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La Russie en plein doute

La Russie en plein doute
Par Eurosport

Le 13/06/2004 à 16:26Mis à jour

Terrassée par l'Espagne pour sa première sortie, la Russie a débuté de la pire des manières. Très attendue après le succès du Zénith Saint-Pétersbourg en Coupe de l'UEFA, la sélection russe est tombée de haut. Et ses rêves de mettre fin à vingt ans d'élimination au premier tour des grandes compétitions internationales semblent s'être fortement réduits. Avant la rencontre contre la Grèce, Guus Hiddink fait d'ailleurs profil bas : "Nous sommes les outsiders de ce match. Nous étions outsiders avant le tournoi. J'espère que les joueurs ont retenu la leçon et ne vont pas répéter d'aussi naïves et stupides erreurs. Ils apprennent à jouer au niveau mondial."

Avant ce deuxième match, le sélectionneur batave des Russes a des doutes. Sa formation a montré d'inquiétantes carences défensives contre les Espagnols. Les défenseurs russes, qui abandonnent souvent à son triste sort le brillant gardien Igor Akinfeev, ont enchaîné les erreurs d'inattention. Et à ce niveau ça coûte cher. "Le deuxième et le quatrième but, aucune équipe d'école de football ne les aurait pris. On a reçu une leçon de contre-attaque" , s'était énervé Hiddink après le premier match. Mais malgré son agacement, le technicien néerlandais ne devrait pas changer sa tactique qui porte énormément vers l'avant. "Les joueurs russes sont habitués à jouer un football offensif. Je ne peux pas leur dire de défendre tout le match et d'attendre le bon moment", explique-t-il.

Mais si sa défense lui pose beaucoup de souci, les problèmes ne s'arrêtent pas là pour Hiddink. Avec Pavlyuchenko encore incertain (blessure aux adducteurs), l'attaque russe, elle aussi, n'est pas au mieux. Déjà confronté au forfait définitif de Pavel Pogrebnyak, Hiddink devrait aligner Dmitri Sychev et Roman Adamov à la pointe de l'attaque au cas où Pavlyuchenko ne serait pas apte. Une attaque expérimentale qui laisse beaucoup de question en suspens. Et pourtant, la Russie ne doit pas perdre Salzbourg si elle veut conserver des chances de se qualifier pour les quarts de finale. "Nous devons renvoyer les Grecs à la maison", a prévenu le milieu Sergei Semak.

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