France - Suède - Est-ce que l'équipe de France peut s'arrêter dès les 16es de finale ?
Eurosport sur GoogleEn 16e de finale, une première en Coupe du monde, le résultat sera définitif. Ce mardi (23h), la Suède s’avance avec une bonne tête de victime face à des Bleus que le monde entier considère désormais comme les favoris de la compétition. Ceux-ci ont choisi l’attaque et l’audace. Jusqu’ici tout va bien mais c’est une nouvelle compétition qui démarre.
"Ici, tout le monde voit la France en finale" : La Suède, fausse menace pour les Bleus ?
Video credit: Eurosport
Par notre envoyé spécial à New York,
Les Bleus sont arrivés à New York par les airs. Dommage, et pas seulement pour leur bilan carbone. Après quatre heures de balade bucolique en train entre le Massachusetts et le Connecticut, ils auraient pu tomber, à la sortie de Penn Station, la grande gare centrale collée au Madison Square Garden, sur une publicité d’un cabinet d’avocat qui surfe sur le mantra des Knicks, tous frais champions NBA : "Lockdown defense wins championships". Traduction : "Les titres se gagnent d’abord avec une défense de fer." Le slogan résume une vieille obsession du sport américain. En NBA, en NFL, au baseball, le spectacle attire mais la rigueur couronne.
- Dates, heures : le calendrier complet du Mondial
- Le programme TV de la Coupe du monde 2026 avec tous les matches
- Suivez le Tour de France avec Paul Seixas sur Eurosport, via HBO Max !
C’est précisément cette vérité que les Bleus semblent décidés à défier. Depuis le début de la compétition, Didier Deschamps a accepté un pari rarement assumé chez lui : donner plus de liberté à ses créateurs et accepter, en retour, davantage de déséquilibre. La France ne cherche plus seulement à contrôler. Elle veut imposer. Accélérer. Faire mal. Marquer plus que l’adversaire plutôt que l’étouffer. C’est cette boussole qui guidera encore la bande à Mbappé mardi face à la Suède pour son premier match à élimination directe de la compétition.
France - Suisse 2021...
Comme en 2021, les Bleus penchent vers l’avant. Comme en 2021, ils affrontent, dans la peau d’immense favori, un adversaire présenté comme une proie docile. Hier la Suisse en 8e de finale, aujourd’hui la Suède, en 16e, et ses trois petits points récoltés au cours des qualifications avant de se faire désosser par les Pays-Bas à Houston (5-1).
Face à eux, si Benzema n’est plus là, Michael Olise a surgi, Ousmane Dembélé est devenu le meilleur joueur du monde et l’attaque des Bleus s’affiche comme la meilleure du monde. La terre entière les voit remporter la Coupe du monde. Est-ce pour les protéger de la hype que le staff tricolore a décidé de ne pas les amener face aux micros depuis la victoire face à la Norvège ?
On a été superficiel
Il y a cinq ans, à Budapest, les Suisses avaient surpris les Bleus en les renvoyant à Paris alors qu’ils s’imaginaient à Saint-Pétersbourg quatre jours plus tard pour y jouer les quarts de finale. Aujourd’hui, les survivants du crash jurent que la leçon a été retenue : "La Suisse nous sert pour ceux qui étaient là, a insisté Adrien Rabiot en conférence de presse. C’est important de transmettre aux autres du groupe. Il faut être vigilant. Contre la Suisse, il y a un moment où on a été superficiel et on l’a payé cash. Tout peut arriver même quand on est ultra-favori. On tient compte de ce qui a été vécu."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/04/02/image-3380228e-4302-48e1-b3d7-7cea586bcc08.jpeg)
La détresse de Kylian Mbappé après France-Suisse à l'Euro 2021
Crédit: Getty Images
Jusqu’ici, pas un nuage hormis 45 premières minutes faiblardes face au Sénégal. Pour le reste, la puissance affichée, la variété de la menace et le talent insolent de cette équipe ont écrasé tout ce qui se présentait. Cette équipe reste sur un fil, plus ou moins épais en fonction de la forme de son diabolique trio Mbappé – Dembélé – Olise. "Il ne faut pas renoncer à ce qu'on doit faire, a insisté Deschamps. On a concédé un peu trop d'occasions, mais chaque scénario de match est différent. Est-ce qu'on peut gagner comme ça ? On l'a fait il y a quatre ans, avec d'autres joueurs mais le dispositif est similaire. Quand on a le ballon, il n'y a pas de problème. Quand on ne l'a pas, il faudra être efficace. Mais on a la capacité à faire mal à l'adversaire et il faut garder ça."
Faire mal, la Suède sait faire avec son trio Gyokeres – Elanga – Isak à 300 millions d’euros. Athlétique et pleine de talent, cette attaque constitue une vraie menace pour une défense tricolore pas toujours très sereine qui doit composer avec un William Saliba diminué. Jusqu’ici, tout va bien. Mais les compétitions à élimination directe ont rarement récompensé les attaques de feu. New York le répète sur ses panneaux. Aux Bleus de prouver le contraire.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/06/29/image-adf2fa87-1268-431b-8797-5a3187a1c883-85-2560-1440.jpeg)
"DD nous embobine" : pourquoi ces Bleus n'ont rien à voir avec 2022
Video credit: Eurosport
Sur le même sujet
Plus de détails
France
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/2202.png)
3
0
Suède
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/geo/country/flag/large/2222.png)
Commenté
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/09/29/image-0d9a2867-5b88-48af-85a5-1582b2b9bb4e-68-310-310.jpeg)