Coupe intercontinentale | PSG - Flamengo I Matveï Safonov, soirée de légende : "La première fois que je vois un gardien arrêter quatre tirs au but"
Eurosport sur GoogleLé héros du soir, c'est lui. Avec quatre penalties arrêtés lors de la séance de tirs au but face à Flamengo (1-1, 2 t.a.b. à 1) ce mercredi lors de la finale de la Coupe intercontinentale, Matveï Safonov a permis au PSG de remporter son sixième trophée de l'année. Préféré à Lucas Chevalier, le gardien russe a de nouveau marqué des points. De quoi faire basculer définitivement la hiérarchie ?
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À chaque finale son grand bonhomme. C'est un classique. Si Désiré Doué avait crevé l'écran avec un doublé lors du sacre du PSG en Ligue des champions le 31 mai dernier face à l'Inter Milan (5-0), c'est cette fois Matveï Safonov qui récupère la couronne. Qui l'eût cru ? Qui aurait pu prédire l'été dernier, alors que le club parisien arrachait Lucas Chevalier au LOSC pour 40 millions d'euros garantis, plus 15 millions d'euros de bonus éventuels, que le gardien russe serait quatre mois plus tard le héros de la finale de la Coupe intercontinentale, synonyme d'un sextuplé historique (Ligue des champions, Coupe de France, Ligue 1, Trophée des champions en France, Supercoupe d'Europe et enfin ce trophée qu'aucune équipe française n'avait jamais disputé) pour Paris ? Et pourtant...
Avec quatre tirs au but arrêtés face à Flamengo (1-1, 2 t.a.b. à 1), une performance monumentale qui le fait entrer tout droit dans la légende des finales, l'ancien gardien de Krasnodar a pris toute la lumière au stade Ahmad-Ben-Ali d'Al-Rayyan (Qatar). Sous les yeux de son concurrent direct, bien assis sur le banc, Safonov a tout fait comme un grand. Ousmane Dembélé et Bradley Barcola manquaient leur penalty ? Lui stoppait les quatre dernières tentatives brésiliennes, notamment celle de Pedro, qui avait essayé de la piéger en marquant un net temps d'arrêt avant sa frappe. Un coup à droite, un coup à gauche, un coup au milieu : rien ne résistait au portier russe, qui devient le premier gardien du PSG à stopper quatre frappes lors d'une même séance de tirs au but au 21e siècle. Ses coéquipiers ne s'y sont pas trompés en courant vers lui comme un seul homme, le portant ensuite en triomphe sous le virage parisien.
"C'est la première fois que je vois un gardien qui arrête quatre tirs au but. Mais on est heureux de continuer à gagner des trophées, et on a mérité de gagner celui-là", a confié Luis Enrique après la rencontre dans des propos relayés par L'Equipe. "On lui dit merci. On l'a remercié bien évidemment (...) Je suis content pour lui. C'est une très belle personne, qui rigole avec tout le monde. On est content de l'avoir avec nous. Sur et en dehors du terrain, c'est une personne incroyable", s'est enthousiasmé Nuno Mendes en zone mixte.
Chevalier va devoir être solide
Sur le banc jusqu'au mois dernier, non sans un brin de déception et des envies de départ naissantes, Safonov a su profiter de la blessure de Lucas Chevalier à Monaco le 29 novembre. Le voilà aujourd'hui avec quatre titularisations consécutives toutes compétitions confondues, dont une dernière ce mercredi qui ressemble bien à une consécration. On ne sait pas si la hiérarchie des gardiens parisiens a définitivement changé de patron, peut-être pas, même. Mais le débat est cette fois plus ouvert que jamais.
On souhaite bonne chance à Lucas Chevalier, aussi, qui a d'abord dû vivre avec l'héritage pesant de Gianluigi Donnarumma, ce qui a parfois pu lui faire commettre quelques erreurs, puis désormais avec la montée en puissance irrésistible de celui qui ressemble aujourd'hui plus à un numéro un bis qu'un suppléant. Le gardien numéro 2 de l'équipe de France va devoir être très solide mentalement.
"C'est clair, nous aimons que tous les joueurs soient prêts et Safonov a montré qu'il était prêt. Il a attendu son moment et il est entré dans un très bon moment. C'est très important pour l'équipe", reconnaissait Luis Enrique avant le déplacement à Metz (2-3) samedi dernier, refusant de dire sur qui porterait son choix dans les cages. Et c'est finalement le Russe qui partait d'entrée. Rebelote ce mercredi, avec le même doute en avant-match et la même décision finale.
Il faut juste profiter du moment
La blessure du titulaire "a permis de voir un autre joueur qu'on n'avait pas encore vu depuis le début de la saison. Safonov a montré son niveau, sa personnalité et son professionnalisme. Je suis très content d'avoir trois top gardiens", disait encore Luis Enrique cette semaine. L'histoire retiendra que c'est le Russe qui a disputé la première Coupe intercontinentale du football français. Et surtout lui qui l'a fait gagner au club français.
Pas rancunier et bon joueur, Chevalier, plutôt souriant, est également venu le féliciter après sa performance irréelle du soir. Pour savoir qui reste (ou devient) le patron du poste, il faudra de toute façon attendre encore un peu. "Vous pensez que c'est le moment de parler de ça, vraiment ? C'est le moment de fêter ce trophée, et de féliciter tout le monde, ceux qui ont joué, ceux qui n'ont pas joué, et d'être heureux pour nos supporters. On veut continuer à marquer l'histoire. Mais là, il faut juste profiter de ce moment", a prévenu Luis Enrique.
Le regard toujours aussi froid, mais le sourire cette fois un peu plus facile, l'international russe, lui, après avoir été porté en triomphe par ses coéquipiers, a été l'un des premiers à soulever une coupe marquée par l'empreinte de ses gants. Tout comme cette fin d'année 2025 qui devient définitivement la plus grande de l'histoire du PSG.
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