Il a crié en espagnol "vamos", question d'habitude. Son visage déformé par la joie en dit long : Antoine Griezmann a libéré toutes ses émotions en célébrant son but face à l'Albanie. Sa course folle, ses 20 partenaires qui se jettent sur lui et son cri soulignent la pression qui pesait sur ses épaules. D'un coup, Griezmann a dû se sentir très léger. C'est lui qui a sorti les Bleus d'un sacré traquenard ce mercredi au Vélodrome. A la toute dernière minute du temps réglementaire, il a parfaitement piqué sa tête décroisée à la réception d'un centre d'Adil Rami.
Une heure plus tard, il ne s'arrêtera pas devant les micros mais n'oubliera pas de saluer son improbable serviteur du soir : "Merci Adil", a-t-il glissé avant de filer tête basse face à la forêt de micros qui se présentait à lui. Son but est important pour la suite. Pas seulement parce qu'il a ouvert la voie des 8es de finale aux Bleus mais aussi parce qu'il a fait entrer Griezmann dans la compétition. Après un premier match raté face à la Roumanie et une entrée en jeu totalement neutre jusqu'à cette 90e minute, le Madrilène cherchait la lumière. Ce but lui enlève un poids énorme. "C'est une revanche sur le match que j'avais fait", a-t-il concédé chez nos confrères de BeIn Sports.
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Orgueil piqué

Sa tête rappelle quel buteur il est. Didier Deschamps avait décidé de le faire démarrer cette deuxième rencontre sur le banc. Pour faire souffler celui qui a déjà disputé 64 matches cette saison mais aussi, même si D.D. ne l'avouera pas, pour piquer son orgueil. "Antoine, je le gère", a confié le sélectionneur après la rencontre. "Je sais qu'il n'est pas content." Il avait quelques raisons de l'avoir mauvaise.
L'écarter du onze type alors qu'il sortait d'un match délicat et qu'il charriait de nombreuses interrogations, c'était culotté de la part du sélectionneur. Deschamps a pris le risque de braquer Griezmann. Le résultat de mercredi lui donne raison et lui enlève potentiellement une sacrée épine du pied. Son attaquant est lancé : "Le coach m'avait dit que j'allais être remplaçant. J'ai essayé de faire de mon mieux. Ce but va m'aider", prévient le buteur de l'Atlético.
Griezmann a simplement pris son temps pour se montrer décisif dans ce tournoi. C'est une vieille habitude. Souvenez-vous de ses débuts en Bleu. Longtemps, il fut neutre comme titulaire et décisif comme remplaçant. Souvenez-vous de ses débuts à l'Atlético où il a dû faire quelques crochets par le banc de touche avant de s'imposer comme le chef de file de l'attaque. Rien ne se fait en un clin d'œil avec lui mais quand la machine se met en route, c'est souvent spectaculaire.
"Je suis très heureux pour Antoine (Griezmann), qui a été critiqué à tort", l'a défendu Blaise Matuidi. "C'est un grand attaquant et on aura besoin de lui, comme de Paul." Si Griezmann a dissipé une grande partie des doutes qui planaient au-dessus de ses performances, le problème reste entier pour Paul Pogba.
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