Blanc n'aime pas les nuits bleues

Blanc n'aime pas les nuits bleues
Par Eurosport

Le 05/08/2010 à 17:19Mis à jour Le 05/08/2010 à 20:30

Que les joueurs ne traînent pas dans Paris après les matches mais regagnent directement leur club, tel est le souhait manifesté clairement par Laurent Blanc, jeudi, dans un des passages les plus étonnants de sa conférence de presse.

Même si la comparaison est facile, et même si les temps risquent de changer avec les premières défaites, il est incontestable que la presse a trouvé avec Laurent Blanc un "client" autrement plus conciliant que son prédécesseur. Jeudi, en présentant sa liste pour Norvège - France (11 août), le nouveau sélectionneur de l'équipe de France est allé si loin dans l'exposé de ses axes de travail qu'il a surpris son monde en adoptant un discours que ne renierait pas Guy Roux sur les heures libres de ses hommes. Après un match le mercredi soir au Stade de France, Blanc tient à ce que les joueurs soient repris en main par leurs clubs et n'aillent pas traîner en ville.

"Je trouve anormal que, lorsqu'il y a deux matches, après les rencontres, les joueurs s'évaporent dans Paris ou ailleurs. Même si j'en ai plutôt bien profité (étant joueur), et les événements récents ne me font pas changer d'avis, il est préférable que les joueurs soient récupérés de suite après le match plutôt que partir à 0h30 dans la nature avec des copains..." Cette faille, l'entraîneur cévenol avait tout fait pour la combler quand il était à Bordeaux. "Oui, cela engage quelques frais. Je l'avais demandé à mes dirigeants. On s'était regroupé avec Toulouse et cela s'était bien passé."

" Cela permet d'éviter des problèmes extra-sportifs "

Dans une deuxième allusion à l'affaire Zahia, après sa référence aux "événements récents", il a ajouté : "Cela permet d'éviter des problèmes extra-sportifs. Je ne me fais pas de souci pour les joueurs, qui ont les moyens de venir à Paris sans mon autorisation. Je sais que cette idée est partagée par les entraîneurs de club. J'aimerais que cela se fasse avec tout le monde, même les joueurs qui évoluent à l'étranger."

Blanc a profité de la conférence de presse pour affiner, justement, sa perception d'un travail mené en harmonie avec les employeurs des joueurs, à un autre moment-clef des soirées : après les matches joués en club par ses joueurs. "Dès qu'un membre du staff technique (des Bleus) ira voir un match, l'entraîneur en sera averti et j'aimerais que l'observateur puisse avoir un debriefing avec l'entraîneur (du club). Je trouve que ce qui se faisait avant était pas mal, mais bon... Un entraîneur est très sollicité après un match. Quand je voyais "Bogho" ou Martini à Bordeaux, c'était dans le paddock, deux minutes... Rien du tout. Rencontrer un observateur de l'équipe de France deux minutes dans un couloir, ce n'est pas une analyse complète. Moi, j'ai besoin d'informations sur les joueurs. Ce qui m'intéresse, c'est de le faire de manière professionnelle. Seuls les entraîneurs de club peuvent me donner ces informations. J'espère qu'ils se donneront les moyens d'avoir un quart d'heure pour cela. Voire un repas. Mais que cela se fasse de manière professionnelle."

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