La finale au crible

La finale au crible
Par Eurosport

Le 04/07/2004 à 11:10Mis à jour

La finale de l'Euro qui met aux prises le Portugal et la Grèce, dimanche, sera l'occasion d'assister à une véritable opposition de style. Si les Grecs devraient une nouvelle fois s'appuyer sur une défense de fer, c'est grâce à leur potentiel offensif que

LES GARDIENS : Match nul

LA DEFENSE : Grèce

C'est LE gros point fort de la formation grecque. Sans génie, les défenseurs hellènes ont en effet fait preuve d'une solidité à toute épreuve, concédant seulement cinq buts pour arriver en défense. Relégué sur le banc de la Roma, Trainos Dellas est le patron de la défense en sélection dans un rôle de libéro et a imposé son gabarit (1.97m) pour inscrire de la tête le but en argent face à la République tchèque. A ses côtés en défense centrale, Mihalis Kapsis (AEK Athènes) a su réduire au silence tous les attaquants qui se sont présentés face à lui et pas des moindres : Pauleta, Raul, Trezeguet ou Koller. Sur les côtés, Panagiotis Fyssas (Benfica) s'est contenté avec succés de ses taches défensives alors que Giourkos Seitaridis (Panathinaikos) a parfois pu être pris de vitesse, par Thierry Henry et Milan Baros notamment. Mais, chez les Grecs, c'est toute l'équipe qui défend selon les principes mis en place par Otto Rehhagel.

LE MILIEU : Portugal

C'est dans l'entre-jeu que le Portugal fait la différence. A la récupération, Costinho et Maniche ratissent tout ce qui passe. Dans un rôle moins défensif, Maniche confirme sa saison exceptionnelle avec Porto et postule au titre de meilleur joueur de l'Euro. Appelé de dernière minute, sa vitesse et sa qualité de frappe lui ont permis de trouver le chemin des filets à deux reprises, face à la Russie et aux Pays-Bas. Devant eux, Deco met sa maîtrise technique et sa vision du jeu au service de l'équipe. Le meneur de jeu a ainsi pris la place de Rui Costa. De son côté, Luis Figo est le seul "galactique" du tournoi à s'être montré à la hauteur. Le capitaine portugais, malgré sa bouderie face à l'Angleterre, a prouvé qu'il pouvait emmener son pays jusqu'au sommet.

L'ATTAQUE : Portugal

C'est là que le bas blesse. Arrivé avec une flatteuse réputation après avoir inscrit 18 buts avec le PSG, Pauleta n'a pas encore fait trembler les filets. Handicapé par une pubalgie, l'ancien Bordelais est l'une des rares déceptions portugaises. Heureusement, les Lusitaniens ont pu compter sur l'apport offensif sur les côtés de Figo et surtout Cristiano Ronaldo, capable de déstabiliser toutes les défenses grâce à sa qualité de dribble du haut de ses 19 ans. Avec Nuno Gomes, Scolari dispose également d'une option de rechange.

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