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Rennes, c'est cruel
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Publié 29/09/2011 à 18:30 GMT+2
Rennes s'est fait rejoindre dans les dernières minutes face à l'Atlético Madrid (1-1) en Ligue Europa. Rennes avait pourtant le match en main. Avec un point pris en deux rencontres, le bilan des Bretons est famélique.
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"Ce qu'il faut surtout, c'est ne pas avoir de regret." Raté. Rennes n'a pas su exaucer le voeu de Frédéric Antonetti et les Bretons sortent de leur rencontre face à l'Atlético Madrid frustrés. Il faut dire que la bande à Montano tenait enfin son match référence. Les Espagnols ont longtemps été asphyxiés par un collectif inspiré et efficace. Le coup de poignard de Juanfran (87e) n'en est que plus cruel. Rennes n'a donc pris qu'un point en deux rencontres au terme de deux matches que le SRFC a dominé. Mais les Bretons sont jeunes et inexpérimentés et ont encore beaucoup de progrès à faire dans la gestion des fins de match. Ce jeudi, ils l'ont payé cash. Comme face à l'Udinese (2-1), Nancy (1-1) ou face à Saint-Etienne dimanche (1-1). Résultat, Rennes n'a gagné qu'un seul de ses cinq derniers matches après avoir ouvert le score.
Pourtant, les hommes d'Antonetti méritaient mieux c'est certain. Si le technicien corse avait choisi de faire tourner son effectif et de laisser au repos M'Vila, Pitroipa ou Hadji entre autres, si sa défense devait se passer de nombreux titulaires (Mangane et Boye en tête), Rennes a longtemps dominé les débats. Les seconds couteaux du SRFC ont pris le relais à l'image de Doumbia, doublure de M'Vila, qui a longtemps empêché les Colchoneros de se montrer dangereux. Pour la première fois en sept rencontres de Ligue Europa, Falcao n'a pas marqué. Mandjeck, auteur d 'une prestation XXL, n'y est pas étranger.
Rennes laisse passer sa chance
D'abord disciplinés lors des 45 premières minutes, les Bretons ont sagement attendu leur heure, en deuxième période, pour accélérer le jeu et prendre les commandes par Montano (1-0, 56e). Sa frappe rendue flottante par le dos du défenseur madrilène Dominguez est venue concrétiser une montée en puissance certaine lors du premier quart d'heure du deuxième acte. Dans un stade de la Route de Lorient en fusion, les Rouge et Noir auraient pu corser l'addition par Féret (58e), Pitroipa (82e) ou Mandjeck (85) et s'assurer un premier match référence sur le Vieux Continent.
Cela n'a pas empêché le gardien breton Benoît Costil de sauver plusieurs fois les siens de l'égalisation, en particulier sur une frappe au ras du poteau de Salvio qu'il a dévié en corner d'un horizontal parfait (64e). Abandonné par sa défense, il n'a rien pu faire sur l'égalisation de Juanfran dans les derniers instants. Rennes laisse encore filer des points. Frédéric Antonetti n'a pas fini d'avoir des regrets.
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