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Le Portugal a changé
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Publié 10/11/2011 à 15:30 GMT+1
Deux ans après un premier barrage face à la Bosnie, c'est un autre Portugal qui joue sa présence à l'Euro 2012 (20h). Une Selecçao moins expérimentée mais plus cohérente avec ses talents et qui joue à nouveau en avançant. Et qui pourra, cette fois, compter sur Cristiano Ronaldo, Coentrao et Pepé.
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De l'eau a coulé sous les ponts depuis le barrage de 2009 entre les deux pays. Si la Bosnie a bien grandi, le Portugal, lui, s'est transformé. En fait, il a retrouvé de son naturel depuis l'arrivée de Paulo Bento en septembre 2010. Finies les forteresses érigées par Carlos Queiroz pendant son mandat avec des milieux ultra-défensifs*, des joueurs écartés de leurs postes de prédilection et des rencontres où la sensation d'impuissance d'une formation pourtant riche de talents se le disputait à une frustration évidente (cf Espagne-Portugal 1-0, en 8e de finale de la Coupe du monde). Sous Queiroz, la Selecçao ne jouait pas pour gagner mais plutôt pour ne pas perdre.
De ce projet de jeu défensif naissaient des critiques ouvertes de joueurs qui rechignaient à la tâche. Aujourd'hui, il n'en est rien. Cristiano Ronaldo, plus à l'aise avec un Bento qui vient de la maison verte (Sporting) comme lui, incarne désormais parfaitement sa fonction de capitaine et de buteur (5 en qualifications). Pepé n'est plus utilisé comme sentinelle* mais bien en défense centrale comme au Real Madrid. D'un bloc bas travaillant surtout pour le contre, les Portugais sont revenus à une tactique plus offensive, avec des joueurs portés vers l'avant, cherchant sans cesse à porter le ballon. Un visage qui correspond plus aux qualités des techniciens lusitaniens.
Enfin une défense-type
Les mauvaises langues diront que ce n'est peut-être pas le meilleur choix pour ce barrage. Des voix se sont d'ailleurs élevées au Portugal pour demander à Bento de muscler son entrejeu en Bosnie. Mais même si son équipe n'a pas été étincelante en qualification, le sélectionneur a décidé de ne rien changer pour ce double affrontement. Le Portugal a perdu en expérience? Les Deco (74 sélections), Simao (85), Ferreira (62), Tiago (58) ou encore Carvalho (75) sont partis? Et bien les autres en ont gagné à l'image de Coentrao au Real Madrid, Joao Moutinho à Porto et de Nani à Manchester United. Sans oublier CR7 qui, blessé, n'était pas présent pour le barrage de 2009.
L'autre bonne nouvelle pour Bento, c'est qu'il va enfin pouvoir aligner sa défense-type. Pepé et Coentrao n'étaient pas là face à l'Islande (5-3) et au Danemark (1-2). Ça s'est vu. En revanche, les Portugais devront composer avec un environnement hostile à Zenica et un terrain indigne qui ferait passer le champ de patates de Roumanie-France pour un billard. Les virtuoses devront donc ranger leurs gris-gris et privilégier le courage. Et c'est peut-être la meilleure solution pour éviter la suffisance que certaines formations lusitaniennes ont parfois affiché par le passé. Mais si chaque Portugais joue à son niveau, ce barrage est loin d'être infranchissable.
*L'équipe probable ce soir: Rui Patricio, Coentrao, Alves, Pepe, Joao Pereira - Mereiles, Moutinho, Veloso (ou Martins) - C. Ronaldo, Nani, Postiga (ou Almeida).
L'équipe battue par l'Espagne au Mondial: Eduardo - Coentrao, Alves, Carvalho, Ricardo Costa - Pepe, Tiago, Meireles - C.Ronaldo, Simao, Hugo Almeida
L'équipe face à la Bosnie (2009) : Eduardo - Duda, Alves, Carvalho, Paulo Ferreira - Pepe, Tiago (Deco au match retour), Meireles - Nani, Liedson, Simao.
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