Blessure de Lucas Hernandez : Panique à bord pour les Bleus ?

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La blessure de Lucas Hernandez va priver Didier Deschamps de son seul cadre en défense pour l'Euro allemand. Entre les méformes des uns et les pépins des autres, le secteur est nettement fragilisé depuis plusieurs mois désormais. Même si la profondeur de banc est réelle, les Bleus manquent de valeurs sûres en défense. Lucas Hernandez en était une…

Taulier, état d'esprit, polyvalence : Pourquoi l'absence d'Hernandez est une catastrophe

Video credit: Eurosport

Un coup dur de plus pour Didier Deschamps en défense. A un mois et demi de l'Euro allemand, le sélectionneur voit sa défense se fissurer un peu plus chaque jour. Mais ce coup-ci, c'est le ciel qui lui est tombé sur la tête. Lucas Hernandez, victime d'une nouvelle rupture du ligament croisé, est forfait. Il n'est pas question ici de méforme ou de pépins mais d'une absence contre laquelle personne ne peut lutter.
Deschamps perd un des cinq titulaires de sa défense, le plus expérimenté de tous (37 sélections) et, sans doute, le plus indiscutable aussi. A gauche, dans l'axe ou sur l'aile, Hernandez avait sa place assurée. Son absence oblige à repenser l'édifice et participe à jeter un voile sur le secteur le plus flou du onze. Même si, après tout, les Bleus ont atteint la finale de la dernière Coupe du monde sans lui.
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Lucas Hernandez va rater l'Euro avec l'équipe de France

Crédit: Getty Images

Inexpérience à droite

La France va démarrer l'Euro sans ses Avengers de 2018 : Hugo Lloris, Raphaël Varane, Samuel Umtiti, Lucas Hernandez. Il ne reste que Benjamin Pavard dont le rôle reste à définir. Aujourd'hui, il n'est plus un titulaire à droite mais un remplaçant dans l'axe. Il a laissé l'aile à deux hommes qui n'apportent pas plus de garantie que lui. Jules Koundé continue d'apparaître comme une solution de repli et ne s'est toujours pas approprié les spécificités du poste. Jonathan Clauss semble avoir une courte avance mais, du haut de ses 12 sélections, il n'a aucune expérience des grands tournois internationaux. Le Marseillais, même s'il s'est montré plutôt convaincant en Bleu, reste un point d'interrogation au plus haut niveau.

Gros doutes dans l'axe

L'avenir leur appartenait. Ibrahima Konaté et Dayot Upamecano, anciens collègues de Leipzig, avaient tout pour faire la loi en défense centrale. Sauf que le corps du premier est un éternel chantier et que la tête du second le plonge trop souvent dans le doute. Depuis un an et la victoire face à la Grèce (2-0), ils n'ont plus été associés. Fragile, Konaté alterne titularisation et banc de touche à Liverpool (5 matches joués sur les 12 dernières journées de Premier League) alors qu'Upamecano a, lui, complètement disparu du onze depuis janvier. Deux défaites face à Leverkusen et la Lazio en Europe l'ont complètement discrédité aux yeux de Thomas Tuchel.
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Dayot Upamecano

Crédit: Getty Images

"À l’entraînement, Dayot a une attitude irréprochable, mais, en match, il donne le sentiment d’en vouloir parfois trop", juge son coach. On ne le reverra quasiment plus depuis. William Saliba, lui, continue de planer en Premier League mais n'a toujours pas percé en sélection malgré plusieurs tentatives. Benjamin Pavard a conquis Milan et l’Italie mais peut-il être aussi convaincant dans une défense à deux centraux ? Lucas Hernandez n'est plus une alternative et les autres (Badiashile, Disasi, Todibo, Lukeba) manquent d'expérience et/ou de régularité en club.

Des creux à gauche

Sans Lucas, c'est Théo Hernandez qui débutera l'Euro comme titulaire. Son profil, beaucoup plus irrégulier et moins fiable en défense, séduit moins Didier Deschamps. Mais le sélectionneur n'a pas vraiment le choix. Ferland Mendy et Lucas Digne ont de bonnes tronches de remplaçants mais se sont tenus éloignés depuis trop longtemps de la sélection. Et Eduardo Camavinga est revenu à ses premiers amours au Real Madrid, au milieu de terrain. Théo Hernandez, souvent percutant avec les Bleus, n'est pas une solution par défaut mais sa saison très irrégulière souligne les limites d'un joueur qui marche à la confiance. A Milan, il traverse une période de tumultes à l'image de ses matches face à l'AS Rome en Ligue Europa ou de son expulsion lors du derby face à l'Inter. Parfois plus convaincant que son frère à gauche, ses creux sont aussi plus spectaculaires.
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Théo et Lucas Hernandez, les deux seuls gauchers parmi les défenseurs de l'équipe de France.

Crédit: AFP

Inquiétude dans le but

Il n'existe aujourd'hui aucune raison de penser que Mike Maignan ne gardera pas le but de l'équipe de France en juin. Mais l'ancien Lillois, forfait à la Coupe du monde, est sur le flanc aujourd'hui à cause d'adducteurs douloureux et subit sa septième blessure en deux ans. Cette année, il a déjà dû soigner sa cuisse gauche en septembre et son genou en mars. Si son état de santé crispe autant, c'est que ni Brice Samba, en difficulté à Lens, ni Alphonse Areola, éternelle doublure en sélection, n'ont l'étoffe d'un titulaire et qu'il faudra sans doute attendre encore un peu pour Lucas Chevalier. Malgré sa saison en dents de scie à Milan et ses blessures à répétition, Maignan est indispensable à un bon parcours en Allemagne. Sa fragilité physique est d'autant plus problématique et contribue à interroger sur la fiabilité de la défense tricolore à un mois et demi de la grande échéance.
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