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La FA Cup est plus qu’un objectif pour Arsenal : c’est la confirmation d’un renouveau
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Publié 30/05/2015 à 00:09 GMT+2
FA CUP - Samedi Arsenal tentera de glaner sa 12e Coupe d’Angleterre face à Hull City (18h30). La deuxième consécutive. Après neuf ans sans titre, le club londonien revient progressivement sur le devant de la scène. Avec l’envie d’aller encore plus loin.
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Une nouvelle fois, Arsenal va jouer sa saison sur un match. Troisièmes de Premier League, éliminés en huitième de finale de Ligue des champions et au troisième tour de la League Cup, les Gunners n’ont plus que la FA Cup pour espérer terminer la saison avec un trophée. Comme en 2013/2014. Sauf que cette année, les Londoniens n’ont plus la même pression. Et la finale de samedi (18h30) face à Aston Villa fait office de confirmation dans le processus de restructuration d’Arsenal après plusieurs années creuses.
L’année dernière, Arsenal a sauvé sa peau
9 ans. Les Gunners ont mis fin à 9 ans de disette en remportant la Coupe d’Angleterre la saison dernière face à Hull City (3-2). Un trophée tellement attendu dans le nord de Londres qu’il a été fêté comme un titre de champion par les supporters. "Maintenant que nous avons remporté un titre, on se sent encore plus en confiance. Nous allons attaquer la nouvelle saison et avec l'espoir de s'offrir un autre trophée", confiait Mathieu Flamini en début de saison. Les victoires amènent des victoires, l’adage est véridique dans le football. C’est ainsi que se sont construits les plus grands clubs. La victoire la saison dernière a permis à tout un club de renouer avec ce sentiment. Que l’on désire par-dessus tout retrouver ensuite.
Pendant trop longtemps, Arsenal se faisait piller ses joueurs au moment où ils devenaient des cadres du vestiaire de Highbury puis de l’Emirates. Depuis que le nouveau stade a été intégralement payé, Arsène Wenger ne se pose plus de questions : il a les moyens de conserver ses meilleurs éléments. Et même de se renforcer significativement. Avec 8 millions d’euros de bénéfice la saison dernière alors même qu’un joueur comme Özil a été acheté pour 50 millions, c’est la preuve de la santé financière des Gunners. Aujourd’hui, Aaron Ramsey, Jack Wilshere ou encore Théo Walcott sont devenus des patrons même si leur corps ne leur permet pas de traduire cette importance sur le terrain.
Confirmation de la restructuration
Cette finale de FA Cup est un signe que le projet d’Arsenal va dans le bon sens. Encore faut-il la gagner pour se donner encore plus de crédit. En Premier league, Arsenal n’a finalement pas été si loin d’aller inquiéter Chelsea. La constance et l’expérience ont manqué à cette équipe. Remporter un ou plusieurs trophées chaque saison est indispensable maintenant. Réapprendre à tout un club à haïr la défaire. Ce qu’Arsenal avait certainement oublié depuis plusieurs saisons. Se satisfaisant presque de son sort.
Pour qu’Arsène Wenger puisse dire qu’il avait raison, faut-il encore qu’il ne change pas d’objectif. Oui, il a l’argent pour faire venir de grands joueurs. Non, il n’en fera pas n’importe quoi et privilégiera toujours une solution interne à qualités équivalentes. C’est ainsi que Francis Coquelin ou Hector Bellerin se sont révélés cette saison. Il suffit juste maintenant de continuer à y ajouter des joueurs pouvant faire la différence par leur apport individuel pour avoir une équipe redoutable.
Avant de pouvoir enfin se battre en Premier League ?
La mise en route a été difficile cette saison en Premier League pour le club de Londres. L’année prochaine, les Gunners auront tout le loisir de se concentrer sur le championnat durant leur préparation estivale. Les hommes d’Arsène Wenger n’ont pas de tour préliminaire de Ligue des champions à disputer. Situation qu’ils n’ont connue qu’à une reprise sur les neuf dernières saisons. De quoi entamer les premières journées sans laisser des points en route.
Mesut Özil en 2013, Alexis Sanchez en 2014, qui en 2015 ? Depuis deux ans, les dirigeants anglais bâtissent une équipe sur un recrutement onéreux mais judicieux. Arsène Wenger et son staff ne font jamais les choses à court terme. Cette stratégie est réfléchie et voulue. Pour arriver à se montrer compétitif de nouveau en Premier League, dès la saison prochaine. "Si vous voulez m’entendre dire que j’aime Arturo Vidal, alors oui, j’aime Arturo Vidal", a lancé l’entraîneur français en conférence de presse il y a quelques jours. Un premier indice ?
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