France - Irak | Faut-il déjà faire tourner contre l’Irak ? Ce n’est pas l’idée…

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Lundi, l’Irak proposera sans doute la plus faible opposition de la phase de groupe à l’équipe de France. Didier Deschamps a l’habitude de donner du temps de jeu à ses remplaçants avant le tableau final pour conserver une dynamique de groupe et ne laisser personne sur le bord de la route. Mais la qualification n’est pas encore assurée…

"Rabiot est un capitaine qui ne dit pas son nom"

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Le temps risque d’être long à Boston. Quasiment une semaine, six jours pour être précis, voilà ce qui sépare les deux premiers matches des Bleus à la Coupe du monde. Le temps pour tous les titulaires de se refaire la cerise et d’arriver frais face à l’Irak. Mais la tentation de faire tourner face à l’adversaire le plus abordable, 57e au classement FIFA, peut exister. Les remplaçants savent qu’ils n’auront peut-être pas d’autres fenêtres de tir et Didier Deschamps mesure à chaque grande compétition la nécessité de dégourdir les jambes de ses coiffeurs.
Pour conserver une dynamique de groupe et concerner tout le monde, le sélectionneur procède toujours à une large revue d’effectif. Il ne faut jamais insulter l’avenir et si certains doivent prendre une part croissante dans la conquête, il est nécessaire de les exposer à la compétition avant qu’ils aient un rôle central à jouer. En 2022, Deschamps avait tout changé face à la Tunisie. Et cette fois-ci ? La grande différence, c’est que la France n’est pas encore qualifiée. Avec trois points et huit des meilleurs troisièmes qui passent en 16e, il pourrait ne s’agir que d’un détail.

Pas qualifié, pas de changement ?

Sauf que comme nous le rappelait Philippe Tournon, l’ancien chef des médias des Bleus qui fut l’ombre de Deschamps durant des décennies : "Il a le mot détail en horreur." Tant que la France n’a pas acté son passage pour le tableau final, il ne faut pas s’attendre à un lifting spectaculaire de l’équipe de départ.
Deschamps a d’ailleurs clarifié sa position dès le soir de la victoire face au Sénégal : "On ne va pas gérer, prévenait-il. On a un match à gagner ! Il y a six jours entre les deux matchs donc ils auront tous récupéré. On a plutôt très bien géré les petits soucis qu’on avait. On va faire en sorte de ne pas négliger notre adversaire parce que c’est l’Irak et d’avoir six points. Après, on verra ce que font les autres mais avec six points, et déjà trois pour commencer, c’est une très bonne chose."
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Une récompense pour Barcola ?

Du reste, s’il y a des retouches, ce qui est loin d’être certain, elles devraient être minces. William Saliba, qui gère jusqu’ici parfaitement ses douleurs au dos, pourrait souffler. Lucas Digne, qui a démarré 9 des 20 derniers matches des Bleus, postule à son premier match de Coupe du monde depuis 12 ans et Bradley Barcola pourrait être récompensé de son entrée en jeu décisive face au Sénégal.
Le staff ne devrait pas toucher à la colonne vertébrale et notamment au trio Mbappé – Olise – Dembélé. Ces trois-là n’ont pas de vécu commun assez grand pour se permettre de faire l’impasse. La France a compris que son salut passerait par la capacité des deux premiers à s’entendre, autant travailler leur complicité. Et Dembélé doit profiter de l’Irak pour régler le problème de son poste et de son utilisation. Un but ou un match consistant lui rendrait un sacré service dans ce contexte aujourd’hui compliqué pour lui. Et si les Bleus décrochent un deuxième succès, alors Deschamps ouvrira en grand les portes de son onze.
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Deschamps, ou la démonstration par l'absurde

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