L’Italie est de nouveau sur le toit de l’Europe, 53 ans après son premier sacre dans la compétition. Les hommes de Roberto Mancini, menés au score dès la deuxième minute face à une Angleterre longtemps devant physiquement, ont eu besoin des tirs au but pour remporter l’édition 2020 de l’Euro (1-1, 3-2 t.a.b.). Et c’est Gianluigi Donnarumma qui a été l’homme fort de cette épreuve, en stoppant deux penaltys adverses. Cette si séduisante Italie prolonge au passage son invincibilité à 34 matches, toutes compétitions confondues. L’Angleterre pourra regretter d’avoir opté pour une approche trop défensive après avoir ouvert le score.
Le fillm de la finale
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L’Angleterre vivait un Euro 2020 de rêve, dans un Wembley bouillant et logiquement acquis à sa cause. La finale s’est transformée en cauchemar, alors qu’elle avait pourtant si bien démarré. Forts d’un impact physique assez inouï en première période, les hommes de Gareth Southgate, qui a opté pour une défense à trois, ont vite fait douter les Italiens, grandissimes favoris de cette finale. Kieran Trippier, invité surprise de la soirée, s’est parfaitement engouffré dans le couloir droit pour servir un Luke Shaw oublié au second poteau (1-0, 2e). Le défenseur détient désormais le record de l’ouverture du score la plus rapide dans une finale de l’Euro. Ce qui ne suffira pas à laver sa peine.

Donnarumma, héros d’un grand soir pour l’Italie

En tout franchise, dans un premier temps, on n’a pas reconnu l’Italie, qui a confisqué le ballon sans vraiment savoir quoi en faire face à un bloc si bien positionné et si agressif, dans le bon sens du terme. Pour le contourner, il fallait que les hommes de Mancini soient parfaits dans leurs décalages et leurs intentions, ce qu’ils n’ont pas su faire avant la pause. Ils n’ont pas été aidés non plus par leur déchet technique, étonnant vu ce qu’ils avaient montré avant, et leur fâcheuse manie à trop garder le ballon, imposant un rythme lent. L’Angleterre, en position favorable à la maison, n’en demandait pas tant. Mais à trop vouloir se terrer dans sa forteresse, elle a précipité sa chute.
Car il y avait bel et bien une brèche dans le Royaume, et c’est Leonardo Bonucci qui s’y est engouffré, à la réception d’un corner (1-1, 67e). Il s’agit, là encore, d’un nouveau record : celui du plus vieux buteur dans une finale de l’Euro, à 34 ans et 71 jours. Cette égalisation est venue récompenser la bonne prestation des Italiens après la pause. Décevante et approximative pendant 45 minutes, la Squadra Azzurra a su trouver un second souffle pour renverser la vapeur et climatiser tout un stade hostile. Ce fut néanmoins insuffisant pour décrocher la victoire à l’issue du temps réglementaire, puis des prolongations, malgré des occasions franches signées Domenico Berardi (73e) et Federico Bernardeschi (103e, 107e).
On croyait que l’histoire de cet Euro 2020 allait se répéter pour l’Italie, puisqu’aucune équipe n’est parvenue à réussir deux séances de tirs au but de suite. La Squadra Azzurra avait déjà vécu ce supplice en demi-finale, face à l’Espagne. Et elle est donc venue faire mentir la statistique en s’en remettant à Gianluigi Donnarumma, qui n'a eu aucun arrêt à faire dans le match. Le probable nouveau gardien du PSG a d’abord stoppé la tentative de Jadon Sancho pour offrir une balle de match à Jorginho, qui a buté sur Jordan Pickford. Puis il a récidivé face à Bukayo Saka pour priver l’Angleterre d’un premier sacre européen. La sélection aux Trois Lions ne l'aurait pas mérité au regard d'un scénario qui a fini par lui échapper. Inspiré dans ses choix de départ, Gareth Southgate a fini par perdre le fil. Contrairement à Roberto Mancini, qui vient de replacer l'Italie sur la carte après une Coupe du Monde 2018 où la nation aura brillé par son absence.

L'arrêt de Gianluigi Donnarumma devant Bukayo Saka

Crédit: Getty Images

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