AFP

France - Portugal (0-1, a.p.) : Les Bleus n'ont plus que les yeux pour pleurer

Les Bleus n'ont plus que les yeux pour pleurer

Le 10/07/2016 à 23:32Mis à jour Le 11/07/2016 à 09:48

EURO 2016 - Le Portugal a décroché le premier grand titre de son histoire, dimanche, au Stade de France. Un but d'Eder à la 109e minute a offert la victoire aux Lusitaniens face à la France, en finale. Les Bleus n'ont jamais pu trouver l'ouverture face à la défense de fer des Portugais, et notamment leur gardien, Rui Patricio.

Et Eder vint crucifier les Bleus. Oui, Eder. Ce n'était pas le héros que le Portugal attendait, ou le danger que la France craignait. Mais c'est bien lui qui restera à jamais dans la légende pour avoir offert à la sélection portugaise le tout premier titre international de son histoire. Au cœur de la prolongation, l'attaquant lillois s'est arraché pour venir ajuster Hugo Lloris d'une frappe des 25 mètres et plonger la majeure partie du Stade de France dans la stupeur (1-0 a.p.). Vaincus, les Bleus ne sont pas parvenus à faire aussi bien que leurs illustres prédécesseurs, sacrés à domicile à l'Euro 84 et à la Coupe du monde 1998. C'est une terrible désillusion pour Didier Deschamps et ses hommes.

Et c'est cruel pour les Tricolores. Parce que cette finale s'est jouée sur quelques centimètres, et qu'elle n'a pas été loin de tourner en leur faveur. Non, Eder n'est pas le seul héros d'un Portugal trop vite privé de Cristiano Ronaldo, sorti sur blessure (25e). Il faudra retenir les autres, à commencer par Rui Patricio. Le gardien portugais été impérial devant Antoine Griezmann (10e, 58e), Olivier Giroud (10e, 75e) ou un excellent Moussa Sissoko (34e, 84e). Et il a aussi été chanceux, quand une tête de Griezmann a fui le cadre de peu (66e) et, surtout, quand il a vu une frappe d'André-Pierre Gignac échouer sur son poteau au bout du temps additionnel (90e+2).

La minute qui a tout changé

Ce fut bien le tournant du match. Parce que le Portugal a mieux fini que le France en prolongation. Avant, de son côté, il n'y avait pas eu grand-chose. Une frappe trop enlevée de Nani (4e) et, quand même, une double parade d'Hugo Lloris sur un centre-tir de Nani, puis sur un retourné de Ricardo Quaresma (79e). Cette minute a tout changé, mais pas pour cette action. Elle a tout changé parce que Fernando Santos a choisi de lancer Eder à ce moment-là, à la place de Renato Sanches. Un choix offensif. Un choix payant.

Oui, Eder a tout changé dans la prolongation. Il s'est chauffé en trouvé Lloris sur un coup de tête, après un corner de Quaresma (104e). Il a même obtenu un coup franc, alors que c'était lui le coupable d'une main, et non Laurent Koscielny, que Raphaël Guerreiro a botté sur la barre de Hugo Lloris (108e). Sa bonne étoile était là. Elle a brillé de tout son éclat, une minute plus tard, quand il a récupéré une passe de Quaresma avant d'aller marquer le but de la victoire (1-0, 109e).

C'était bien le soir d'Eder. Pas celui d'Antoine Griezmann, resté muet après avoir porté les Bleus jusqu'en finale. Pas celui de Paul Pogba, encore trop neutre malgré quelques coups d'éclat. Pas celui de Moussa Sissoko, qui était peut-être le meilleur joueur français de cette finale. Pas celui de Laurent Koscielny, impeccable jusqu'à ce duel perdu devant Eder. Ce n'était tout simplement pas le soir des Bleus. C'était celui du Portugal.

Eder, héros du Portugal

Eder, héros du PortugalAFP

0
0