France - Angleterre - "Je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer" : Les dernières confessions de Didier Deschamps

Eurosport sur Google

Pendant quatorze ans, Didier Deschamps a tout contrôlé, ou presque. Ses émotions aussi. Pour sa dernière prise de parole comme sélectionneur, à Miami, le Basque a pourtant laissé apparaître une faille. Les yeux humides, il a refermé un quart de siècle en Bleu avec le même message qu’à ses débuts : l’équipe de France au-dessus de tout. Une ultime leçon qui le résume bien...

"Comme Cherki, Olise doit sortir à la mi-temps"

Video credit: Eurosport

C’est ainsi que se sont achevées ses quatorze années de mandat, sous les applaudissements nourris des médias français. Didier Deschamps n’est plus le sélectionneur des Bleus et sa dernière intervention médiatique s’est jouée entre l’émotion du moment et son envie ardente de laisser un message fort et puissant. Fidèle à ce qu’il est, il a tout fait pour se contenir. Le Basque est pudique et, surtout, il n’a jamais fait de son cas personnel un enjeu. "Je ne vais pas pleurer mais je pourrais", a-t-il averti.
Il faut dire que ce qui se jouait à Miami ce samedi est assez vertigineux. Deschamps a mis une fin définitive à 25 ans d’équipe de France dont les quatorze dernières années comme sélectionneur. Personne n’a autant marqué l’histoire de la sélection française que lui et les deux trajectoires sont intimement liées depuis le début des années 1990. Alors oui, il flottait un soupçon de nostalgie dans les vestiaires des Dolphins, la franchise NFL de Miami. Dès sa première réponse, le Basque avait les yeux rougis par l’émotion.
C’est la fin de quelque chose qui a représenté ce qui a de plus beau
"J’ai reçu de très beaux messages. Certains m’ont touché énormément, parce que ce sont des personnes à qui j’accorde beaucoup d’importance, et notamment des anciens joueurs, a confié Deschamps. C’est la fin de quelque chose qui a représenté ce qui a de plus beau." L’équipe de France fut son sacerdoce, son obsession. Cette dernière journée fut forcément particulière même s’il fallait remonter les troupes et affronter un dernier match sans grand jeu. "Je me suis dit que c’était la dernière fois que tu fais ça, que tu es là, a-t-il confié. Mais je vous assure, j’ai reçu beaucoup de messages, mais deux ou trois où je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer, parce que ce sont des gens qui comptent pour moi."
Sur le terrain, après la défaite, il est allé voir ses leaders d’hier, d’aujourd’hui et de demain : des accolades chaleureuses avec Michael Olise, Ousmane Dembélé, N’Golo Kanté et, surtout, une longue étreinte avec Kylian Mbappé : "C’est un joueur extraordinaire, il a une image qui ne correspond pas à la réalité et c’est un formidable capitaine", a décrit Deschamps.
picture

"Deschamps ne méritait pas cette bouillie de football en première période"

Video credit: Eurosport

Et voilà, c’est fini
Et alors même qu’il quitte ses fonctions et qu’à partir de ce dimanche, elle ne sera plus qu’un souvenir pour lui, il a tenu à répéter, lors son dernier exercice médiatique, les principes qui l’ont guidé depuis tant d’années. "J’ai commencé en 2012, en mettant l’équipe de France au-dessus de tout. Les joueurs peuvent aller dans les plus grands clubs du monde, rien n’est au-dessus d’elle, a-t-il martelé. J’ai la fierté avec mon staff d’avoir été au service, pendant longtemps, trop longtemps selon certains, d’elle et d’avoir su la maintenir tout là-haut. J’ai le sentiment d’avoir beaucoup donné. J’ai toujours été animé par la même passion, la même envie et la même détermination pour faire tout ce qui est possible dans cette fonction. Et voilà, c’est fini."
C’est fini, sous les applaudissements d’une presse qui a tenu à le remercier d'avoir été disponible et servi le plus grand nombre. "J’aime toujours avoir le mot de la fin : le plus important, n’oubliez jamais, c’est respect. Après, on peut ne pas être d’accord. Les critiques font partie de la vie, mais le respect, où on l’a, ou on ne l’a pas. Je vous souhaite le meilleur et comme le meilleur est toujours à venir, c’est devant vous." Ce seront ses derniers mots de sélectionneur. Le meilleur est-il devant lui ? Peut-être. Derrière lui, il laisse un quart de siècle d'histoire du football français et, avec deux titres de champion du monde, c’était difficile de faire mieux.
picture

66 buts avec les Bleus, dont 22 en Coupe du monde : "Sans Mbappé, la France serait partie plus tôt"

Video credit: Eurosport


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité