Corinne Diacre, être de retour sur le terrain après une semaine d'isolement pour un test positif au Covid-19, c'est un soulagement ?

Corinne Diacre. : "Un soulagement, pas vraiment. Je suis surtout contente, mais je savais que ça n'allait pas durer. Je ne voulais pas prendre le moindre risque par rapport au groupe : si j'avais de nouveau été testée positive, je ne serais pas venue. Je suis contente de pouvoir faire mon métier, tout simplement."

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Quels ont été vos premiers mots pour vos joueuses ?

C.D. : "Il fallait les féliciter de la victoire (contre la Macédoine du Nord, 11-0, vendredi), car je ne l'avais fait que via le staff jusque-là. Il s'agissait aussi de leur dire que j'étais contente de les retrouver."

Les avez-vous trouvées projetées sur le match en Autriche, après cette semaine particulière ?

C.D. : "C'est difficile de parler pour elles, mais je pense que oui."

Les Autrichiennes, toujours co-leaders du groupe, joueront devant plusieurs centaines de spectateurs, et pour la première fois chez elles depuis six mois. N'ont-elles pas tout pour créer l'exploit ?

C.D. : "Si j'étais à la place de la sélectionneuse autrichienne, c'est ce que je dirais. Mais on s'y attend. On est prêtes à ça. Par rapport à la Macédoine du Nord, l'opposition sera très certainement plus féroce. Mais par rapport à la Coupe du monde, non. Nous, on a cette expérience-là."

Si on joue bien et qu'on perd, on ne retiendra que le résultat

Vous avez préparé ce match avec l'envie de le gagner avant tout. Même au détriment du beau jeu ?

C.D. : "Je ne dis pas que je n'ai pas envie de bien jouer. Maintenant, si on joue bien et qu'on perd, on ne retiendra que le résultat. Donc l'objectif, c'est de gagner et je suis focalisée sur la victoire."

Vous associez régulièrement l'adhésion du groupe aux résultats. N'y a-t-il pas d'autres éléments essentiels, comme la vie du vestiaire ?

C.D. : "Bien sûr. On sait très bien que quand un groupe vit bien, c'est toujours mieux sur le terrain et ça se retranscrit dessus. Après, sans vouloir faire offense à la Macédoine du Nord, ce n'était pas le match le plus compliqué qu'on ait eu à aborder. On a été très sérieuses et c'est essentiel."

Corinne Diacre, la sélectionneuse des Bleues.

Crédit: Getty Images

Avez-vous expliqué aux Lyonnaises Wendie Renard et Amel Majri pourquoi elles n'ont pas eu une minute de jeu vendredi ?

C.D. : "Elles ne m'en ont pas fait la demande."

Mais auriez-vous pris la même décision si les deux matches avaient été intervertis ?

C.D. : "J'ai fait un choix contre la Macédoine du Nord. C'était le choix du moment."

Si Noël Le Graët ne me soutenait pas, je ne serais déjà plus là

Comment jugez-vous la progression de votre équipe depuis la déception du Mondial ?

C.D. : "Elle évolue bien. À partir du moment où les résultats sont là, où l'on intègre un maximum de joueuses, que de nouvelles joueuses s'intégrent aussi facilement dans le projet collectif, on ne peut pas dire qu'on régresse... L'idée, c'est de commencer à intégrer quelques jeunes joueuses, ce qu'on n'a pas vraiment fait par le passé."

Noël Le Graët continue de vous soutenir. La confiance du président de la Fédération, c'est ce qu'il y a de plus important pour une sélectionneuse ?

C.D. : "C'est essentiel. Cela me donne l'assurance qu'il me conforte à ce poste-là. Mais à partir du moment où on avait prolongé (cet été) le contrat par rapport à la compétition (il court jusqu'après l'Euro 2022), il n'y a même pas de doute. Ce n'est même pas la question. À partir du moment où l'avenant a été signé, rien que cela signifie qu'il valide son choix de départ. S'il ne me soutenait pas, je ne serais déjà plus là."

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