes Français (défaite 3-2) et bien sûr dans le dernier carré du Mondial 2018 (défaite 1-0).
En 2022, les Diables Rouges n'auront pas su se sortir du groupe de la mort, en compagnie de deux des quatre demi-finalistes de ce Mondial (Maroc, Croatie, Canada). En 2026, alors qu'on ne les attendait plus, les hommes de Rudi Garcia sont passés proches du dernier carré. Cette fois-ci, le briseur de rêves ne s'appelle pas Maradona (demi-finale 1986), ni Samuel Umtiti mais Mikel Merino. Une nouvelle défaite cruelle, davantage par son dénouement que vis-à-vis de la physionomie. Mais cruelle, malgré tout, et une nouvelle fois.
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