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Football, Equipe de France : Marcus Thuram : "Il faut se battre pour que le RN ne passe pas"
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Publié 15/06/2024 à 12:38 GMT+2
L'attaquant de l'équipe de France Marcus Thuram s'est fermement opposé au Rassemblement National en conférence de presse ce samedi. C'est la première fois qu'un joueur des Bleus appelle clairement à se mobiliser contre un parti lors des élections législatives du 30 juin et 7 juillet prochain.
Thuram : "Il faut se battre au quotidien pour que le RN ne passe pas"
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Et la conférence de presse a basculé d'un coup. Ce samedi, à deux jours de l'entrée en lice de l'équipe de France dans l'Euro 2024 face à l'Autriche, Marcus Thuram a chamboulé la salle de presse et les questions qui lui ont été posées. Son replacement en pointe, son passage de témoin avec Olivier Giroud, son rôle défensif, tout était rélegué au second plan dès sa première réponse.
Comme la plupart de ses coéquipiers, l'attaquant de l'Inter a eu le droit à la question sur la situation politique en France et la montée de l'extrême-droite. Mais il n'a répondu comme aucun autre : "La situation est triste, elle est très grave, s'est-il attristé. J'ai appris ça après le match contre le Canada, on était tous choqué dans les vestiaires. C'est la triste réalité de notre société aujourd'hui. Il y a des messages qui sont véhiculés tous les jours à la télé pour aider ce parti à passer. Comme l'a dit Ousmane il faut aller voter. Et en tant que citoyen, il faut se battre pour que le RN ne passe pas et que cela ne se reproduise pas."
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Thuram sur l'"incroyable" Kanté : "J'ai l'impression qu'ils sont venus à trois à Clairefontaine"
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Pour la première fois depuis le début de la semaine, et la victoire du Rassemblement National aux élections européennes, un joueur de l'équipe de France a pris clairement position avant les élections législatives des 30 juin et 7 juillet prochain. Une déclaration qu'il juge naturelle : "Je comprends que certains joueurs viennent devant vous et disent simplement qu'il faut aller voter mais je pense que ce n'est pas assez, a-t-il poursuivi. Il faut expliquer comment on en est arrivé là, et la gravité de la situation."
Et Marcus Thuram est bien le fils de son père. Lilian Thuram a affirmé plusieurs fois son opposition au Front National, et il a transmis sa conscience politique à son fils : "Tout d'abord, mon père ne m'incite à rien faire à part être un garçon bien élevé. En grandissant avec lui et en ayant des conversations avec lui, je me sens responsable de tenir ce genre de discours." D'autant plus que Marcus Thuram vit en Italie, un pays où l'extrême droite a accédé au pouvoir.
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Mike Maignan quittant la pelouse lors de Milan-Udinese après avoir été victimes d'insultes racistes et de cris de singe
Crédit: Getty Images
"Je pense que c'est un problème en Italie aussi. On l'a vu avec Mike (Maignan) dans les stades. Ce n'est pas un problème pour moi personnellement parce que je suis un footballeur et que l'on me reconnaît, mais je sais que c'en est un pour des milliers de personnes noires en Italie donc ça en devient un pour moi." Le gardien de l'équipe de France avait en effet été victime d'insultes racistes et de cris de singes de la part de supporters de l'Udinese, et avait quitté le terrain en plein match.
Et ce genre d'évènement ne sont pas des faits isolés en Italie. Et malgré le silence de ses coéquipiers, Marcus Thuram est sûr que le vestiaire a pensé comme un seul homme face aux résultats des élections : "En équipe de France je n'ai aucun doute que tout le monde partage sa vision sur les choses. Ensuite nous sommes dans un pays libre, certains doit faire ce qu'il pense être juste. Je suis devant vous, et je vous dis les choses mais certains peuvent le penser et ne pas le dire."
L'attaquant de l'Inter de Milan a ainsi affirmé sa volonté de profiter de la tribune qui lui est offerte, en conférence de presse et sur les réseaux sociaux, pour dénoncer la montée de l'extrême-droite : "En tant qu'exemple, et je sais qu'il y a plein de gens qui me suivent sur les réseaux sociaux, je suis obligé de faire passer certains messages." La pomme n'est pas tombée loin de l'arbre.
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Faut-il s'inquiéter pour les éclopés des Bleus ?
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