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Euro 2004

La finale au crible

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ParEurosport
04/07/2004 à 09:10

La finale de l'Euro qui met aux prises le Portugal et la Grèce, dimanche, sera l'occasion d'assister à une véritable opposition de style. Si les Grecs devraient une nouvelle fois s'appuyer sur une défense de fer, c'est grâce à leur potentiel offensif que

LES GARDIENS : Match nul

Dans les buts, Ricardo a gagné ses gallons de titualire. Héros du Portugal lors la séance des tirs au but face à l'Angleterre, stoppant la frappe de Darius Vassel avant d'inscrire le penalty de la victoire, il a pris confiance à l'image de son équipe et a faire taire les critiques après que Scolari l'ait préféré à Vitor Baia. Malgré un style peu académique, le gardien de Boavista sait rassurer sa défense. A 32 ans, Antonios Nikopolidis n'a pourtant rien à lui envier. Après avoir passer six mois sur le banc du Panathinaïkos suite à un différend avec ses dirigeants, le Grec a su rassurer coéquipiers et supporters, parfois avec l'aide de ses montants comme face aux Tchèques.

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LA DEFENSE : Grèce

C'est LE gros point fort de la formation grecque. Sans génie, les défenseurs hellènes ont en effet fait preuve d'une solidité à toute épreuve, concédant seulement cinq buts pour arriver en défense. Relégué sur le banc de la Roma, Trainos Dellas est le patron de la défense en sélection dans un rôle de libéro et a imposé son gabarit (1.97m) pour inscrire de la tête le but en argent face à la République tchèque. A ses côtés en défense centrale, Mihalis Kapsis (AEK Athènes) a su réduire au silence tous les attaquants qui se sont présentés face à lui et pas des moindres : Pauleta, Raul, Trezeguet ou Koller. Sur les côtés, Panagiotis Fyssas (Benfica) s'est contenté avec succés de ses taches défensives alors que Giourkos Seitaridis (Panathinaikos) a parfois pu être pris de vitesse, par Thierry Henry et Milan Baros notamment. Mais, chez les Grecs, c'est toute l'équipe qui défend selon les principes mis en place par Otto Rehhagel.

Luis Felipe Scolari a mis en place une défense qui ressemble beaucoup à celle du FC Porto, récent vainqueur de la Ligue des Champions. Seul Miguel, transfuge de Benfica, a su se faire une place à droite après la défaite face à la Grèce. Son pendant à gauche, Nuno Valente est titulaire depuis la Russie malgré son manque de vitesse. Le principal point fort des Portugais se trouve dans l'axe. Hormis un but contre-son-camp face aux Pays-Bas, Jorge Andrade a été impeccable et est le seul joueur de champ à avoir participé à l'intégralité des matches de l'Euro. Il est le parfait complément à Ricardo Carvalho, peut-être le meilleur de la compétition à son poste. Pas étonnant qu'il ait poussé Fernando Couto sur le banc et que le Real Madrid le suive de près.

LE MILIEU : Portugal

C'est dans l'entre-jeu que le Portugal fait la différence. A la récupération, Costinho et Maniche ratissent tout ce qui passe. Dans un rôle moins défensif, Maniche confirme sa saison exceptionnelle avec Porto et postule au titre de meilleur joueur de l'Euro. Appelé de dernière minute, sa vitesse et sa qualité de frappe lui ont permis de trouver le chemin des filets à deux reprises, face à la Russie et aux Pays-Bas. Devant eux, Deco met sa maîtrise technique et sa vision du jeu au service de l'équipe. Le meneur de jeu a ainsi pris la place de Rui Costa. De son côté, Luis Figo est le seul "galactique" du tournoi à s'être montré à la hauteur. Le capitaine portugais, malgré sa bouderie face à l'Angleterre, a prouvé qu'il pouvait emmener son pays jusqu'au sommet.

Au milieu, Rehhagel a confié les commandes à Theodoros Zagorakis. Le joueur de l'AEK Athènes est la grande révélation de l'équipe Grèce. Inépuisable dans son couloir droit, le capitaine est le leader naturel de son équipe et n'hésite pas à venir en soutien de ses attaquants, à l'image de sa passe décisive pour Charisteas face à la France. En raison de la suspension de l'Intériste Georgios Karagounis, c'est Stylianos Giannakopoulos (Bolton) qui sera chargé de l'animation offensive. Une tâche doit il s'était acquitté durant les deux premiers matches avant de se blesser au mollet. Enfin, Konstantinos Katsouranis (AEK Athènes) et Angelos Basinas (Panathinaikos) ont surtout pour rôle d'étouffer les meneurs de jeu adverses.

L'ATTAQUE : Portugal

C'est là que le bas blesse. Arrivé avec une flatteuse réputation après avoir inscrit 18 buts avec le PSG, Pauleta n'a pas encore fait trembler les filets. Handicapé par une pubalgie, l'ancien Bordelais est l'une des rares déceptions portugaises. Heureusement, les Lusitaniens ont pu compter sur l'apport offensif sur les côtés de Figo et surtout Cristiano Ronaldo, capable de déstabiliser toutes les défenses grâce à sa qualité de dribble du haut de ses 19 ans. Avec Nuno Gomes, Scolari dispose également d'une option de rechange.

Les attaquants grecs sont combatifs à défaut d'être redoutables. Remplaçant au Werder Brême, Angelos Charisteas est le meilleur buteur de son équipe avec seulement deux réalisations (face à l'Espagne et la France). Son jeu de tête, grâce à son 1m91, reste toutefois une menace permanente. L'attaquant de la Fiorentina, Zisis Vryzas, a pour tâche essentielle d'user les défenses adverses.

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