Ligue des Nations - Avant République tchèque - Angleterre : Bellingham a ressorti le grand Jude
Par Arthur Merle
Mis à jour 29/09/2026 à 19:46 GMT+2
Très bon contre l'Espagne samedi (2-3) dans la lignée de son excellente Coupe du monde cet été, Jude Bellingham a aussi retrouvé un excellent niveau au Real Madrid, où sa saison dernière fut laborieuse. Plus proche du but, plus décisif mais toujours aussi généreux, le milieu anglais, redoutable lorsqu'il est piqué, a retrouvé sa meilleure version.
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Lamine Yamal a accaparé une bonne partie de la lumière samedi, lors du match spectaculaire remporté par l'Espagne à Wembley, en Ligue des Nations (2-3). Mais un peu plus dans l'ombre, Jude Bellingham pesait lui aussi très lourd sur le scénario de cette rencontre, avec une passe décisive pour Anthony Gordon, un penalty obtenu et cinq passes clés dans la rencontre. La confirmation, s'il en fallait une, que l'on a bien retrouvé la meilleure version du milieu de terrain anglais, avant le déplacement de l'Angleterre en République tchèque mardi (20h45).
Avec le maillot des Three Lions, la réflexion date déjà d'il y a plus de trois mois. Sa Coupe du monde XXL avait été concrétisée par sept buts, le troisième total du tournoi, et saluée de toutes parts, à commencer par son sélectionneur, avec lequel les relations n'ont pas toujours été fluides. "Il a été l'un des joueurs du tournoi. Il a atteint son plein potentiel, on pouvait voir à quel point il était une machine. Il s'épanouit sous la pression, il adore ces moments, il aime ces étapes et cela fait ressortir le meilleur de lui-même", saluait ainsi Tuchel au moment où son joueur était élu joueur anglais de l'année pour la deuxième fois de rang.
Bellingham se nourrit donc de la pression. De sa colère et d'un certain esprit de revanche, aussi. L'ancien joueur de Dortmund avait été sérieusement chahuté par Tuchel dans les mois précédents le Mondial, à un tel point que l'on se demandait si Morgan Rogers ne serait pas le titulaire du poste – voire si le Madrilène serait dans la liste. Mais il a répondu. Comme il est en train de le faire à Madrid depuis le début de saison.
C’est mieux s’il joue avec un peu de rage
C'est l'autre facette, la plus scrutée, de son retour au premier plan. La saison dernière, le numéro 5 des Merengue avait été baladé dans le couloir gauche par Xabi Alonso puis dans une moindre mesure par Alvaro Arbeloa, et avait dilapidé une bonne partie de son influx dans le travail défensif – pas aidé non plus par les blessures. Avec José Mourinho, la mélodie est bien différente : pour le Portugais, hors de question de sacrifier l'Anglais, qu'il voit comme un numéro 10 proche du but adverse.
"Aujourd'hui, je suis un peu plus libre, avec la liberté de bouger, d'aller plus haut, plus bas si l'on en a besoin", réagissait l'intéressé après un récital face à Malaga en début de saison. "Je lui ai clairement dit que je ne voulais pas le voir jouer comme un deuxième arrière gauche en défense, ce que j'ai souvent observé", précisait alors son entraîneur. Voilà Bellingham plus tranchant, plus proche de la surface. Et plus décisif, surtout : il a déjà inscrit trois buts en Liga (6 la saison dernière) et délivré trois passes décisives (contre quatre).
"C'est mieux s'il joue avec un peu de rage. Je pense que parfois, il cherche ces moments, pour continuer de nourrir son feu", résumait Tuchel samedi. Qu'importe si cette déclaration répondait, entre autres, à l'altercation entre Bellingham et son coéquipier madrilène Marc Cucurella. Car le constat dépasse largement le cadre d'un tacle un peu trop appuyé à Wembley. Son début de saison le prouve.
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