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Lille va à l'essentiel
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Publié 22/10/2010 à 07:27 GMT+2
Face au Levski Sofia (1-0), les Lillois ne veulent retenir que la victoire qui les relance en Ligue Europa. A part ça, ils savent qu'ils ont été laborieux. Mais Rudi Garcia et ses hommes espèrent pouvoir capitaliser sur ce succès acquis avec un LOSC remanié, notamment dimanche face à l'OM.
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Face au Levski Sofia, Lille a obtenu ce qu'il cherchait : la victoire (1-0). "Ni plus, ni moins", note Ludovic Obraniak. Grâce à ce succès, le LOSC s'empare de la deuxième place de son groupe derrière l'intouchable Sporting (9 points). Et c'est bien là, l'essentiel. "On avait qu'il fallait une victoire pour continuer à y croire dans cette League Europa. Avec une défaite, on était pratiquement éliminés. Là, on se replace dans la course", savoure Pierre-Alain Frau. Mais, pour le reste, il faudra repasser. Les joueurs ne s'en cachent pas, la manière n'était pas au rendez-vous. "Franchement, ça a été laborieux, avoue sans problème Obraniak. Surtout le dernier quart d'heure où on a eu du mal à ressortir le ballon, où ils nous ont mis la pression. On a manqué de lucidité pour pouvoir ressortir le ballon correctement et pour pouvoir leur poser des problèmes. Mais bon, il fallait absolument prendre des points pour remonter au classement dans la poule. Ca a été fait donc on ne peut vraiment retenir que ça".
Avec une équipe largement remaniée (Mavuba, Rami, Cabaye ou Gervinho sur le banc), les Nordistes ont affiché quelques approximations. "Les automatismes ont mis quelques minutes à se mettre en place", explique ainsi Obraniak au sujet de l'entame de match timide de ses coéquipiers. Mais c'est surtout le dernier quart d'heure, au cours duquel Lille a joué avec le feu et s'est mis en danger, qui soulève quelques inquiétudes. "Il y a des joueurs qui n'avaient pas joué depuis un moment qui ont pu s'exprimer. C'est peut-être pour ça que ça a été un peu dur physiquement à la fin. Ils manquaient de rythme. Ils ont laissé beaucoup de forces pour aller chercher ce premier but", explique Frau. Obraniak renchérit : "Ca n'est jamais facile pour ceux qui ont un peu moins de temps de jeu de répondre présent sur un match comme celui-là. D'autant plus que Sofia était une équipe difficile à jouer qui est restée devant sa surface et qui a joué en contre".
Garcia avait un "plan"
Loin de faire la fine bouche, Rudi Garcia semble plutôt content de son coup. Son turnover a parfaitement fonctionné et lui a apporté exactement ce qu'il cherchait, au-delà de la victoire. "Il y avait des jeunes dans l'équipe (Gueye, Vandam, ndlr). Ils ont amené de l'enthousiasme. Ceux qui sont rentrés mériteraient de rentrer et on répondu à mon attente". Car l'entraîneur avait un plan. "C'est la meilleure équipe qu'on pouvait aligner en termes d'envie. Parfois, il peut y avoir une certaine lassitude à aligner ceux qui jouent beaucoup. On a pu suivre le plan que je m'étais fixé à la différence près que je ne pensais pas que Pierrot (Pierre-Alain Frau) se blesserait", regrette-t-il toutefois. Le dernier quart d'heure ? "C'est normal qu'on ait perdu un peu en lucidité dans le dernier quart d'heure parce que, sur le plan physique, ces joueurs-là avaient besoin de temps de jeu. C'est aussi un point positif pour la suite de toutes les compétitions", rétorque-t-il.
La suite, c'est déjà la poursuite de l'aventure européenne. Relancés, les Lillois ne veulent pas s'arrêter en si bon chemin. Quatre points sur les trois dernières rencontres devraient suffire. "Maintenant, il va falloir gagner un match à l'extérieur pour se qualifier, note Frau. Ca tombe bien, le prochain match est à Sofia. On va s'attacher à prendre les trois points là-bas. Si on ne parvenait pas à le faire, il faudrait le faire chez le Sporting et ce serait une autre paire de manches". Mais, pour Obraniak, la confiance est au beau fixe avant de se rendre en Bulgarie dans quinze jours. "On est deuxièmes de la poule donc forcement on a toutes les cartes en main, assure-t-il. Maintenant, on peut aller là-bas de faire autre chose au niveau de la manière. Il faudra se méfier mais on reste assez confiants par rapport au potentiel de notre équipe. Par rapport à notre statut, on se doit de sortir de cette poule".
"Contre l'OM, on le paierait cher"
Mais l'échéance immédiate, c'est surtout la réception de l'OM, dimanche. La victoire face à Sofia a-t-elle une bonne préparation ? "Ca nous permet de bien travailler physiquement, estime Obraniak. Pour ceux qui ne jouent pas beaucoup, c'est l'occasion de se remettre à niveau physiquement. Ca a permis de reposer certains et de donner du temps de jeu à d'autres. Forcement, tout le monde sera concerné face à l'OM. Ca ne peut être que positif pour dimanche". Un facteur d'autant plus important que les Olympiens auront bénéficié de deux jours de repos supplémentaires. Pour autant, l'international polonais voit dans le dernier quart d'heure un signal d'alarme. Et il met en garde : "Ca peut arriver qu'on ait une baisse de régime. Heureusement pour nous, c'est arrivé sur un match comme celui là mais il ne faudrait pas que ça se reproduise contre une équipe comme Marseille car on sait qu'on paierait cher ce genre de mauvaise prestation". "Il y a ce dernier quart d'heure à gommer. Le reste, ça n'était pas si mal", positive-t-il néanmoins.
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