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L'antisèche : L'Italie sait aussi faire mal, et ça peut lui permettre de voir loin
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Publié 14/06/2016 à 00:44 GMT+2
EURO 2016 – L'Italie a signé une entrée en matière remarquable en s'offrant la Belgique (2-0). Avec une qualité défensive qui n'a pas grand-chose de surprenant avec la formation d'Antonio Conte. Sa capacité à faire mal en attaque l'est davantage. Et cela l'autorise à revoir ses ambitions à la hausse. Notre antisèche.
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Le jeu : L'Italie, quelle maîtrise !
Ce n'était pas très difficile d'imaginer que le point fort des Italiens soit la défense. C'était particulièrement criant face à une Belgique dotée d'un formidable potentiel en attaque. Durant la première période, les Diables Rouges, incapables de se sortir de la toile tissée par les Transalpins, sont restés totalement inoffensifs. Et la Squadra Azzurra, aussi précise dans son placement défensif que dans sa capacité à faire mal sur le plan offensif, leur a asséné un premier coup de poignard.
La réaction belge a été très nette en seconde période. Plus incisifs, plus volontaires, les Belges ont imposé une forte pression et forcé les Italiens à reculer. Ils ont eu les opportunités pour égaliser. Ils ne les ont pas concrétisées. Et sur un dernier contre rondement mené, Antonio Candreva a illustré toute la lucidité italienne en adressant une merveille de ballon à Graziano Pellè pour le but du break. Le meilleur symbole de la maîtrise des Transalpins.
Les joueurs : Bonucci, l'efficacité incarnée
Leonardo Bonucci est l'un des meilleurs défenseurs du monde, et il l'a confirmé face à la Belgique. En ajoutant une remarquable contribution offensive avec une ouverture millimétrée pour Emanuele Giaccherini. Avec lui, Giorgio Chiellini et Andrea Barzagli ont incarné la solidité du système défensif italien, au sein duquel Antonio Candreva a accompli un travail remarquable sur son côté droit. Tout en brillant lui aussi en attaque avec une passe décisive. Emanuele Giaccherini a été justement récompensé de son activité par son but, et Ciro Immobile a signé une belle entrée.
Du côté des Belges, ce sont plutôt les déceptions qui prédominent. Malgré une bonne réaction en seconde période, Kevin De Bruyne et Eden Hazard n'ont pas eu l'impact attendu. Radja Nainggolan et Axel Witsel ont laissé trop d'espaces dans leur dos au milieu, et la défense dans son ensemble a affiché ses lacunes, même si Jan Vertonghen a relativement fait bonne figure à un poste qui n'est pas le sien en club. Thibaut Courtois a en revanche fait ce qu'il a pu dans le but, mais en vain.
Ce qui aurait pu tout changer : Lukaku, pour quelques centimètres
53e minute de jeu : Comme un paradoxe, c'est sur un contre que la Belgique se crée sa plus belle occasion. Eden Hazard trouve enfin Kevin de Bruyne, qui adresse instantanément un ballon parfait à Romelu Lukaku. L'avant-centre des Diables Rouges se présente seul face à Gianluigi Buffon et tente de trouver la lucarne opposée, mais le ballon fuit le cadre pour quelques centimètres. Le symbole de ces petits détails qui font encore défaut aux ambitieux Belges.
La stat : 8
Si la défense est le point fort de l'Italie, c'est bien la faiblesse de la Belgique. Ce n'est pas forcément une surprise, surtout depuis le forfait de Vincent Kompany. Mais ce match face à l'Italie est venu le confirmer. Pour la huitième fois consécutive, les Diables Rouges ne sont pas parvenus à conserver leur but inviolé. Les forces de l'équipe de Marc Wilmots sont bien plus attaque. Mais quand en plus, ils ne marquent pas…
Le tweet qui résume la solidité du "Bloco Juve" de l'Italie
La décla : Gianluigi Buffon (gardien de l'Italie)
La question : L'Italie peut-elle refaire le coup de 2012 ?
L'Italie arrivait un peu sur la pointe des pieds dans cet Euro. Sans star en attaque, démunie au milieu avec les forfaits de Claudio Marchisio et Marco Verratti, l'équipe d'Antonio Conte n'était pas dans les meilleures conditions pour faire bonne figure dans le groupe "de la mort". Surtout après le fiasco du Mondial 2014, où elle avait été sortie dès le premier tour. Comme à la Coupe du monde 2010. Deux ans plus tard, elle avait su se ressaisir pour atteindre la finale de l'Euro 2012. Et si elle réussissait le même coup en 2016 ?
Son premier match face à la Belgique est prometteur dans cette optique. Mais les conditions étaient plutôt favorables. Par rapport à ses qualités, l'Italie se complait très bien dans la situation de l'équipe qui attend. Cela lui a réussi face à des Diables Rouges qui ont bien tendu le bâton pour se faire battre. Ce ne sera certainement pas le même scénario face à l'Eire et la Suède. L'Italie aura l'étiquette de favorite pour ces deux rencontres. Elle va devoir l'assumer.
Mais les trois points pris face à la Belgique la placent déjà dans une situation favorable dans l'optique de la qualification pour les huitièmes de finale. Il lui reste à terminer un travail bien entamé lors de ce premier tour. Après ? Si l'Italie a prouvé une chose face à la Belgique, c'est sa discipline tactique et sa solidité défensive. La surprise n'est pas là. Son vrai motif d'espoirs, c'est sa faculté à faire mal au bon moment sur ce match face à la Belgique. Et cette qualité peut lui permettre de voir loin dans la compétition.
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